L’ADEME nomme deux nouveaux DGD

Patricia Blanc rejoint l’ADEME en tant que Directrice générale déléguée (DGD) en charge des opérations. Elle sera chargée, avec Baptiste Perrissin Fabert, Directeur général délégué par interim depuis septembre 2022, de préfigurer l’organisation de la gouvernance de l’ADEME autour d’un pôle expertise, qui sera piloté par Baptiste Perrissin Fabert et d’un pôle opérations qu’elle pilotera. 

Diplômée de Polytechnique et de l’École nationale supérieure des mines de Paris, Patricia Blanc était depuis 2022 Inspectrice générale de l’environnement et du développement durable. Elle a ainsi dernièrement participé à la rédaction de plusieurs rapports d’inspection générale sur l’adaptation au changement climatique, la gestion des sécheresses ou encore les pollutions plastiques. Pour le compte du Secrétariat Général à la planification écologique, elle a contribué à la rédaction d’un rapport dédié à la nouvelle stratégie Ecophyto 2030 sur la réduction des pesticides.

Patricia Blanc a débuté sa carrière en 1997 à la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement de Lorraine. En 2000, elle rejoint le ministère de l’Environnement, où elle a exercé différentes fonctions, notamment celles de directrice générale de la prévention des risques de 2012 à 2015, puis de directrice générale de l’Agence de l’eau Seine-Normandie. En 2021, elle devient Directrice du cabinet de Bérangère Abba, alors secrétaire d’État à la Biodiversité. Elle a également présidé le conseil d’administration du CEREMA et la commission des interventions de l’Office français de la biodiversité. 

C’est avec une grande fierté que je rejoins les équipes de l’ADEME. Depuis plus de 25 ans, j’ai fait de la Transition écologique mon cheval de bataille. Je souhaite poursuivre cet engagement au sein de l’ADEME, aux côtés de Sylvain Waserman, de Baptiste Perrissin Fabert et de l’ensemble des collaborateurs. Le défi du climat n’attend pas et nous devons agir collectivement pour une société plus sobre. 

Baptiste Perrissin-Fabert, 39 ans, ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, ancien directeur de cabinet de la Secrétaire d’Etat Brune Poirson de 2017 à 2020, a été nommé Directeur exécutif de l’expertise et des programmes en 2021. Il assure l’intérim du Directeur général délégué depuis septembre 2022. Il est nommé Directeur général délégué en charge de l’expertise.  

Je suis très honoré de la confiance que m’accorde Sylvain Waserman pour poursuivre avec Patricia Blanc mon action au sein de l’ADEME comme directeur général délégué en charge de l’expertise. Inventer le monde de demain décarboné, circulaire et sobre en ressources, c’est la mission passionnante que les Adémiennes et les Adémiens poursuivent au quotidien avec l’ensemble de leurs parties prenantes. “

À l’ADEME – l’Agence de la transition écologique, nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources. Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse. Dans tous les domaines – énergie, économie circulaire, alimentation, mobilité, qualité de l’air, adaptation au changement climatique, sols… Nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu’au partage des solutions. À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d’expertise et de prospective au service des politiques publiques. L’ADEME est un établissement public sous la tutelle du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, du ministère de la Transition énergétique et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Indosuez WM : focus Macroéconomie & Allocations d’actifs

À LA CROISÉE DES CHEMINS

Par Lucas MERIC, Investment Strategist, Indosuez Wealth Management

Nos changements sur le scénario post-été mettent en avant la divergence de ces derniers mois entre une économie américaine résiliente qui flirte avec la possibilité d’un atterrissage en douceur, et une économie chinoise dont la faible dynamique a justifié l’implémentation de nombreuses mesures de la part des autorités. En Europe, l’horizon s’est quelque peu assombri cet été mais nous n’anticipons pas de contraction dans la zone euro.

CHINE : LES YEUX RIVÉS SUR L’IMMOBILIER

Après plusieurs mois de données macroéconomiques décevantes, l’été fut actif dans l’Empire du Milieu, les autorités chinoises ayant multiplié les mesures fiscales, quasi-fiscales et monétaires. Objectif ? Relancer une économie qui fait face à de nombreux vents contraires : une reprise modeste, une inflation proche de zéro, une tendance baissière sur les créations de crédit, des incertitudes montantes autour de la situation financière de certains promoteurs immobiliers chinois et le ralentissement économique global peu favorable pour les exportations chinoises. Selon nous, ces mesures vont dans le bon sens, mais demeurent pour le moment insuffisantes pour stabiliser un secteur immobilier en forte contraction qui pèse sur la confiance au sein de l’économie chinoise.

Au rayon des bonnes nouvelles, les données d’août ont montré des premiers signes de stabilisation ; les ventes au détail et la production industrielle ont accéléré, surprenant positivement les attentes, tandis que les exportations se sont contractées dans une moindre mesure, profitant de la fin progressive du cycle de déstockage mondial et d’effets de base plus favorables. Cependant, l’immobilier a continué de peser sur l’investissement, tandis que les ventes de nouvelles maisons poursuivent leur contraction et que les prix sur les maisons des villes Tier 3 et Tier 4 ne montrent pas de signes de stabilisation au contraire des plus grandes villes. Dans un pays où l’immobilier représente indirectement plus de 20 % du PIB qui, avant la pandémie, représentait 60 % du patrimoine des ménages, et grâce auquel l’État récolte près de 30 % des recettes fiscales par le biais des ventes de terrains et des taxes liées à l’immobilier, nous considérons qu’il est crucial que les autorités mettent en œuvre les moyens nécessaires pour stabiliser le secteur. Dans cet environnement de confiance en berne et de faible dynamique de consommation, nous révisons à la baisse à la fois nos prévisions de croissance et d’inflation chinoise pour 2023 et 2024, avec une croissance qui cette année devrait trôner juste au-dessus de l’objectif de 5 % fixé par le gouvernement chinois en mars dernier (tableau 1).

ÉTATS-UNIS : UNE RÉSILIENCE À L’ÉPREUVE DES VENTS CONTRAIRES

Aux États-Unis, la situation est bien différente, l’économie américaine reste résiliente, maintenue à flot par l’épargne excédentaire accumulée qui a continué de soutenir le consommateur et les politiques de soutien à l’investissement ces derniers mois. Dans le même temps, les tensions sur le marché du travail américain (la demande de travail des entreprises était en début d’année deux fois supérieure à l’offre des travailleurs) continuent de se résorber en douceur, le nombre de postes ouverts diminue graduellement tandis que les suppressions d’emplois restent contenues (les nouvelles demandes d’emplois demeurant encore bien en-deçà de leur niveau pré-pandémie). Une dynamique positive qui a alimenté durant l’été les attentes d’un atterrissage en douceur de l’économie américaine, d’autant que l’inflation a décéléré jusqu’à 3 % en juillet, avant de rebondir légèrement en raison d’effets de base sur l’énergie. Cependant, nous continuons de penser que la consommation devrait se contracter légèrement en fin d’année, pénalisée par l’évaporation de l’épargne excédentaire (la Fed de San Francisco estimant que cet excédant aura été entièrement dépensé à la fin du troisième trimestre), un environnement de taux élevés (les ménages américains ayant de plus en plus recours aux cartes de crédit) et la reprise des remboursements sur la dette étudiante à partir d’octobre. Cela dit, nous ne voyons pas la consommation s’effondrer pour autant. En effet, le marché de l’emploi reste résilient, le pouvoir d’achat devrait être supporté par une désinflation toutefois sinueuse (l’inflation devrait rebondir légèrement en fin d’année en raison de la composante énergie) tandis que les ménages affichent des situations financières saines notamment en raison d’effets de richesse positifs depuis la pandémie que ce soit par le biais de l’immobilier, des marchés actions mais aussi d’une épargne richement rémunérée.

