LFDE nomme Anne-Sophie Girault pour son expansion internationale

LFDE

LFDE nomme Anne-Sophie Girault à la tête du développement international pour renforcer sa présence en Europe et au-delà. Avec 25 ans d’expérience, elle rejoint le Comité Exécutif. Cette nomination stratégique s’inscrit dans la dynamique d’expansion de LFDE, appuyée par l’expertise de LBP AM et une offre d’investissement élargie.

Une nomination stratégique pour soutenir l’ambition internationale de LFDE

La Financière de l’Échiquier (LFDE) annonce une étape majeure dans son développement : l’arrivée d’Anne-Sophie Girault au poste de Head of International Development. Elle a pris ses fonctions le 7 avril 2025 et rejoint par la même occasion le Comité Exécutif.

Avec plus de 25 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, Anne-Sophie Girault est chargée de piloter l’expansion européenne de LFDE et d’en structurer la stratégie à l’international.

Un cap clair : renforcer le rayonnement de LFDE en Europe et au-delà

Cette nomination s’inscrit dans la continuité de la transformation initiée après l’intégration de LFDE au sein de LBP AM et l’absorption de Tocqueville Finance. Aujourd’hui, avec plus de 26 milliards d’euros d’encours sous gestion, LFDE consolide sa position sur les marchés clés et s’ouvre à de nouveaux territoires.

Grâce aux synergies avec LBP AM, LFDE dispose désormais d’une offre étendue, mêlant :

  • gestion de conviction (actions, multi-actifs, crédit, convertibles),
  • solutions sur les actifs non cotés (dette infrastructure, corporate, immobilière, private equity).

Ce portefeuille diversifié répond aux exigences croissantes des investisseurs internationaux.

Une experte reconnue pour accompagner la croissance de LFDE

Anne-Sophie Girault apporte une solide expérience des marchés européens et un leadership éprouvé. Avant de rejoindre LFDE, elle occupait le poste de Managing Director – Head of Continental Europe chez RBC BlueBay Asset Management, où elle dirigeait les activités commerciales pour la région, représentant plus de 30 milliards de dollars sous gestion.

Son parcours inclut également des rôles clés chez Aviva Investors, Fidelity International et ABN AMRO AM. Elle a dirigé des équipes pluridisciplinaires et piloté des stratégies à grande échelle dans des environnements concurrentiels.

Une ambition affirmée par la direction

Olivier de Berranger, Directeur Général de LFDE, souligne l’importance de cette nomination :

« En créant ce poste stratégique et en le confiant à Anne-Sophie, nous affirmons notre volonté de renforcer notre présence en Europe. Son expertise sera un levier fort de développement. »

Vincent Cornet, Directeur Général Délégué en charge du développement, partage cet objectif :

« LFDE a l’ambition de devenir un acteur de référence en gestion d’actifs en Europe. L’arrivée d’Anne-Sophie accélère clairement cette trajectoire. »

Un projet porté par l’innovation et la conquête

Pour Anne-Sophie Girault, ce nouveau rôle est une opportunité enthousiasmante :

« La dynamique actuelle de LFDE, entre ancrage historique et vision internationale, crée un contexte propice à l’innovation. Je suis ravie de rejoindre cette aventure. »

Découvrez aussi : Konica Minolta primé pour son engagement climatique

La crise silencieuse des fonds Qualité et Croissance

fonds Qualité et Croissance

Pendant de nombreuses années, les stratégies d’investissement axées sur la qualité et la croissance ont été saluées comme des approches robustes pour naviguer dans les complexités des marchés émergents. En combinant la recherche d’entreprises financièrement saines avec un potentiel de croissance élevé, elles promettaient stabilité et rendement à long terme. Pourtant, la dernière demi-décennie a sérieusement remis en question leur efficacité. Morningstar a récemment publié une analyse révélant l’ampleur du revers subi par ces stratégies. Dans un environnement macroéconomique et géopolitique particulièrement hostile. Cet article revient en profondeur sur les causes de ce déclin, ses conséquences, et les perspectives d’avenir.

La fin d’une époque dorée pour les marchés émergents

Autrefois perçus comme des moteurs de croissance pour les portefeuilles mondiaux, les marchés émergents ont perdu de leur éclat. Depuis cinq ans, ces marchés ont nettement sous-performé par rapport aux marchés développés. Plusieurs facteurs structurels et conjoncturels expliquent ce repli. La montée du dollar américain, des politiques monétaires plus restrictives, des tensions commerciales. Mais surtout un ralentissement économique marqué en Chine. Ce cocktail d’obstacles a érodé la compétitivité des actions émergentes, rendant leur performance bien moins attractive qu’auparavant.

Une stratégie croissance déstabilisée

Les fonds orientés vers la croissance, qui privilégient les entreprises affichant un fort potentiel d’expansion des bénéfices, ont été durement touchés. Contrairement aux marchés développés où les valeurs de croissance ont su résister malgré les soubresauts. Les stratégies de croissance dans les marchés émergents ont enregistré un effondrement durable. Cette sous-performance s’est avérée particulièrement marquée pour les fonds combinant critères de croissance et de qualité. Malgré leur réputation d’être mieux armés face à la volatilité.

La Chine, cœur du problème

La Chine, qui représente une part significative des indices des marchés émergents, a été au centre de cette déconvenue. Son ralentissement économique, les interventions réglementaires renforcées. Et la crise persistante du secteur immobilier ont tiré l’ensemble des marchés émergents vers le bas. Même les fonds ayant adopté une posture prudente vis-à-vis de la Chine n’ont pu échapper à l’impact de mauvaises sélections d’actifs. Pendant que des marchés comme l’Inde ou Taïwan affichaient des performances solides, la Chine pesait lourdement sur les résultats globaux.

Quand croissance ne rime plus avec qualité

La promesse de croissance régulière des bénéfices. Pilier de l’investissement Qualité et Croissance — s’est heurtée à la réalité d’une contraction des valorisations et à des résultats décevants. Notamment en Chine. Les fonds qui misaient sur les géants de la tech et de la consommation chinoise. Réputés pour leur forte rentabilité et leur faible endettement. Ont été pénalisés par des politiques de répression réglementaire et une reprise post-pandémique en demi-teinte. En parallèle, des entreprises d’État ou des valeurs à rendement élevé, longtemps boudées pour leur faible gouvernance, ont paradoxalement surperformé.