ZONE EURO : DES RISQUES À L’HORIZON MAIS PAS DE CONTRACTION

Sur le vieux-continent, la dynamique de croissance a été quelque peu mitigée cet été, le ralentissement observé dans le secteur manufacturier s’étant désormais étendu au secteur des services, la contraction étant cependant plus prononcée en Allemagne et en France que dans les pays du sud de l’Europe. La reprise de la consommation en Europe nous semble plus modeste qu’attendue, la confiance du consommateur continue de se détériorer et nous pensons que les salaires réels devraient prendre plus de temps à rebondir, les salaires nominaux ayant montré quelques signes de décélération ces derniers mois. Dans ce contexte, nous avons légèrement revu à la baisse notre prévision de croissance pour 2024, cependant notre scénario d’une croissance modeste et graduelle en zone euro reste inchangé. En effet, au cours des prochains mois, le consommateur européen devrait profiter de la désinflation en cours (notamment tirée par décélération des composantes alimentaires et services) et d’un marché du travail solide. En 2024, la zone euro devrait également être supportée par la stabilisation dans le cycle manufacturier et du moindre impact de la politique monétaire sur l’économie.

Scénario d’investissement et convictions d’allocation

Par Gregory STEINER, Global Head of Multi Asset, et Adrien ROURE, Portfolio Manager Indosuez WM

SCÉNARIO D’INVESTISSEMENT

  • Croissance : notre scénario de croissance reste globalement inchangé. Nous maintenons notre vue d’une légère contraction ponctuelle aux États-Unis mais décalée au dernier trimestre 2023 en raison d’une résilience forte de l’activité économique outre-Atlantique. Nous ajustons à la baisse nos prévisions de croissance en Europe pour 2024 ce qui s’explique par des effets techniques et une consommation moins importante qu’anticipée initialement. Enfin, nous révisons à la baisse la croissance chinoise en lien avec la persistance des difficultés rencontrées par le secteur immobilier cet été. Nous demeurons en revanche positifs sur la croissance des pays émergents dans leur globalité.
  • Inflation : le processus de désinflation est en cours et devrait se poursuivre dans les économies avancées, en lien avec la décélération observée des prix des loyers et de l’alimentation et des effets de base favorables. En revanche, la disparition de ces effets techniques en fin d’année et le rattrapage des salaires devrait maintenir l’inflation à des niveaux élevés
  • Banques centrales : le cycle de hausse de taux de la Fed et de la BCE est désormais derrière nous. Les taux d’intérêt devraient maintenant connaître un plateau à minima jusqu’au début du deuxième semestre de l’année prochaine. Pour la Fed, nous prévoyons des réductions de 75 pb au second semestre si l’inflation sous-jacente se normalise vers 3 %. Pour la BCE, nous ne prévoyons aucune réduction en 2024 mais reconnaissons que la détérioration des perspectives économiques pourrait pousser les banques centrales à revoir leur politique monétaire. La réduction des bilans poursuit son cours et pourrait peser davantage sur la partie longue des courbes des taux.
  • Résultats d’entreprises : la divergence des révisions bénéficiaires entre les États-Unis et le Japon d’un côté et l’Europe d’autre part se poursuit, avec une croissance des résultats désormais attendue autour de 12 % aux États-Unis contre 6 % pour la zone euro.
  • Environnement de risque : la volatilité actions continue d’évoluer dans une fourchette étroite tandis que la volatilité taux revient sur ses points bas d’un an, un certain nombre d’opérateurs anticipant désormais le parfait scénario d’un atterrissage en douceur aux États-Unis. Nous pensons cependant que l’incertitude demeure élevée et reconnaissons en ce sens l’intérêt des stratégies optionnelles permettant d’accroître l’asymétrie des portefeuilles.

CONVICTIONS EN MATIÈRE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Actions

  • Au cours de la saison estivale, nous sommes devenus plus constructifs sur les actifs risqués à la faveur d’un environnement économique plus résilient (en particulier aux États-Unis). Ceci se traduit par une préférence pour les actions américaines au sein de nos portefeuilles. Si la saisonnalité est généralement défavorable pour les marchés actions en septembre, nous maintenons cependant une vue tactique positive à court terme sur cette zone du globe.
  • Nous conservons une opinion neutre sur les actions européennes. Bien que les valorisations demeurent attractives, la croissance économique ne montre pas de signes nets d’amélioration à ce stade tandis que le resserrement monétaire et la raréfaction de la liquidité en zone euro pourrait continuer de peser sur le sentiment à court terme. En revanche, nous estimons que certains sous-secteurs et zones géographiques pourraient redevenir attractifs à l’image du marché actions britannique qui s’échange sur de faibles ratios de valorisation et pourrait profiter du rebond récent des prix de l’énergie.
  • Les actions des pays émergents demeurent une conviction forte, ces dernières devraient profiter d’un différentiel de croissance à l’avantage des économies en cours de développement par rapport aux économies avancées.

Obligations

  • Nous estimons que les récents mouvements sur la courbe des taux américains et européens peuvent offrir des points d’entrée attractifs pour réduire notre position sous-pondérée en termes de durée.
  • Néanmoins, nous continuons de penser que le risque demeure orienté à la hausse sur la partie longue des courbes. Le changement de la structure des émissions du trésor américain aux États-Unis (et une potentielle accélération de la réduction du bilan de la BCE en zone euro) devrait continuer de mettre sous pression la partie longue des courbes. Notre préférence demeure ainsi pour la partie courte des courbes, dont les niveaux de rendement offrent une protection avantageuse, sans grande volatilité attendue.
  • Nous appelons en revanche à davantage de prudence sur les emprunts des états périphériques, notamment sur la dette souveraine italienne, sur fonds de déséquilibre offre-demande et d’un environnement économique moins propice dans les mois à venir.
  • Côté crédit, nous maintenons notre préférence pour la dette d’entreprise de qualité de courtes échéances (les courbes de crédit étant relativement plates) et restons à l’écart du segment du haut rendement, notamment les notations les plus faibles, dont les niveaux de valorisation nous semblent relativement élevés.

Marché des changes

  • Au début de l’été nous avons tactiquement réduit notre conviction sur la parité EUR/USD. Depuis, l’euro est revenu sur ses points bas de mai, de concert avec l’élargissement de l’écart de taux transatlantique. À court terme, l’environnement macroéconomique pourrait continuer de soutenir le dollar mais les risques semblent désormais mieux équilibrés, limitant le potentiel d’appréciation de ce dernier.
  • Si le franc suisse a longtemps bénéficié d’un environnement presque unique de taux d’intérêt réels positifs à travers le globe, ce temps semble révolu. Nous conservons ainsi notre opinion neutre sur la devise helvétique, alors même que la Banque nationale suisse devrait en avoir terminé avec son cycle de hausse de taux.
  • Le yen continue de s’échanger à ses plus bas niveaux, se rapprochant des niveaux d’intervention précédents de la Banque du Japon. Il ne serait donc pas surprenant d’observer une plus grande volatilité de la devise à court terme, bien qu’un changement plus structurel de l’environnement monétaire soit nécessaire pour une appréciation durable du yen face au billet vert.
  • L’attrait des rendements des emprunts d’état représente un frein à la détention d’or. À l’opposé, la forte demande de métal jaune de la part des banques centrales limite le potentiel de baisse. Nous continuons d’anticiper des prix de l’or évoluant dans une fourchette, sans tendance majeure, tant que les taux d’intérêt réels resteront sur ces niveaux.

Étude “Engagement & Impact” de ChooseMyCompany

Derrière les chiffres : la voix des salariés français sur l’inclusion et l’égalité des chances en entreprise

Quelques semaines après la publication d’un rapport relatif à « la politique d’égalité entre les femmes et les hommes menée par l’État » par la Cour des comptes, ChooseMyCompany met en lumière la perception de 73 000 salariés français interrogés concernant l’inclusion et l’égalité des chances à travers sa grande étude “Engagement & Impact”. Les résultats soulignent que ce sont les facteurs d’ancienneté et de statut managérial qui influent le plus sur la perception de l’égalité des chances, surpassant l’impact de l’âge et du genre.

Une sensibilisation en progrès en matière de justice sociale…

La sensibilisation progresse en matière de justice sociale avec la multiplication d’initiatives déployées en entreprises. Deux tiers des collaborateurs (65.7%) estiment que chacun(e) bénéficie des mêmes opportunités d’embauche, de rémunération et d’évolution (âge, identité de genre, origine, croyance, LGBTQIA+, diplôme, situation de handicap…) dans son entreprise. 

…mais des disparités importantes subsistent 

Malgré les efforts réalisés par les entreprises, des décalages importants demeurent. Par exemple, l’insatisfaction grandit à partir de seulement 3 ans d’ancienneté (61%) ainsi qu’auprès des non-managers (59%).

À travers la parole des collaborateurs, l’étude met en lumière des points de fracture :

  • Les écarts entre les actions de sensibilisation et les discriminations réelles constatées sur le terrain, notamment en matière d’égalité hommes-femmes
  • Le favoritisme interne et les différences de traitement expérimentés par les salariés selon les managers des services concernés
  • Le manque de reconnaissance lié à l’ancienneté 

Deux profils émergent au sein des entreprise

Deux profils distincts se dessinent au sein des entreprises, marquant des points de rupture dans la relation entre les employés et leur entreprise en matière d’égalité des chances et d’inclusion.

En conclusion

Ainsi, parmi d’autres facteurs, il ressort que l’ancienneté et le statut managérial sont les deux principaux éléments influençant la perception de l’égalité des chances, davantage que l’âge ou le genre. Lorsque l’insatisfaction est présente, l’ensemble des conditions propices à la réussite en pâtit : confiance en la direction, reconnaissance, qualité des relations et formation ne jouent plus leur rôle de moteur de cohésion et d’engagement.

À propos de ChooseMyCompany:

ChooseMyCompany est une entreprise à Mission dont la finalité est d’améliorer la relation au travail pour tous. Accréditée B-Corp, ChooseMyCompany œuvre à la valorisation du S de la RSE et à l’intégration des avis certifiés de salariés, stagiaires, apprentis, candidats et clients dans l’évaluation de la performance ESG des organisations. Créé en 2011, ChooseMyCompany accompagne aujourd’hui 2000 entreprises et organisations, de toutes tailles et de tout secteur, en France et à l’international.

UBS GWM investit dans le fonds durable CT (Lux) Enhanced Income

L’orientation “value” confère au fonds une dynamique de style différenciante

Columbia Threadneedle Investments, groupe de gestion d’actifs international de premier plan, annonce le 2 octobre 2023 que son client de longue date, UBS Global Wealth Management (UBS GWM), a pris une participation significative dans son nouveau fonds CT (Lux) Sustainable Global Equity Enhanced Income Fund (le “Fonds”).

Le nouveau Fonds, lancé fin août, est classé Article 8 conformément à la réglementation SFDR et vise à dégager des niveaux de rendements résilients issus d’un portefeuille composé de sociétés leaders en matière de développement durable. Le portefeuille est complété par une stratégie d’overlay afin d’optimiser les rendements avec un objectif combiné de 4 à 8% par an.

Le Fonds s’articule autour de thématiques durables afin d’identifier 30 à 50 titres de sociétés susceptibles de bénéficier des tendances associées au développement durable ou d’y contribuer. Nick Henderson, gérant du Fonds et l’équipe Actions mondiales de Columbia Threadneedle ont identifié sept « mégatendances », dont la transition énergétique, la santé et le bien-être ou encore les villes durables, qui viendront soutenir, sur le long terme, ces entreprises bien positionnées.

Bien que le Fonds se concentre sur les fournisseurs de solutions durables, le portefeuille affiche un style plus marqué core/value que les autres fonds d’actions durables, qui affichent généralement un style « croissance ».

Bruno Marxer, Head of Global Investment Management chez UBS GWM, a déclaré : « Le développement durable est une tendance fondamentale qui, selon nous, continuera à façonner les marchés. Nous sommes donc heureux de lancer une nouvelle solution d’investissement durable en collaboration avec un partenaire  pour lequel nous avons beaucoup d’estime, afin d’offrir à nos clients un accès exclusif à un fonds qui s’aligne sur les tendances du marché et contribue à la diversification du portefeuille. »

Michaela Collet Jackson, Head of distribution, EMOA chez Columbia Threadneedle, a fait l’éloge du partenariat avec UBS GWM : « Nous sommes fiers et reconnaissants qu’UBS GWM ait une fois de plus fait confiance à Columbia Threadneedle en investissant dans un autre de nos nouveaux fonds durables. La contribution d’UBS GWM permet au fonds d’atteindre immédiatement une taille critique, ce qui donne au gérant la possibilité d’investir de manière significative et d’ouvrir le Fonds à d’autres investisseurs potentiels. En étroite collaboration avec notre client, ce fonds a été pensé pour  fournir la composante de rendement optimisé que les investisseurs sont si désireux d’obtenir dans l’environnement inflationniste persistant actuel, et ce dans un portefeuille durable différencié. »

SUEZ émet avec succès 600 millions de livres sterling sous format Green

Après ses deux premières obligations émises en euros, successivement en mai et en octobre 2022, SUEZ a lancé hier avec succès son émission inaugurale en livres sterling sous format Green d’une durée de 20 ans.