Une hémorragie de capitaux sans précédent

L’impact sur la confiance des investisseurs a été majeur : plus de 20 milliards de dollars de sorties nettes ont été enregistrés sur ces fonds en cinq ans. Ce désamour a entraîné une vague de fermetures de fonds et une perte de part de marché significative dans la catégorie des actions des marchés émergents. Même les stratégies les plus emblématiques ont vu leur encours chuter et leurs équipes internes fragilisées.

Résilience, sélectivité et diversification : les nouveaux mots d’ordre

Malgré cette tempête, certaines stratégies ont démontré une certaine capacité de résistance, notamment grâce à une sélection rigoureuse des titres et une construction de portefeuille disciplinée. Toutefois, pour qu’un redressement plus large s’opère, une amélioration tangible des fondamentaux, notamment en Chine, reste indispensable. En attendant, la prudence est de mise : les gérants s’orientent désormais vers des sociétés à croissance plus défensive, dotées d’un meilleur niveau de prévisibilité des bénéfices. Dans ce contexte incertain, la diversification des styles d’investissement s’impose comme la meilleure protection contre les aléas des marchés émergents.

Le modèle Qualité et Croissance

Le modèle Qualité et Croissance, autrefois star des marchés émergents, traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire. La combinaison d’un contexte économique défavorable, de dynamiques géopolitiques complexes et de chocs spécifiques à la Chine a mis en lumière ses vulnérabilités. Mais ce revers ne sonne pas nécessairement le glas de cette approche. Avec davantage de rigueur, de sélectivité et de diversification, les investisseurs peuvent encore tirer parti des opportunités qu’offrent les marchés émergents… à condition de savoir naviguer entre les tempêtes.

À lire aussi : Le développement durable, levier d’influence des marques européennes en 2025

Konica Minolta primé pour son engagement climatique

Konica Minolta

Konica Minolta rejoint la « Climate A List 2024 » du CDP

Le 14 avril 2025, Konica Minolta a été sélectionné pour figurer dans la « Climate A List 2024 » du CDP. Cette distinction vient saluer les efforts constants de l’entreprise dans la lutte contre le changement climatique. C’est la huitième fois que Konica Minolta reçoit cette reconnaissance.

Une reconnaissance mondiale pour ses actions environnementales

Le CDP, organisation internationale à but non lucratif, évalue chaque année des milliers d’entreprises à travers le monde. Son objectif : mesurer leur transparence et leur impact environnemental. En 2024, seules les entreprises les plus engagées ont rejoint cette liste. Konica Minolta fait partie des rares acteurs sélectionnés parmi les entreprises de 130 pays, représentant deux tiers de la capitalisation boursière mondiale.

L’entreprise a été distinguée pour ses résultats concrets : réduction des émissions, politique ambitieuse en faveur du climat et forte transparence dans la communication de ses actions.

Une stratégie claire vers la neutralité carbone

Konica Minolta s’est fixé un cap ambitieux : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cela inclut l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre (Scopes 1, 2 et 3). L’objectif est aligné avec les standards scientifiques de la SBTi (Science Based Targets initiative).

Pour y parvenir, l’entreprise agit à tous les niveaux de sa chaîne de valeur. Elle mise sur l’innovation, l’amélioration continue et la collaboration avec ses partenaires.

Des évaluations ESG qui confirment son leadership

Au-delà de la Climate A List, Konica Minolta est régulièrement récompensée pour sa démarche RSE et ses engagements ESG (Environnement, Social, Gouvernance). L’entreprise figure dans plusieurs indices internationaux :

  • CDP Climate A List : sélection depuis 2013 à plusieurs reprises
  • FTSE4Good Index : présent sans interruption depuis 2003
  • FTSE Blossom Japan et Sector Relative : inclus depuis leur création
  • MSCI Japan ESG Indexes : sélection continue depuis 2017
  • Dow Jones Sustainability Index – Asie-Pacifique : intégré depuis 2009
  • S&P Global Sustainability Yearbook : présent chaque année depuis 2011
  • Corporate Knights : dans le top 100 mondial des entreprises durables
  • ISS ESG : note Prime maintenue depuis 2011
  • Asia-Pacific Climate Leaders : reconnu en 2024
  • CDP Supplier Engagement Leader : plusieurs reconnaissances entre 2016 et 2023

Une politique climat alignée avec les attentes globales

Cette reconnaissance illustre une stratégie cohérente et durable. Konica Minolta ne se contente pas de fixer des objectifs : elle agit. Son approche repose sur des engagements mesurables, une communication claire et une volonté forte d’impact positif sur la société.

À lire aussi : SNCF Energie sécurise 20 ans d’électricité verte avec JPee

InvESS Île-de-France : un nouvel élan

Le dispositif InvESS Île-de-France, lancé en 2024, connaît une évolution majeure avec la création du fonds InvESS Île-de-France Développement. Destiné à renforcer les fonds propres des structures ESS et des entreprises à impact. Face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux contemporains, la Région Île-de-France poursuit sa transformation. En renforçant sa stratégie de soutien à l’économie sociale et solidaire (ESS). Cette initiative incarne l’ambition régionale : faire de l’Île-de-France un véritable moteur de la transition sociale et écologique.

Une double offre d’investissement pour répondre aux besoins de l’ESS à tous les stades

Afin de structurer efficacement le financement des structures à impact. La Région met en œuvre deux fonds complémentaires, chacun adapté à une phase clé du développement entrepreneurial.

InvESS Île-de-France Développement : pour les structures matures

Ce fonds de capital-développement, visant une taille de 25 millions d’euros (dont 7 millions apportés par la Région), est pensé pour accompagner une vingtaine de structures plus avancées dans leur croissance. Il s’appuie sur des partenaires solides comme Esfin Gestion, le Crédit Coopératif, la Banque des Territoires et Revital’Emploi. Héritier du précédent fonds historique de la Région, ce nouveau véhicule financier adapte son positionnement aux réalités du terrain : il vise à accélérer l’expansion des entreprises ESS matures en renforçant leur haut de bilan.