Emission obligataire de £600 millions à un taux fixe annuel de 6,625% et d’une maturité de 20 ans

Après ses deux premières obligations émises en euros, successivement en mai et en octobre 2022, SUEZ a lancé hier avec succès son émission inaugurale en livres sterling sous format Green d’une durée de 20 ans.

À la suite d’un roadshow qui a rassemblé plus de 60 investisseurs, cette nouvelle transaction a engendré une forte demande de la part des investisseurs avec un carnet d’ordres ayant atteint £1,1 milliard, représentant une sursouscription de près de deux fois la taille initialement visée.

Cette émission vise à :

  • refinancer une partie de la facilité d’acquisition d’1,2 milliard d’euros levée en décembre 2022 pour finaliser l’acquisition de SUEZ recycling and recovery UK ;
  • diversifier la base d’investisseurs du Groupe ;
  • renforcer la structure financière du Groupe en augmentant de 2 ans la maturité moyenne de sa dette pour la porter à 8,5 ans.

La dette senior à long terme de SUEZ est notée Baa2 (perspective stable) par Moody’s.

HSBC, NatWest Markets, RBC Capital Markets, et Santander ont agi en tant que Active Bookrunners sur cette opération. BBVA, BNP Paribas, Morgan Stanley et SMBC ont été associés en tant que Passive Bookrunners.

Sabrina Soussan, Présidente Directrice Générale de SUEZ, a déclaré : « En lien avec notre feuille de route développement durable 2023-2027, cette troisième émission d’obligations vertes, la première de SUEZ en livres sterling, témoigne de la confiance des investisseurs dans le Groupe et de l’engagement de SUEZ à intégrer le développement durable dans son plan de financement ».

Alstom plonge en Bourse

L’action du constructeur ferroviaire français plongeait de près de 38 % ce jeudi après un avertissement, la veille, sur un indicateur clé de trésorerie. Pour consolider son bilan, le groupe réfute l’hypothèse d’une augmentation de capital.

La bourse a très mal réagi, jeudi, aux annonces d’Alstom formulées la veille. Au point qu’en milieu d’après-midi, son cours était en chute libre de 38 %. En cause : l’annonce, mercredi soir, d’une forte réduction de sa prévision de flux de trésorerie disponible (FCF) pour l’année fiscale, un indicateur clé de trésorerie. Raison avancée : l’accélération de la mise en production de trains et des retards de certaines commandes. La cotation du titre a subi son plus fort repli depuis 1992.

Alstom a annoncé s’attendre désormais à un FCF négatif de 500 à 750 millions d’euros pour son exercice fiscal décalé 2023-2024, qui sera bouclé fin mars, après un FCF négatif de 1,15 milliard d’euros pour le seul premier semestre. Le groupe prévoyait auparavant un FCF annuel « significativement positif ».

Possibles cessions

Lors d’une conférence avec les analystes, le nouveau directeur financier Bernard Delpit a écarté le besoin de recourir à des levées de fonds, tout particulièrement à travers une augmentation de capital, pour protéger le bilan du groupe. Un scenario suggéré juste avant par les analystes de Stifel. En revanche, le dirigeant s’est dit ouvert à la possibilité de cessions, si cela fait du sens.

« Les coups de plusieurs milliards portés au FCF semblent devenir une habitude pour Alstom. Sur une base de 12 mois glissants, les commandes et les recettes sont désormais clairement en deçà de la croissance du marché », pointe Stifel dans une note. Contrairement aux années passées, Alstom a atterri sur un volume de commandes proche de celui de ses livraisons (book-to-bill ratio), alors que le premier poste était traditionnellement supérieur au second, depuis le rachat de Bombardier Transport en 2021. Néanmoins, avec 3,5 milliards de liquidités, plusieurs analystes relativisent et pensent que le groupe est loin d’être aux abois.

Des livraisons moins élevées que prévu

Les difficultés actuelles tiennent à plusieurs éléments conjoncturels. D’une part, les livraisons de matériels roulants sont moins élevées que prévu. « La très forte accélération annoncée n’a pas eu lieu », détaille Oddo BHF. Exemple, son premier client, IDFM, vient encore de déplorer les 13 mois de retard annoncés par Alstom pour les livraisons des nouvelles rames du RER B (MI-20), une commande de 146 trains pour laquelle il doit présenter un « plan de rattrapage ». Or Alstom a engrangé des niveaux de stocks importants, pour éviter des interruptions de production dans ses usines.

Le constructeur a également des soucis à se faire en Grande-Bretagne. Au rang des retards de livraisons, figurent les trains Aventra, des rames électriques de transport périurbain héritées de Bombardier, choisies par six opérateurs anglais et fabriquées dans l’usine de Derby. Ce contrat massif sera finalisé avec retard, soit au cours de l’exercice 2024/2025, privant de facto Alstom de certaines avances de trésorerie.

L’inconnue du TGV britannique

Autre grosse inconnue outre-Manche, la commande du futur TGV britannique. Alstom avait emporté fin 2021 la compétition en pool avec Hitachi pour le premier lot de rames, soit 54 trains rapides pour un montant total de 2,3 milliards d’euros. Mais l’abandon officiel de la moitié nord du programme ferré (Birmingham-Manchester), ce mercredi, jette une énorme inconnue sur le développement à terme du TGV anglais.

Avec ces mauvaises surprises, les analystes redoutent un abaissement de la note de la part de Moody’s. « La note «investment grade» du groupe semble désormais menacée, une augmentation de capital devenant de plus en plus probable », estime Deutsche Bank, revoyant en baisse de 8 % en moyenne les estimations de bénéfices par action du groupe pour 2023-2025. Deutsche Bank s’attend également à ce que la dette nette annuelle du constructeur s’élève à 3 milliards d’euros, soit environ 1 milliard d’euros de plus que la prévision précédente.

Au-delà de son trou d’air passager, Alstom se veut néanmoins rassurant : « Nous restons déterminés à atteindre les objectifs de rentabilité et de génération de cash-flow libre à moyen terme », a déclaré le directeur général Henri Poupart-Lafarge en complément de son profit warning. Sur l’année, il anticipe un ratio de commandes sur chiffre d’affaires supérieur à un, une croissance de chiffre d’affaires d’au moins 5 % en organique, et une marge d’Ebit d’environ 6 %.

AXA Climate accompagne FnB Private Equity pour le lancement de son fonds article 9

AXA Climate

AXA Climate accompagne FnB Private Equity pour le lancement de son fonds article 9 dans le cadre de la mise en place d’une stratégie climat qui vise à soutenir les PME du secteur de l’agroalimentaire français et européen, au service de leur transition écologique.

Des investissements durables pour soutenir la transition du secteur agroalimentaire

Le secteur agroalimentaire est doublement concerné par les enjeux liés à la transition climatique : d’une part, son activité a un impact sur l’environnement, d’autre part il est lui-même directement exposé aux effets du dérèglement climatique. Par exemple, en France en 2022, les épisodes caniculaires des mois de juillet et de septembre ont entrainé une baisse de la production laitière de 20 %. Pour lutter contre ces effets, les acteurs de l’industrie agroalimentaire doivent décarboner leur chaine de valeur et modifier leurs pratiques en profondeur, afin de rendre les cultures plus résilientes et d’améliorer la qualité des sols.
Pour contribuer à relever ces défis, FnB Private Equity accompagne les entreprises de son portefeuille, des PME du secteur agroalimentaire, dans leurs transitions alimentaires, environnementales et sociales.
Parmi ses investissements récents, figure ainsi l’entrée au capital de l’entreprise iconique de purée de pommes de terre Mousline ou encore de Cafés Légal. Les investissements de FnB Private Equity sont réalisés dans le cadre du lancement d’un fonds labellisé « article 9 » qui accompagnera les entreprises engagées dans une voie de décarbonation compatible avec la stratégie nationale bas carbone ou alignées sur l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat.

Un partenariat solide et de long terme au service d’une stratégie climat

Pour permettre à FnB Private Equity d’atteindre ses objectifs en matière de durabilité et pouvoir répondre aux exigences liées à la classification article 9, AXA Climate a proposé des pistes d’actions pertinentes à mettre en place :

  • Réalisation d’un bilan carbone pour l’ensemble des entreprises en portefeuille ;
  • Définition d’un objectif de réduction de l’empreinte carbone pour chaque investissement réalisé par le fonds, en s’appuyant sur des scénarios de décarbonation tels que la Science-based targets initiative ou la stratégie nationale bas carbone ;
  • Évaluation de l’exposition et de la vulnérabilité des entreprises et de leurs activités aux risques climatiques physiques ;
  • Accompagnement des entreprises dans l’élaboration de leur stratégie d’atténuation et d’adaptation.

Cette collaboration a également permis à FnB Private Equity d’identifier les actions à mettre en œuvre, en matière sociale et environnementale, dans le cadre de la mise d’une stratégie climat ambitieuse.

Olivier Marchand, Président de FnB Private Equity témoigne : « En cohérence avec son statut de société à mission et dans le cadre de la levée d’un nouveau fonds article 9, nous avons décidé de formaliser une trajectoire de décarbonation de FnB avec le concours d’AXA Climate pour une mise en œuvre en lien avec l’ensemble des sociétés du portefeuille. Nous avons d’ores déjà initié l’établissement d’un bilan GES systématique de l’ensemble des sociétés et avons lancé un programme de formation de l’ensemble des collaborateurs des sociétés et de FnB Private Equity avec le concours d’AXA Climate School ».

Antoine Denoix, PDG d’AXA Climate ajoute : « La transition climatique est un parcours de longue haleine, de la définition d’une stratégie climat, à la mesure des émissions de gaz à effet de serre et la prise en compte des risques climatiques. Par conséquent, nous croyons qu’il faut nouer des partenariats solides et de long terme entre les parties prenantes pour que ces stratégies se déploient avec succès, comme c’est le cas avec FnB Private Equity. »

À propos d’AXA Climate

AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale.
La conviction de ses 150 collaborateurs ? Réduire les impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. L’enjeu est désormais d’engager les entreprises dans la voie d’une économie régénérative.

Dans cette perspective, AXA Climate propose plus de 40 heures de formation digitale entreprises et organismes publics et éducatifs, afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 90 organisations qui intègrent la Climate School, la rendant accessible à plus de 4 millions de personnes à travers le monde. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique pour qu’ils réussissent leur adaptation et aient un impact positif pour la planète. Enfin, grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques.

Pour en savoir plus : www.climate.axa

À propos de FnB Private Equity

FnB Private Equity a réalisé un premier closing à 100m€ pour son deuxième véhicule FNB Europe Fund SLP II, après avoir conclu sa première opération majoritaire avec l’acquisition de Cafés Legal en juin 2023. Classé Article 9 au sens de la règlementation SFDR, FNB Europe Fund SLP II poursuit la même stratégie que celle qui a contribué au succès de FNB Europe Fund SLP I.

Actionnaire majoritaire dans des PME qui transforment et commercialisent des produits alimentaires, FnB Private Equity intervient au moment d’une transmission, d’un changement de gouvernance ou d’une opération sur le capital et apporte ainsi à l’entreprise et à ses dirigeants les moyens de réaliser leur développement à venir. L’équipe FnB Private Equity est constituée d’ex-opérationnels (experts de l’industrie agroalimentaire et des produits de grande consommation) ayant eux même réalisé des opérations de carve-out auprès de grands groupes (Unilever pour Bénédicta, Heinz pour une usine de moutarde), pour leur propre compte et ceux de leurs actionnaires et d’investisseurs expérimentés. 

Animée d’un fort esprit entrepreneurial, l’équipe réunit l’ensemble des expertises du capital-investissement et de l’industrie agroalimentaire. Conscients des responsabilités et engagés sur les problématiques de transition de l’industrie, FnB Private Equity accompagne les PME de son portefeuille dans un esprit d’amélioration continue sur l’ensemble des sujets stratégiques, opérationnels et de société.

FNB EUROPE FUND SLP bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du Fonds européen pour les Investissements stratégiques (“EFSI”), créé dans le cadre du Plan d’investissement pour l’Europe. L’EFSI a pour but de contribuer à soutenir le financement et la mise en œuvre d’investissements productifs dans l’Union européenne et d’assurer un meilleur accès au financement.

Pour en savoir plus : https://fnbpe.com/

Rapport d’allocation et de performance 2022 des OAT vertes

Conformément aux engagements pris en 2017, lors du lancement inaugural de la première OAT verte, l’Agence France Trésor publie le sixième rapport d’allocation et de performance des OAT vertes, portant sur les fonds levés au cours de l’année 2022, soit un montant de 10 milliards d’euros. Ce rapport présente les dépenses adossées aux émissions des OAT vertes réalisées en 2022, ainsi que les indicateurs de performance qui leur sont associés. Il met en lumière l’étendue des actions menées par l’État en faveur de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique, dans la lignée de l’Accord de Paris.

Le rapport évalue pour la première fois l’allocation des fonds levés au moyen de l’OAT verte indexée sur l’inflation européenne, lancée par l’AFT en mai 2022, et qui représente désormais un encours de 6,7 milliards d’euros.

Ce nouveau rapport revient également sur l’articulation entre l’émission d’obligations vertes et l’élaboration du Budget vert qui, depuis 2020, renseigne les citoyens sur l’impact environnemental des dépenses de l’État. Il approfondit, enfin, l’analyse des dépenses vertes éligibles en lien avec la Taxonomie européenne, dans un contexte où les bonnes pratiques de la finance durable évoluent.