InvESS Île-de-France Amorçage : un tremplin pour les projets émergents

Lancé en avril 2024, ce fonds régional, géré par INCO Ventures, est le premier à cibler exclusivement les phases d’amorçage des structures de l’ESS. Il bénéficie du soutien de partenaires publics et privés : la Région Île-de-France, Abeille Assurances, INCO Ventures et Revital’Emploi. L’objectif : détecter et propulser les jeunes initiatives à fort potentiel social et environnemental, dès leurs premières étapes stratégiques.

Des premiers résultats concrets pour InvESS Amorçage

À peine un an après son lancement, InvESS Amorçage affiche un bilan très prometteur. Près de 350 dossiers de financement ont été reçus, preuve d’un véritable foisonnement d’initiatives innovantes sur le territoire.

Des exemples d’entreprises soutenues

  • Ethi’Kdo, une coopérative à l’origine de la première carte cadeau multi-enseignes éthique et solidaire.
  • Making Waves, une association créatrice de studios radio portables visant à renforcer le lien social par le média.

Deux autres investissements sont en cours de finalisation, et le spectre des projets accompagnés couvre des thématiques clés : consommation responsable, éducation, inclusion sociale et bien-vieillir.

Un événement fédérateur pour impulser une dynamique collective

Le 9 avril 2025, la Région Île-de-France a officialisé le lancement du fonds InvESS Développement lors d’un événement rassemblant l’ensemble des acteurs de l’écosystème ESS francilien. Cette rencontre a permis de mettre en lumière les premiers résultats du fonds Amorçage et de consolider l’élan collectif autour de l’investissement à impact.

Des partenaires engagés autour d’une même vision

  • Sylvie Mariaud, vice-présidente de la Région en charge de l’ESS, a souligné l’importance d’avoir deux outils d’investissement différenciés mais complémentaires pour accompagner les structures tout au long de leur croissance.
  • Pascal Pouyet (Crédit Coopératif) a réaffirmé l’engagement du secteur bancaire coopératif pour une économie plus juste et durable.
  • Richard Curnier (Banque des Territoires) a salué une initiative essentielle pour consolider l’innovation responsable en Île-de-France.
  • Pierre Rispoli (Esfin Gestion) a insisté sur l’importance de critères de gouvernance et de partage de la valeur pour sélectionner les projets soutenus.
  • Nicolas Hazard (INCO) a évoqué la diversité et la richesse des projets identifiés, renforçant ainsi la pertinence du fonds Amorçage.
  • Thomas Rivron (Abeille Assurances) a rappelé que l’investissement à impact constitue désormais un axe stratégique majeur pour son groupe.

L’Île-de-France, un territoire d’innovation sociale de premier plan

Avec cette nouvelle étape, la Région confirme son rôle de chef de file national de l’investissement à impact. Forte de son statut de première région économique européenne et de ses 12 millions d’habitants, elle concentre également 40 % de la recherche française.

Depuis 2022, sa stratégie ESS 2022–2028 a permis de soutenir plus de 1 200 structures via des dispositifs innovants : aides Up, Accélérateur ESS, France Active Emergence…

L’objectif ? Créer une plateforme d’excellence où le développement économique s’articule pleinement avec l’impact social et environnemental.

Un levier pour transformer l’économie francilienne

À travers InvESS Île-de-France et ses deux piliers – Développement et Amorçage – la Région déploie une stratégie ambitieuse, cohérente et pérenne pour faire émerger une nouvelle génération d’entreprises responsables. L’innovation sociale et solidaire devient un moteur à part entière du développement régional, capable de conjuguer inclusion, durabilité et performance.

La dynamique est lancée. Et elle ne fait que commencer.

À lire aussi : Nordea Asset Management : étape dans l’investissement durable

SNCF Energie sécurise 20 ans d’électricité verte avec JPee

sncf energie

SNCF Energie signe un contrat de 20 ans avec JP Energie Environnement pour sécuriser 32,4 GWh d’électricité solaire par an. Ce partenariat renforce la transition énergétique de SNCF Voyageurs, stabilise ses coûts, réduit son empreinte carbone et soutient l’objectif de 20 % d’énergie verte via des contrats PPA d’ici 2028.

Un contrat à long terme pour une électricité renouvelable stable

Le 1er avril 2025, SNCF Energie et JP Energie Environnement ont signé un accord d’achat direct d’électricité renouvelable, aussi appelé Corporate PPA. Ce contrat, qui s’étend sur 20 ans, garantit à SNCF Voyageurs un approvisionnement en électricité verte, avec environ 32,4 GWh fournis chaque année.

Cette énergie provient de la centrale photovoltaïque de la Brande des Grands Cours, située à Arpheuilles, dans le département du Cher. Sa construction a démarré en 2023, et sa mise en service date de septembre 2024.

Un choix stratégique contre la volatilité des prix

Grâce à cet accord, SNCF Voyageurs réduit son exposition aux fluctuations du marché de l’électricité. Ce choix sécurise ses coûts d’approvisionnement sur le long terme. En parallèle, l’entreprise limite son empreinte carbone, avec 1 105 tonnes de CO2eq évitées chaque année.

Ce contrat s’inscrit dans une logique claire : stabiliser les dépenses énergétiques tout en soutenant activement la transition écologique.

Une production équivalente aux besoins de deux lignes TER

Avec une puissance installée de 27 mégawatts, la centrale alimente le réseau avec environ 32,4 GWh par an. Cette production couvre l’équivalent de la consommation annuelle des trains TER entre Paris et Bourges, ainsi que Paris et Orléans.

Ce projet montre concrètement comment les énergies renouvelables peuvent répondre aux besoins du transport ferroviaire, tout en réduisant l’impact environnemental.

JPee, un acteur engagé dans la transition énergétique

Depuis 2004, JP Energie Environnement développe des projets d’énergie verte sur le territoire français. Ce nouveau CPPA, le sixième depuis 2023, illustre sa capacité à proposer des solutions durables aux entreprises.

Ce partenariat avec SNCF Energie permet de sécuriser les revenus liés à l’exploitation de la centrale, tout en assurant sa rentabilité sur le long terme.

SNCF Voyageurs : une ambition écologique affirmée

Déjà reconnu comme l’un des acteurs les moins polluants du secteur des transports en France, SNCF Voyageurs poursuit ses engagements climatiques. Son objectif est clair : atteindre entre 40 et 50 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité d’ici 2026. Une part de 20 % proviendra spécifiquement de contrats Corporate PPA.

Pour atteindre cette cible, sa filiale SNCF Energie pilote depuis 2018 une stratégie dédiée. À ce jour, plus de 740 GWh ont été sécurisés par contrat. L’objectif final est d’atteindre 1 100 GWh de production verte via CPPA d’ici 2027-2028, soit 20 % de ses besoins en traction ferroviaire.

Une réponse concrète aux attentes des territoires

Ces engagements répondent aussi aux demandes croissantes des Autorités Organisatrices de la Mobilité, qui intègrent de plus en plus des critères écologiques dans leurs appels d’offres.

En s’associant à JPee, SNCF confirme sa volonté de développer des partenariats locaux, durables et vertueux, à la fois pour l’environnement et pour les territoires.

Des dirigeants engagés

Richard Fécamp, directeur général de SNCF Energie, souligne :
« Ce contrat illustre notre volonté de contribuer à l’essor des énergies renouvelables en France, tout en ancrant notre action dans les territoires. »

Xavier Nass, président de JPee, ajoute :
« Cet accord reflète notre engagement à soutenir les entreprises dans leur transformation énergétique, avec agilité et ambition. »

À propos de SNCF Voyageurs

SNCF Voyageurs est la branche du groupe SNCF dédiée au transport ferroviaire de passagers. Elle propose des solutions de mobilité adaptées aux besoins du quotidien et aux trajets longue distance. L’entreprise opère à travers des marques comme Transilien, TER, TGV-Intercités, OUIGO ou encore Eurostar Group.

Chaque jour, près de 5 millions de personnes empruntent ses trains. 100 % publique, SNCF Voyageurs appartient intégralement au groupe SNCF.

Découvrez aussi : Les investisseurs tournent le dos aux actions américaines

Nordea Asset Management : étape dans l’investissement durable

Nordea Asset Management

Face à une régulation européenne de plus en plus rigoureuse en matière de finance durable. Nordea Asset Management (NAM) réaffirme son positionnement de pionnier de l’investissement responsable. L’adoption récente des nouvelles recommandations de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) marque une étape stratégique pour le gestionnaire d’actifs. En adaptant la dénomination de 17 de ses fonds et en confirmant l’orientation durable de ses portefeuilles. NAM démontre son engagement à long terme envers des pratiques transparentes, alignées sur les attentes des investisseurs comme des régulateurs.

Nordea Asset Management : une conformité proactive avec les standards de l’ESMA

L’ESMA a récemment redéfini les critères d’usage des termes liés à l’investissement responsable, classant les expressions ESG en six catégories. Durabilité, Impact, Environnement, Transition, Social et Gouvernance. Pour éviter les dérives de “greenwashing”, les fonds souhaitant utiliser ces termes dans leur nom doivent désormais répondre à des exigences strictes en matière d’allocation et de méthodologie.

Nordea Asset Management a réagi sans attendre. Dix-sept de ses fonds de la gamme Nordea 1 SICAV ont conservé ou intégré le terme “Sustainable” dans leur nom, reflétant une allocation minimale de 50 % en investissements durables. Tout en respectant les exclusions définies par les indices alignés sur l’Accord de Paris. Cette adaptation, somme toute limitée, témoigne d’un alignement déjà fort des pratiques de NAM avec les critères réglementaires les plus avancés.

La gamme ESG STARS : un pilier historique de la stratégie durable

Lancée en 2011, la gamme ESG STARS de NAM incarne l’ADN durable du groupe. Ces fonds, répartis entre stratégies actions et obligations. Appliquent une approche intégrée d’analyse ESG (environnement, social, gouvernance) et de sélection active. Dans le cadre des nouvelles exigences de l’ESMA, les 13 fonds de cette gamme arboreront désormais officiellement le qualificatif “Sustainable” dans leur nom.

La gamme ESG STARS ne se limite pas à cocher les cases de la conformité réglementaire. Elle a été pensée pour offrir une performance compétitive. Tout en ciblant des entreprises qui adoptent des pratiques responsables, anticipant les grands enjeux environnementaux et sociaux à venir. Elle reste le cœur de l’offre durable de Nordea.

Des solutions diversifiées pour répondre à toutes les sensibilités ESG

Au-delà des fonds STARS, NAM élargit son spectre d’offres durables en intégrant des fonds à thématiques spécifiques ou à forte valeur d’impact. On retrouve ainsi :

  • Le Nordea 1 – Global Climate Transition Engagement Fund, en approche climat et dialogue actionnarial, lancé en 2022.
  • Le Nordea 1 – European High Yield Sustainable Stars Bond Fund. Qui vient de franchir la barre symbolique de 1,5 milliard d’euros d’actifs sous gestion.
  • Le Nordea 1 – Global Impact Fund, plusieurs fois récompensé pour sa capacité à générer des impacts mesurables sur des enjeux sociétaux majeurs.

Ces solutions s’inscrivent pleinement dans les catégories définies par l’ESMA. Et permettent à NAM d’adresser les attentes d’un public varié. Allant de l’investisseur institutionnel à l’épargnant particulier soucieux du sens donné à son placement.

Nordea Asset Management et l’engagement ESG enraciné dans l’histoire de l’entreprise

Nordea Asset Management n’a pas attendu les récentes réglementations pour intégrer la durabilité dans son modèle. Avec plus de 30 ans d’expérience dans l’investissement responsable. NAM se positionne comme un acteur de référence sur la scène européenne et internationale. Depuis la création de sa propre équipe d’investissement responsable en 2009. NAM a su structurer une démarche ESG robuste, combinant recherche propriétaire, partenariats exclusifs, et dialogue actif avec les entreprises.

Cette approche se reflète dans son modèle de gestion “multi-boutique”, qui allie expertise interne et contributions de partenaires spécialisés, favorisant innovation, spécialisation et performance à long terme. NAM couvre aujourd’hui toutes les classes d’actifs – actions, obligations, multi-actifs – avec une offre ESG adaptée à toutes les zones géographiques, des marchés européens aux émergents.

Une réponse forte à la transformation du paysage financier

L’intégration des nouvelles lignes directrices de l’ESMA par Nordea Asset Management ne se limite pas à un exercice de conformité : elle traduit une conviction forte, celle que la finance durable n’est pas une tendance passagère, mais une évolution structurelle. En renforçant la lisibilité et la cohérence de son offre ESG, NAM conforte son rôle de leader dans l’accompagnement des investisseurs vers des solutions responsables, transparentes et performantes.