Cyril Rousseau, directeur général de l’Agence France Trésor, souligne à cette occasion : « Le lancement réussi de l’OAT verte indexée sur l’inflation européenne a permis d’élargir l’offre de produits verts de l’AFT pour soutenir les actions menées par l’Etat en matière de lutte contre le changement climatique et en faveur de l’environnement. Les rapports publiés chaque année attestent du haut degré de transparence et de suivi que nous appliquons à nos OAT vertes, apprécié par les investisseurs. »

Un rapport du Conseil d’évaluation des OAT vertes, consacré aux subventions publiques aux énergies renouvelables, sera publié cet automne.
L’encours total de la dette verte émise par la France, à travers ses trois OAT vertes (l’OAT 2039, l’OAT 2044 et l’OAT€i 2038) s’élève aujourd’hui à 59 milliards d’euros.

1. L’AFT ET LES OAT VERTES

2. OAT VERTES ET PRIORITÉS ENVIRONNEMENTALE

3. DES SECTEURS PRIORITAIRES

4. UNE EXIGENCE D’ÉVALUATION

Téléchargez l’intégralité du Rapport d’allocation et de performance 2022 des OAT vertes

Transition énergétique accélérée avec l’AIE, la BCE et la BEI

L’AIE, la BCE et la BEI soulignent l’importance d’une transition énergétique accélérée pour la compétitivité industrielle et la stabilité financière de l’Europe.

La conférence de haut niveau à Paris aborde comment la mise de l’Europe sur la voie de la neutralité carbone peut libérer le potentiel industriel et profiter aux consommateurs d’énergie.

Les dirigeants de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lancent aujourd’hui un appel aux responsables gouvernementaux et aux dirigeants des secteurs financier et industriel de toute l’Europe en faveur d’une transition énergétique qui soit juste et rapide et qui préserve la compétitivité.

Des ministres, ambassadeurs, chefs d’entreprise, banquiers centraux et autres parties prenantes majeures participent à la conférence de haut niveau qui se tient actuellement à Paris, au siège de l’AIE. Dans leurs allocutions d’ouverture à l’intention des délégués, Christine Lagarde, présidente de la BCE, Werner Hoyer, président de la BEI, et Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, lanceront un appel à l’action en faveur de l’accélération de la transition énergétique.

Confrontée aux graves perturbations du marché mondial de l’énergie, l’Europe doit accroître son soutien financier afin de faciliter une transition ordonnée et de se positionner parmi les autres poids lourds industriels dans la nouvelle économie de l’énergie. Dessinée par l’AIE, la trajectoire qui permettra au secteur énergétique mondial d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 requiert une hausse significative de l’investissement annuel de l’Union européenne dans les énergies propres d’ici à 2030.

Le deuxième test de résistance climatique mené par la BCE à l’échelle de l’ensemble de l’économie a montré qu’une concentration des financements dans la phase initiale des investissements dans les énergies propres réduisait significativement les coûts à moyen terme et les risques pour les entreprises et les ménages. Toutefois, les investissements du secteur privé se heurtent non seulement à des tensions géopolitiques et à une inflation élevée, mais aussi à une série d’obstacles, dont l’incertitude réglementaire et la longueur des procédures d’octroi de permis, qui retardent les projets, dissuadent les investisseurs et conduisent à des dépassements de coûts pour les développeurs de projets.

L’industrie en Europe pâtit également d’une situation concurrentielle désavantageuse pour ce qui est des prix de l’énergie. Par rapport à d’autres régions, ces prix sont relativement élevés, et des pays comme les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée introduisent des programmes industriels ambitieux visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement, la sécurité des ressources et leurs capacités manufacturières domestiques. Accélérer l’investissement dans la transition énergétique aidera l’Europe à limiter sa dépendance vis-à-vis des marchés de combustibles fossiles, souvent volatils.

L’Union européenne s’est engagée à consacrer au moins 30 % de son budget pour la période 2021-2027 à l’action climatique. Les institutions de financement du développement comme la BEI ont un rôle important à jouer en soutenant les projets dans le domaine des énergies propres afin d’encourager l’engagement du secteur privé. Pour chaque euro dépensé par la BEI dans ses opérations dans le domaine énergétique, 1,4 EUR supplémentaire émanant du secteur privé est mobilisé. La BEI a déjà hissé son appui aux projets dans le domaine des énergies propres à des niveaux sans précédent, et a récemment annoncé la mise à disposition d’un montant supplémentaire de 45 milliards d’EUR s’ajoutant à ses volumes de prêt habituels. Ces montants soutiendront les énergies renouvelables et la fabrication de pointe dans les industries stratégiques pour le « zéro émission nette » en vue d’accélérer la transition. Ayant d’ores et déjà cessé tout financement lié aux combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation des émissions, la banque de l’UE est en bonne voie pour atteindre son objectif d’appui à la mobilisation de 1 000 milliards d’EUR en faveur de l’action climatique et de la durabilité environnementale.

La conférence d’aujourd’hui examinera comment les politiques et les instruments financiers peuvent mobiliser des investissements supplémentaires. Au vu des vastes montants nécessaires, il importe d’ouvrir la voie à un meilleur accès aux financements. Et notamment de prendre des mesures pour établir une union des marchés des capitaux (UMC) verts afin de faciliter la circulation transfrontalière des fonds affectés à la transition énergétique. Une telle union fournira également des critères de référence pour des projets de financement durable et contribuera à l’exclusion des pratiques d’écoblanchiment. La réussite de la transition énergétique exige un contexte de stabilité des prix. En outre, dans le cadre de son engagement à soutenir une transition ordonnée, la BCE a pris des mesures décisives pour intégrer les considérations liées aux changements climatiques dans son cadre de politique monétaire et son suivi de la stabilité financière.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie : « La réaction rapide de l’Europe face à la crise énergétique mondiale lui a permis de réduire sa dépendance vis-à-vis de son principal fournisseur d’énergie, la Russie, plus facilement que beaucoup ne l’auraient imaginé. Mais, elle doit à présent apprendre à croître et à prospérer dans cette nouvelle réalité. L’hiver dernier, j’ai souligné que l’Europe avait besoin d’une nouvelle feuille de route industrielle ambitieuse pour ne pas se laisser distancer par les autres économies avancées. Malgré son vaste marché intérieur, sa main-d’œuvre qualifiée et ses activités de recherche et de développement hors pair, l’Europe n’a pas encore montré comment elle allait concrétiser ses ambitions. Les décideurs politiques doivent prendre des mesures audacieuses, et ce rapidement, afin que la région reste une puissance industrielle mondiale. »

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne : « La transition écologique constitue un défi politique particulièrement difficile, car le prix d’un échec serait très élevé alors que le chemin de la réussite est très complexe. Toutefois, la réponse consiste à mener à terme la transition, ce qui signifie en comprendre les difficultés et s’assurer que les coûts seront équitablement partagés. Davantage doit être fait pour stimuler le marché de la finance verte, ce qui réduirait les primes de risque et contribuerait à abaisser les coûts de financement. »

Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement : « La transition énergétique est une opportunité pour l’Europe et pour le monde. Elle n’est pas exempte de défis, car nos industries doivent être rapides et ouvertes au changement, sous peine d’être distancées. Seul un investissement massif et rapide dans les technologies à zéro émission nette permettra à l’Europe de rester un continent attrayant pour les affaires, où prospère l’innovation, où fleurissent les nouvelles idées et où sont créés de la richesse et des emplois. »

Russell Reynolds Associates publie sa 13ème étude

TENDANCES 2022-2023 DE LA GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS DU SBF 120 ET DU CAC 40

Féminisation, RSE, accélération des tendances « post Covid » et apparition de nouveaux profils de Directeurs Généraux, plus jeunes et plus internationaux : en 2022-2023, la gouvernance des sociétés du SBF 120 et du CAC 40 évolue à l’image de la société.