À lire aussi : Bayrou et une montagne de dettes mais c’est vous qui devez grimper

Les investisseurs tournent le dos aux actions américaines

actions américaines

Actions américaines : depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les marchés financiers observent un bouleversement notable dans le comportement des investisseurs. Alors que les ETF (fonds indiciels cotés) d’actions américaines faisaient historiquement figure de valeur refuge pour les épargnants européens, une tendance inverse s’affirme avec force depuis l’annonce choc de nouveaux droits de douane américains le 2 avril. Les sorties nettes de capitaux enregistrées sur ces produits dépassent désormais celles observées durant le krach du COVID-19. Cette réallocation massive des flux souligne l’impact de l’instabilité géopolitique sur les choix d’investissement.

Une réaction immédiate aux nouvelles tensions commerciales

Le 2 avril 2025, Donald Trump annonçait une série de nouveaux droits de douane radicaux, s’inscrivant dans une stratégie assumée de démondialisation. Cette décision a provoqué une onde de choc sur les marchés financiers, en particulier parmi les investisseurs européens détenant des ETF exposés aux actions américaines. En réaction directe, ces produits ont connu des sorties nettes de 4,8 milliards d’euros, un chiffre supérieur à celui du premier trimestre 2020, marqué par le krach boursier lié à la pandémie (-4,3 milliards d’euros).

Ces flux négatifs témoignent de la sensibilité extrême des marchés aux décisions politiques américaines, notamment celles qui remettent en question la fluidité des échanges internationaux. La volatilité accrue, l’incertitude sur les bénéfices futurs des entreprises américaines et la peur d’un ralentissement économique global poussent les investisseurs à se détourner de Wall Street.

Un mouvement de fond amorcé dès le retour de Trump au pouvoir

Si la chute des ETF américains a été amplifiée par l’annonce des tarifs douaniers, elle ne constitue pas un phénomène isolé. Selon Kenneth Lamont, analyste chez Morningstar, ce désengagement est le prolongement d’un retournement de tendance observé depuis janvier 2025. En effet, au premier trimestre de l’année, les ETF européens ont attiré 24,4 milliards d’euros de nouveaux capitaux, contre seulement 8,2 milliards pour leurs homologues américains.

Ce basculement met fin à une domination quasi ininterrompue des produits indexés sur le marché américain depuis plusieurs années. Sur les cinq dernières années, les ETF européens n’avaient surpassé les ETF américains en termes de collecte que lors de deux trimestres. Le changement actuel traduit une méfiance croissante vis-à-vis de la politique économique des États-Unis et une volonté de diversification des portefeuilles.

Reconfiguration des portefeuilles : cap sur l’Europe et les marchés émergents

En parallèle à la fuite des capitaux hors des actions américaines, on assiste à une réallocation significative vers d’autres zones géographiques. Les ETF d’actions européennes ont profité de cette dynamique avec des souscriptions nettes de 1,85 milliard d’euros rien qu’après l’annonce du 2 avril. Les marchés émergents et les fonds mondiaux ont également bénéficié de cette redistribution des flux.

Cette réorientation géographique des investissements s’inscrit dans une logique de recherche de stabilité, de croissance et de diversification. L’Europe, perçue comme moins sujette à des politiques protectionnistes brutales, apparaît comme une alternative crédible. De leur côté, les marchés émergents attirent les investisseurs en quête de rendement, dans un contexte de taux d’intérêt toujours modérés.

Des turbulences aussi sur le marché obligataire

Le choc n’a pas épargné le segment obligataire. Depuis début avril, les ETF obligataires – qu’ils soient américains, européens, mondiaux ou émergents – subissent également des décollectes. C’est la première fois depuis la fin 2016, après la première élection de Trump, qu’un retrait aussi généralisé est observé sur les fonds indiciels obligataires cotés.

Cette réaction s’explique par une double crainte : une reprise de l’inflation, alimentée par la hausse des tarifs douaniers, et un ralentissement potentiel de l’économie mondiale. Les investisseurs, en manque de visibilité, préfèrent sortir temporairement des obligations cotées, quitte à conserver leurs liquidités en attente de nouvelles orientations économiques plus claires.

Une redistribution des cartes qui interroge le marché des actions américaines

La volte-face des investisseurs vis-à-vis des ETF américains révèle une défiance croissante envers l’environnement économique et politique des États-Unis. Alors que l’ère Trump II s’installe, la promesse d’un « America First » semble peser lourdement sur les marchés. À l’inverse, l’Europe et les marchés émergents gagnent en attractivité, bénéficiant d’un climat jugé plus prévisible.

Cette reconfiguration des flux d’investissement interroge sur la résilience du leadership économique américain et invite les investisseurs à repenser leurs stratégies d’allocation d’actifs dans un monde de plus en plus instable.

À lire aussi : Bayrou et une montagne de dettes mais c’est vous qui devez grimper

Le développement durable, levier d’influence des marques européennes en 2025

développement durable

Le développement durable, levier d’influence des marques européennes en 2025

Le développement durable : indice d’influence pas comme les autres

L’édition 2025 du Brand Influence Index – Europe, publiée par Onclusive, ne mesure pas la performance économique des entreprises, mais leur capacité à influencer positivement l’opinion publique via les médias et les réseaux sociaux.
L’influence des marques est ici évaluée selon trois critères :

  • Global Media Influence Score : score global basé sur la visibilité médiatique, les mentions du CEO, le reach, le ton et la diversité des sources.
  • DEI Media Score : mesure de l’efficacité de la communication sur les sujets de diversité, équité et inclusion (DEI).
  • Sustainability Media Score : score spécifique à la communication autour du développement durable.

L’objectif de l’étude n’est pas de noter les politiques ESG en elles-mêmes, mais l’impact de leur communication sur la perception publique.

Focus sur le développement durable : des marques qui marquent

En 2025, plusieurs marques européennes se démarquent par une communication efficace et structurée autour de leurs engagements environnementaux. Voici le Top 10 des marques ayant les meilleurs Sustainability Media Scores :

 RangMarqueSustainability Media Score
1Prada89
2Telefónica84
3Bosch81
4Zara81
5SAP78
6T-Mobile73
6 exBurberry73
6 exMartini73
6 exGucci73
10AXA72

Ces entreprises ont su faire entendre leurs actions concrètes : neutralité carbone, recyclage, économie circulaire, innovation verte, etc. Elles incarnent une nouvelle approche de la communication environnementale, plus accessible, plus transparente, et surtout plus cohérente avec les attentes du public.

Trois cas exemplaires de développement durable

  • Bosch : leader européen sur le développement durable (81/100), avec une stratégie “Sustainability 2025” basée sur la neutralité carbone, l’efficacité énergétique et l’IA au service de l’environnement.
  • Telefónica : géant des télécoms classé parmi les 10 entreprises les plus durables au monde, grâce à ses obligations vertes et ses solutions numériques permettant d’éviter 13 millions de tonnes de CO₂ chez ses clients.
  • Prada : n°1 du classement avec un score de 89, grâce à une approche holistique : matériaux durables, transparence de la chaîne d’approvisionnement, et participation active au Fashion Pact.

Des leaders… et des traînards

Certaines marques, bien que puissantes, restent très mal perçues dans leur communication sur la durabilité :

MarqueSustainability Score
HSBC8
BP9
TotalEnergies13
Shell16

Malgré leurs engagements, elles subissent une perception négative liée à un manque de cohérence entre discours et actions, ou à des reculs visibles (investissements fossiles, objectifs repoussés…).

Et les marques françaises dans le développement durable ?

Quelques marques françaises figurent parmi les plus influentes d’Europe. Voici leur positionnement en matière de développement durable :

MarqueSustainability Score
AXA72
Hermès68
Louis Vuitton65
L’Oréal57
BNP Paribas59
Dior55
Cartier43
TotalEnergies13

Seules AXA et Hermès tirent leur épingle du jeu. D’autres, comme TotalEnergies, paient un désalignement entre stratégie business et image publique. À noter : L’Oréal, bien qu’ayant un score modeste en durabilité (57), reste la marque française la plus influente dans les médias en général.

 En résumé

  • Le développement durable est désormais un marqueur fort d’influence en Europe.
  • Les marques les plus influentes sont celles qui savent raconter une histoire crédible, visible et cohérente.
  • La performance environnementale perçue devient un avantage compétitif immatériel, tout aussi important que l’innovation ou la notoriété.

Conclusion Green Finance : 

  Dans cette étude, l’accent est mis sur l’influence médiatique globale, en particulier la capacité des marques à capter l’attention du grand public et à véhiculer une image positive à travers les médias généralistes et les réseaux sociaux. Cependant, votre média préféré, Green Finance, n’attribuerait sans doute pas les mêmes distinctions. Il est toujours séduisant de communiquer abondamment sur le « green », parfois jusqu’à flirter avec le greenwashing, mais cela ne suffit pas à franchir la barrière des médias spécialisés, comme Green Finance (oui, il en existe, et nous en faisons partie). C’est donc sans surprise que la majorité de ces entreprises ne figurent pas sur nos radars, car elles ne mettent ni en avant les bonnes pratiques, ni les méthodologies rigoureuses qui fondent une réelle stratégie durable. Un classement Green Finance serait envisageable… mais il laisserait sur le bas-côté au moins 80 % des noms actuellement cités, faute de substance ou de cohérence ESG véritable.  

Critères de classement

Les entreprises sont évaluées sur la base de trois scores principaux :

  1. Global Media Influence Score (score d’influence globale médiatique)
    • Basé sur :
      • le nombre de mentions dans les médias et réseaux sociaux,
      • le « reach » (audience potentielle),
      • les mentions du CEO,
      • la diversité des sources,
      • le pourcentage de mentions positives.
    • Échelle : 5 à 575 points.
  2. DEI Media Score (diversité, équité, inclusion)
    • Basé sur :
      • le nombre de mentions des politiques DEI,
      • la tonalité (positive ou négative),
      • l’efficacité de la communication sur ces sujets.
    • Échelle : 0 à 100.
  3. Sustainability Media Score (développement durable)
    • Basé sur :
      • le volume et la qualité de la communication sur la durabilité,
      • la perception publique à travers les médias.
    • Échelle : 0 à 100.

Principales entreprises mentionnées

Voici les marques européennes présentes dans le Top 40 (les plus influentes en Europe selon l’étude) :

Top 10 (avec scores)

RangEntrepriseInfluence GlobaleScore DEIDév. Durable
1Unilever327766
2Tesco317861
3SAP307078
4Bosch283581
5HSBC27598
6Gucci246973
7L’Oréal236057
8Mercedes-Benz234232
9Dior223355
10DHL206829

🏷️ Autres entreprises européennes mentionnées (extrait partiel)

  • Prada
  • Volkswagen
  • Chanel
  • Audi
  • T-Mobile
  • Martini
  • Zara
  • Nestlé
  • Burberry
  • AXA
  • ENI
  • TotalEnergies
  • Rolex
  • BP
  • Renault
  • Porsche
  • BMW
  • Shell
  • BNP Paribas
  • Hermès
  • Jaguar
  • Louis Vuitton
  • Ferrari
  • Cartier
  • Bvlgari
  • Adidas
  • PwC
  • Telefónica
  • Bottega Veneta
  • ACS (groupe espagnol de construction)
  • Johnnie Walker

Ces marques sont principalement issues de secteurs comme la mode/luxe, l’automobile, la finance, les télécommunications, et la grande consommation.

À lire aussi : Des moteurs, des emplois et des tomates

Bayrou et une montagne de dettes mais c’est vous qui devez grimper

Bayrou

Bayrou sonne l’alarme sur la dette : après 1000 milliards de plus, à vous de faire des efforts !

La dette a explosé de plus de 1 000 milliards d’euros en quelques années, l’action publique atteint des sommets d’inefficacité, la France produit moins que ses voisins, mais tout va bien : le gouvernement vient expliquer aux Français qu’il faut désormais « faire des efforts ». François Bayrou, dans une conférence-fleuve aussi dramatique qu’auto-exonérante, dresse un constat glaçant de la situation… sans jamais évoquer clairement la responsabilité des gouvernants dans ce naufrage budgétaire. Un bel exercice de lucidité reportée. Les Français ? Coupables de ne pas assez travailler. L’État ? Victime des événements. Et la dette ? Une montagne « morale ». Bref, après avoir creusé un trou géant, on vous tend la pelle.