ACCÉLÉRATION DE LA FÉMINISATION DANS LES INSTANCES DIRIGEANTES

La majorité des entreprises se saisissent de la loi Rixain et formalisent un objectif de féminisation

Désormais obligées par la loi  (91% du SBF 120 est soumis aux exigences de la loi Rixain), plus de 80% des entreprises du SBF 120 ont formalisé un objectif de féminisation de leurs cadres dirigeants dans leur Document d’enregistrement universel (DEU), et 63% indiquent vouloir atteindre leur objectif avant 2026.

Toutefois, malgré une volonté générale constatée, deux tiers des entreprises persistent à ne pas donner de définition précise de ce que représente leurs « instances dirigeantes ».

Des leviers complémentaires pour féminiser les Comités exécutifs

En 10 ans, la part des femmes dans les Comex du CAC 40 est passée de 8% à 28% en moyenne (de 10% à 27% au SBF 120 hors CAC 40).

Sur 198 nominations au sein des Comex du SBF 120, 42% sont des femmes. On constate ainsi que les nominations demeurent encore majoritairement masculines.

La féminisation des Comex se développe à travers différentes approches : l’augmentation de la taille du Comex, comme chez AXA (38% de femmes), la promotion interne, ou encore le recrutement externe, à l’image de Wordline (33% de femmes contre 18% en 2022).

Au total, les femmes représentent 38% des 99 recrutements externes dans les Comex du SBF 120 cette année.

Pour Florence Ferraton, Managing Director et Directrice générale France du cabinet Russell Reynolds Associates : « si la mixité semble acquise pour les postes fonctionnels, avec 43% de femmes, des progrès significatifs restent à mettre en œuvre pour les postes opérationnels, qui sont encore à 85% occupés par des hommes. Une tendance illustrée par les nominations aux postes opérationnels, qui restent l’apanage des hommes (seulement 21% de femmes) ».

La France confirme sa place de championne d’Europe en matière de féminisation des Conseils d’Administration

Alors que 9 sociétés du SBF 120 avaient des Conseils majoritairement féminins en 2022, elles sont désormais 14.

En moyenne, dans les Comités des Conseils du CAC 40, la parité s’est imposée : 50% des Présidents de comité (contre 42% en 2019) et 50% des Membres (contre 44% en 2019) sont des femmes.

Cette année, au CAC 40, on atteint 46% de présence féminine au sein des Conseils d’administration. La France, constante, confirme sa place de championne d’Europe devant le Royaume-Uni (42%), l’Allemagne (38%) ou encore la Suisse (35%) en matière de féminisation des Conseils d’administration.

Cette tendance est notamment poussée depuis 2022 par la Directive européenne Women on Boards, qui oblige les sociétés cotées en Bourse des 27 pays membres de l’UE à avoir au moins 40 % des postes d’Administrateurs non exécutifs ou 33 % de tous les postes d’Administrateurs, exécutifs et non exécutifs, occupés par des femmes, d’ici juin 2026.

LA RSE, ENJEU MAJEUR DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION DU SBF 120 ET DU CAC 40

Poursuite de la croissance des Comités dédiés à la RSE

Cette année encore, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) continue de s’imposer comme un sujet de préoccupation majeur au sein des Conseils d’administration du SBF 120.

En 2022, 70% des entreprises du SBF 120 hors CAC possèdent un comité traitant de la RSE (64% en 2021 ; 58% en 2020 ; 45% en 2019).

Au CAC 40, la volonté est encore plus nette : 90% des entreprises ont opté pour la mise en place d’un Comité traitant des problématiques RSE contre 75% en 2019.

« Les sujets de RSE impactent l’ensemble des décisions prises par les conseils d’administration : stratégie, rémunérations et nominations des dirigeants, gestion des risques… », indique Marc Sanglé-Ferrière, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates. Leur caractère technique requiert bien souvent un travail préalable fait en comité. Si 33% des entreprises du SBF120 ont un comité spécifiquement dédié à la RSE, la majorité d’entre elles (43%) traitent le sujet dans des comités non exclusivement dédiés, majoritairement au sein des comités de Gouvernance/Nomination/Rémunération et des comités de Stratégie »    

À noter, la France devance largement ses homologues européens en matière de Comités RSE dans les entreprises : seules 45% des entreprises du SMI (Suisse) et 37% des entreprises de l’IBEX 35 et de l’IGBM 85 (Espagne) en ont un.

Une surreprésentation des femmes au sein et à la tête des Comités dédiés à la RSE du CAC 40

Les comités dédiés à la RSE sont composés à 75% de femmes, un chiffre en hausse de 5% par rapport à l’année dernière.

La présence des femmes culmine à 93% lorsqu’il s’agit de la Présidence d’un Comité traitant de la RSE. Au total, sur les 15 Comités du CAC 40 dédiés uniquement à la RSE, 14 sont présidés par des femmes.

DES PROFILS DE DIRECTEURS GÉNÉRAUX PLUS JEUNES AU MOMENT DE LEUR DÉPART ET PLUS INTERNATIONAUX

La féminisation des Directions générales en recul par rapport à l’an dernier

En 2022, on dénombre 13 nouvelles nominations de Directeurs généraux au SBF 120 dont une femme seulement.

Au CAC 40, ont été nommés Peter Herweck (Schneider Electric) et Slawomir Krupa (Société Générale) et au SBF 120 hors CAC, Nourdine Bihmane (Atos), Pierre Boulud (bioMérieux), Aberrahman El Aoufir (Derichebourg), Daniel Derichebourg (Elior), Christophe Bavière/William Kadouch-Chassaing (Eurazeo), Nicolas Joly (Icade), Thierry Léger (Scor), Pierre Barnabé (Soitec), Rodolphe Belmer, (TF1), Laurent Mignon (Wendel) et, la seule femme, Hinda Gharbi (Bureau Veritas).

Ces nominations illustrent un certain recul de la féminisation au sein des Directions générales : 11,7% des Directeurs généraux du SBF 120 sont des femmes (contre 12,5% en 2022), soit une femme de moins par rapport à l’an dernier.