Contexte de crise et de paralysie politique

François Bayrou débute son allocution par un rappel du contexte difficile : gouvernement sans majorité en décembre, pas de budget voté, six motions de censure à surmonter en 5 semaines pour adopter deux lois budgétaires. Le pays aurait été au bord du chaos institutionnel.

Une nouvelle majorité “sauve la République” mais sans feuille de route claire, selon ses propres termes.

Déstabilisation géopolitique mondiale

Bayrou poursuit sur la scène internationale, accusant directement les États-Unis d’un virage stratégique dangereux :

  • Renversement des alliances : pression exercée par les USA sur Zelensky pour plier face à la Russie.
  • Tsunami économique : guerre commerciale planétaire, droits de douane agressifs et imprévisibilité stratégique.
  • La France et l’Europe doivent « faire face seules » à ces bouleversements.

    Il dénonce un effondrement de la confiance économique mondiale, pilier du progrès, qui ne se rebâtira pas en un claquement de doigts.

Le problème français : un pays qui produit et travaille trop peu

Déficit de production

  • PIB/habitant français inférieur à l’Allemagne (-10 à -15 %), aux Pays-Bas (-25 %) et aux États-Unis (-30 %).
  • Commerce extérieur déficitaire depuis 25 ans, contrairement à l’Italie et l’Allemagne.

Taux d’emploi trop faible

  • Les jeunes et les seniors sont peu présents sur le marché du travail.
  • Cela affecte directement la richesse créée, et donc les ressources publiques.

 « Nous ne produisons pas assez et nous ne travaillons pas assez » – formule choc qui place la responsabilité sur les citoyens.

Une dépense publique hors de contrôle

  • La France consacre 57 % de son PIB à la dépense publique, contre 50 % de recettes.
  • Déficit structurel chronique.
  • Classements OCDE :
    • 16e en PIB par tête
    • 30e pour le taux de chômage
    • 12e pour les inégalités

Bayrou reconnaît un paradoxe : « Nous dépensons plus que tout le monde… mais nos services publics sont inefficaces. »

Deux impasses : impôts et emprunts

Trop d’impôts

  • France = record mondial des prélèvements obligatoires : 43 % du PIB.
  • Poursuivre sur cette voie tuerait l’investissement.

Trop de dette

  • Dette passée de 60 % à plus de 110 % du PIB en 25 ans.
  • 3300 milliards d’euros : soit 50 000 € par Français.
  • 62 milliards d’intérêts en 2025, équivalents aux budgets de l’Éducation ou de la Défense.
  • Projection 2029 : 100 milliards par an.

    La dette est jugée moralement inacceptable, car elle pèse sur les générations futures qui ne peuvent pas la refuser.

Les quatre piliers de la stratégie gouvernementale

1. Indépendance sécuritaire

  • Effort accru en matière de défense.
  • 50,4 milliards € en 2025, +3 milliards l’année suivante.
  • Appel à une défense européenne autonome face au désengagement américain.

2. Refus du surendettement

  • Objectif : revenir à 3 % de déficit d’ici 2029.
  • Pas un dogme, mais le niveau au-delà duquel la dette augmente mécaniquement.

3. Refondation de l’action publique

  • Revue des missions de chaque ministère.
  • Évaluation de leur utilité, identification des doublons.
  • Transmission au Parlement pour discussion.

4. Relance économique

  • Production, exportations, souveraineté industrielle.
  • Priorité à la vitalité économique et à la réindustrialisation.

Le défi démographique

Bayrou aborde un sujet rarement discuté avec cette ampleur :

  • Effondrement de la natalité
  • Vieillissement de la population
  • Nécessité d’adapter le système social, basé sur une pyramide des âges aujourd’hui déséquilibrée.

    Bayrou évoque une refonte en profondeur de la protection sociale et une fidélité à la décentralisation, garantissant le rôle moteur des collectivités locales (70 % de l’investissement national).

Calendrier : promesse de réformes avant le 14 juillet

  • Consultation accélérée des parties prenantes.
  • Publication des grands choix budgétaires avant les vacances d’été.

Conclusion  : Une montagne de dettes, et c’est vous qui devez grimper

Après avoir laissé filer les dépenses pendant deux décennies, après avoir fait exploser la dette de 1 000 milliards d’euros en 10 ans, après avoir fiscalisé jusqu’à l’os les Français, voilà le gouvernement qui leur explique la main sur le cœur qu’il est temps de faire des efforts.

Traduction : l’État n’a plus un rond, mais c’est à vous de serrer la ceinture.

Quand les responsables de cette situation se présentent comme les seuls capables de la résoudre, sans jamais rendre de comptes sur leurs propres errements… on est au théâtre. Et comme souvent, c’est une tragédie qui finit en farce.

À lire aussi : Des moteurs, des emplois et des tomates

Des moteurs, des emplois et des tomates

tomates

Des moteurs, des emplois… et des tomates : quand l’écologie punitive bloque la réindustrialisation française 

Pendant que la France rêve de réindustrialisation verte et souveraine, Safran, fleuron technologique de l’aéronautique, se fait littéralement accueillir à coups de tomates à Rennes. En cause ? La création d’une fonderie qui générerait pourtant 500 emplois. Retour sur une audition parlementaire édifiante où industrie, écologie, souveraineté, compétitivité, formation, énergie et absurdités politiques ont été mis sur la table – et où, pour une fois, ce ne sont pas les extrêmes qui sont visés, mais… les écologistes.

Une success story industrielle française, méconnue et critiquée

Safran, c’est 100 000 salariés dans le monde, dont 50 000 en France. Leader mondial des moteurs d’avion, avec 80 sites sur le territoire et un chiffre d’affaires dont 90 % provient de l’export. Une machine industrielle qui crée de la valeur, de l’emploi, de la souveraineté technologique… et qui s’est engagée, dès maintenant, à décarboner le secteur aérien.

Le PDG Olivier Andriès l’a rappelé : « L’aéronautique est peut-être le seul secteur industriel où la France peut jouer un rôle mondial dans la décarbonation. » Grâce à Airbus et Safran, le pays dispose d’une filière complète capable de produire des avions plus propres. Mieux : le futur moteur développé par Safran promet 20 % d’économie de carburant, rien que par le progrès technologique. Un moteur qui pourrait équiper les prochains Airbus et Boeing autour de 2035.