Des mandats de Directeur généraux plus courts  

Au SBF 120, les Directeurs généraux ne restent plus aussi longtemps en poste qu’avant : en moyenne, ils quittent leur poste au bout de 7,5 années, alors qu’ils restaient près de 10 ans en 2019.

Ils sont aussi de plus en plus jeunes au moment de leur départ, une tendance qui se confirme : moins de 60 ans en moyenne.

Des nominations venues de l’interne en net recul

En 2022, seulement 4 plans de succession sur 10 (38%) ont abouti à la désignation d’un nouveau Directeur général venant de l’interne, contre 50% en 2021 et 85% en 2018.

Cette année, un PDG sortant sur deux reste Président du Conseil, contre deux sur trois l’an dernier. Durant les trois années post-Covid, les PDG sortants ont eu tendance à garder leur siège de Président après avoir quitté leurs fonctions de DG. Cette année, la répartition est la même qu’en 2018-2019.

Enfin, au SBF 120, les entreprises sont de plus en plus enclines à se doter d’un Directeur général avec un profil international : en 2023 22% des DG sont détenteurs d’un passeport non français, soit 3% de plus qu’en 2022 et 7% de plus qu’en 2021.

Une érosion du monopole des grandes écoles françaises dans les Directions générales

Cette hausse des profils étrangers explique par ailleurs la baisse du poids des grandes écoles dans la formation des Directeurs généraux.

Au SBF 120 hors CAC, on constate une hausse de Directeurs généraux étrangers qui ne sont pas passés par les grandes écoles françaises d’une part, et l’apparition de DG diplômés de l’université d’autre part. En revanche, côté CAC 40, la surreprésentation des grandes écoles se maintient, tout en se diversifiant avec une augmentation des DG du CAC 40 issus d’une grande école d’ingénieur (hors École Polytechnique).

DES DISSOCIATIONS DES FONCTIONS DE PRÉSIDENT DU CONSEIL ET DE DIRECTEUR GÉNÉRAL EN LÉGÈRE BAISSE ET UNE STABILITÉ DANS LA PROPORTION D’ADMINISTRATEURS INDÉPENDANTS

Léger ralentissement des dissociations des rôles de Président du Conseil et de Directeur général

« Si le CAC 40 comme le SBF 120 hors CAC connaissent, en 2022, un léger ralentissement des dissociations des rôles de Président du Conseil et de Directeur général, la tendance observée sur plusieurs années se maintient » note Paul Jaeger, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates.

Ce sont désormais 68% des entreprises qui ont adopté la dissociation des rôles, à l’image de Schneider Electric ou Dassault Systèmes au CAC 40 (effectif en janvier 2024) contre 72% en 2022, et 69% au SBF 120 hors CAC 40, contre 70% en 2022, comme bioMérieux, Orpea ou encore Sartorius Stedim Biotech. À l’inverse, Elior et Nexity ont choisi de réunir les deux fonctions.

Les administrateurs indépendants sont majoritairement des femmes

La proportion d’administrateurs indépendants reste stable (69%) et on compte 56% de femmes parmi eux (contre 55% en 2022 et 57% en 2021).

Au CAC 40, qu’il s’agisse d’entreprises du secteur de la Santé, des Services financiers, des Technologies-Médias-Télécommunications ou encore de l’Industrie, les Administrateurs sont majoritairement indépendants (à 71%).

C’est un peu moins le cas dans la Grande distribution et dans le luxe, en retrait à 59%, un chiffre qui s’explique par le fait que ce secteur compte davantage d’entreprises à contrôle familial.

Plus largement, en 2022, 96% des Administrateurs ont respecté la limite des 4 mandats d’Administrateurs de sociétés cotées ; 36% des Administrateurs du CAC 40 détiennent un seul mandat et seuls 4% en détiennent 5 ou plus au sein d’une entreprise cotée.

UNE NOUVELLE ÈRE DANS LA GOUVERNANCE : LE RETOUR DES PROFILS ÉTRANGERS ET LA HAUSSE DES RÉMUNÉRATIONS AU CAC 40

Des profils plus internationaux

Au sein du CAC 40, près de 6 Administrateurs nommés sur 10 ont un passeport étranger. Ce chiffre traduit la fin de la « parenthèse Covid », qui avait vu drastiquement baisser le nombre d’Administrateurs non Français. Certaines entreprises, comme Airbus Groupe, ArcelorMittal et Schneider Electric ont même plus de 65% d’Administrateurs étrangers au sein de leurs Conseils.

Au SBF 120, les Administrateurs des Conseils, s’ils ne sont pas Français, sont majoritairement européens (20%) et seuls 5% des Administrateurs du SBF 120 sont Américains.

La rémunération des Administrateurs en retard par rapport aux autres pays européens

« Malgré la progression des rémunérations des membres des Conseils au CAC 40, l’écart demeure toujours très marqué avec les autres pays européens : en Suisse, les Administrateurs sont rémunérés en moyenne 287K€ par an, au Royaume-Uni 173K€ et 125K€ en Allemagne », note Paul Jaeger, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates.

Côté rémunération, les Administrateurs du CAC 40 rattrapent plus rapidement leur retard que les Administrateurs des entreprises du SBF 120 hors CAC.

Ainsi, la rémunération moyenne au SBF 120 hors CAC s’élève à 58,4K€ par an en 2022 (54,3K€ en 2021 ; 52,6K€ en 2020) contre 98,8K€ par an au CAC 40 (90,2K€ en 2021 ; 86,7K€ en 2020).

Méthodologie de l’étude

  • La 13ème étude Russell Reynolds Associates sur les tendances 2022-2023 de la gouvernance du SBF 120 et du CAC 40 a été réalisée entre le 1er janvier 2022 et le 30 juin 2023.
  • Les chiffres pris en compte dans l’étude sont tous issus de documents publics : documents d’enregistrement universel (DEU) 2022, comptes-rendus des assemblées générales de 2023 et sites internet des sociétés du SBF 120.
  •  Les calculs et analyses des données ont été réalisés en conformité avec les recommandations du Code de gouvernement d’entreprise de sociétés cotées AFEP-MEDEF, révisé en décembre 2022 et au Code de Commerce. Ainsi :
  • Les représentants des salariés (actionnaires ou non actionnaires) sont exclus du calcul de la proportion de femmes au sein des conseils du SBF 120
  • Pour le calcul de la proportion d’administrateurs indépendants dans les conseils du SBF 120, les représentants des salariés (actionnaires ou non actionnaires) ont été exclus du calcul
  • Pour le calcul du nombre de mandats par administrateur, seules les sociétés cotées sont comptabilisées
  • Les Comités exécutifs des entreprises à Conseil de Surveillance ou des Sociétés en Commandite par Action comprennent les membres du Comité exécutif ET les membres du Directoire ou de la Gérance.

À propos de Russell Reynolds Associates

RUSSELL REYNOLDS ASSOCIATES est un cabinet international de conseil en leadership. Présent à Paris depuis 1978, Russell Reynolds bénéficie d’un réseau international de 46 bureaux dans le monde.