Le paradoxe de la réindustrialisation verte

Mais voilà : vouloir produire proprement en France se heurte à… la France elle-même. À Rennes, un projet de fonderie de pièces critiques pour moteur d’avion, dans une zone déjà artificialisée (ex-Stellantis), avec 500 emplois à la clé, a suscité l’hostilité immédiate d’élus et de militants écologistes. Tomates jetées, accusation de pollution à venir, hostilité frontale.

La réaction d’Andriès ? Glaciale et logique :

« Il n’est plus question pour nous d’investir dans une ville à majorité écologiste. Ce n’est pas politique, c’est pragmatique. »

Conclusion brutale : en France, on peut porter l’excellence technologique, la création d’emplois industriels, la réindustrialisation régionale… mais se faire traiter en criminel si cela ne colle pas au dogme vert local.

 Un message fort sur les freins à l’industrie en France

Au-delà de cet épisode, Safran a pointé de manière très structurée les obstacles à l’investissement industriel dans l’Hexagone :

  • Le coût du travail : en France, les charges patronales représentent 50 % du salaire brut, contre 30 % en Allemagne.
  • Les impôts de production : encore trop lourds, malgré les réformes.
  • La volatilité des prix de l’énergie, accentuée par le marché européen, rend l’installation de sites industriels électro-intensifs beaucoup plus attractive aux États-Unis (50 $/MWh au Québec, contre des pics à 250 en France).
  • La complexité administrative ralentit les projets : raccordements, autorisations, lenteurs bureaucratiques.
  • Le manque de stabilité fiscale et politique, décourageant les projets à long terme.
  • L’instabilité dans l’enseignement des sciences, notamment la baisse du niveau en mathématiques, considérée comme une “bombe à retardement” pour l’industrie.

Souveraineté, export, défense : une vision stratégique claire

Andriès a aussi insisté sur un point trop souvent oublié : le lien entre industrie, souveraineté et résilience.

  • Safran développe des moteurs pour l’aviation civile et militaire, équipe le Rafale, et fournit des composants critiques à l’armée française.
  • Le groupe a racheté Aubert & Duval, seul producteur français d’alliages critiques, pour garantir l’indépendance stratégique de la France.
  • Le moteur du futur programme SCAF (aviation de combat européenne) sera conçu en France – si l’Europe ne continue pas à préférer les équipements américains.

Car oui, l’Europe achète encore 75 % de ses équipements militaires aux États-Unis, sans exiger de contreparties ou de réciprocité.

Innovation et formation au cœur du modèle Safran

Safran investit plus d’1 milliard d’euros par an en R&D, dont 90 % en France. Le groupe est régulièrement n°1 des dépôts de brevets.

Mais ce modèle repose sur deux piliers aujourd’hui fragiles :

  1. Le crédit d’impôt recherche (CIR) : remis en question à chaque alternance politique, alors qu’il compense le coût très élevé des ingénieurs français.
  2. La formation technique : Safran appelle à valoriser les filières industrielles et l’apprentissage, plutôt que de poursuivre des objectifs absurdes comme “80 % de bacheliers”, synonymes de baisse du niveau.

Un plaidoyer assumé pour le financement de la défense

Face aux défis géopolitiques, Safran assume : la défense, ce n’est pas honteux, c’est nécessaire. Le PDG a salué les récentes initiatives du gouvernement pour mobiliser les investisseurs privés et lever les blocages ESG qui empêchaient les banques ou les fonds de financer les industriels de la défense.

Andriès parle même de “servir les valeurs de la démocratie”. On est loin de l’image du marchand d’armes opaque.

Écologie dogmatique : quand la bonne cause devient son propre saboteur

Et pourtant, malgré cet engagement pour un mix énergie/emplois/souveraineté/décarbonation, Safran s’est retrouvé ciblé non pas par l’extrême droite, ni par les altermondialistes, mais par une frange radicale du camp écologiste. Celle qui ne veut ni avions, ni moteurs, ni militaires, ni usines… mais exige des emplois, de la sécurité, et des solutions pour le climat.

Le paradoxe est évident, presque comique s’il n’était pas tragique. Un industriel français vient créer 500 emplois verts dans une région frappée par la désindustrialisation, et on lui répond par… des tomates.

La France doit choisir entre discours et décisions

L’audition d’Andriès n’a pas seulement révélé la complexité des défis industriels français. Elle a mis au jour une forme d’incohérence nationale : celle de vouloir tout sans rien céder.

On veut la souveraineté mais pas l’effort.
L’écologie mais pas les usines.
L’innovation mais sans ingénieurs.
Des emplois mais pas dans “ces secteurs-là”.
Et des tomates, si possible, pour ponctuer le tout.

La France doit décider : veut-elle être un musée écologique aux principes figés, ou un pays productif capable d’inventer l’industrie propre de demain ?

Dans cette audition, ce n’est ni la droite, ni la gauche, ni les libéraux qui en ont pris pour leur grade. Ce sont les contradictions d’une écologie militante devenue contre-productive. Et ça, c’est peut-être le signal le plus fort du moment.

Et Bernard Arnault, DG de LVMH disait lors du gouvernement Philippe :
“…En France, et qu’on voit qu’on s’apprête à remonter les impôts de 40% sur les entreprises qui fabriquent en France, quand même, a peine croyable.
Donc on va taxer le Made in France, pour refroidir les énergies, on fait difficilement mieux. Pour pousser à la délocalisations, c’est l’idéal.
Alors je ne sais pas si c’est vraiment l’objectif du gouvernement, mais en tout cas il ne va pas. Si il arrive au bout de ses plans, ça c’est inévitable. Alors qu’il y a d’autres solutions.
On leur a proposé d’autres solutions, mais évidemment la bureaucratie. Pour ça on devrait faire comme aux États-Unis, nommer quelqu’un pour se lâcher un peu sur la bureaucratie, mais dès qu’on essaye de faire ça, on est poursuivi, c’est impossible.
Voilà ce que je peux dire.
Alors les taxes, ça je préfère ne pas m’exprimer. On préfère agir tranquillement, essayer…”

À lire aussi : Les défis démographiques, géopolitiques et sociaux du monde contemporain