Le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard (“BOIC” ou “le Fonds”) vient compléter l’offre existante de BlueOrchard dans le domaine de l’inclusion financière.
S’appuyant sur un réseau étendu et une expertise dans les régions à la croissance la plus rapide, ainsi que sur les besoins importants en capital dans les marchés émergents, la stratégie offre aux investisseurs institutionnels la possibilité d’investir dans un portefeuille de crédits diversifié cherchant un rendement attractif ajusté en fonction du risque, tout en offrant des avantages en termes de diversification.
En tant que fonds conforme à l’article 9 du SFDR, le BOIC vise à contribuer à l’inclusion sociale et à la réduction des inégalités en capturant les méga-tendances “3D” sur les marchés émergents : la démographie, la digitalisation et la décarbonisation.
BlueOrchard, le gestionnaire mondial d’investissements à impact membre du groupe Schroders, annonce aujourd’hui le lancement de son Fonds de crédit d’impact. Ce nouveau fonds vise à accroître davantage l’inclusion financière dans les régions sous-desservies à l’échelle mondiale, renforçant ainsi l’engagement de BlueOrchard à avoir un impact social et environnemental positif.
Le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard (BOIC) se concentre sur l’investissement dans un portefeuille diversifié de petites institutions financières jouant un rôle crucial dans le développement social et environnemental. Cela englobe divers secteurs critiques tels que le financement des PME, les solutions de paiement numérique, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, ainsi que des solutions d’adaptation au changement climatique, entre autres.
S’appuyant sur la plateforme d’investissement exceptionnelle de BlueOrchard dans le domaine de l’inclusion financière, le fonds s’engage également dans le prêt direct aux entreprises de taille moyenne qui sont des acteurs importants dans leurs segments de marché respectifs, contribuant ainsi à construire et renforcer le marché du refinancement pour les PME. Pour atteindre cet objectif, le BOIC tire parti du vaste réseau de BlueOrchard et des relations bien établies avec les banques locales, les institutions financières de développement, les fonds d’investissement spécialisés ou d’autres investisseurs privés en dette professionnels.
En tant que fonds conforme à l’article 9 du SFDR, le BOIC s’aligne sur la mission de BlueOrchard de contribuer à l’inclusion sociale et à la réduction des inégalités. En capturant les méga-tendances “3D” sur les marchés émergents, le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard aborde les défis mondiaux critiques et contribue au développement durable. L’accent du fonds sur la démographie, la digitalisation et la décarbonisation s’aligne sur la demande croissante de services financiers, l’adoption croissante de la banque numérique et les importantes opportunités dans la finance verte.
Philipp Mueller, PDG de BlueOrchard, a commenté : “Nous observons trois mégatendances qui façonnent les marchés émergents à croissance rapide aujourd’hui : la démographie, la digitalisation et la décarbonisation. Ces évolutions s’accompagnent de besoins en capital importants et d’opportunités d’investissement, que nos équipes régionales constatent de première main. Nous sommes ravis d’avoir lancé une stratégie d’investissement qui saisit ces opportunités, comble un vide en termes de financement et d’impact, et complète notre plateforme d’investissement.“
Michael Wehrle, responsable des solutions d’investissement chez BlueOrchard, a ajouté : “Notre équipe de gestionnaires de portefeuille expérimentés, de responsables de l’impact et d’officiers d’investissement suit un processus d’investissement rigoureux et structuré, s’appuyant sur notre expérience de plus de 20 ans dans l’inclusion financière pour garantir des stratégies d’investissement efficaces. Nous sommes fiers de l’expertise de notre équipe et sommes impatients de continuer à fournir à nos investisseurs des solutions d’investissement à impact adaptées à leur appétit pour le risque/rendement.“
À travers ses investissements stratégiques, le BOIC vise à générer un changement positif et à créer un avenir plus inclusif et durable. Il est ouvert aux investisseurs admissibles (sous réserve de la réglementation locale) à travers une gamme de classes d’actions libellées dans différentes devises.
À propos de BlueOrchard Finance Ltd
BlueOrchard est un gestionnaire d’investissements à impact de premier plan à l’échelle mondiale et membre du groupe Schroders. En tant qu’investisseur à impact pionnier, la société est dédiée à générer un impact positif durable pour les communautés et l’environnement, tout en visant à fournir des rendements attrayants aux investisseurs. BlueOrchard a été fondée en 2001, à l’initiative de l’ONU, en tant que premier gestionnaire commercial d’investissements en dette de microfinance dans le monde. Aujourd’hui, la société propose des solutions d’investissement à impact dans différentes classes d’actifs, connectant des millions d’entrepreneurs dans les marchés émergents et frontières avec des investisseurs dans le but de rendre les solutions d’investissement à impact accessibles à tous et de promouvoir l’utilisation consciente du capital. En tant que gestionnaire professionnel d’investissements et expert en mandats innovants de financement mixte, BlueOrchard compte sur une base internationale d’investisseurs sophistiquée et est un partenaire de confiance des principales institutions mondiales de financement du développement. À ce jour, BlueOrchard a investi plus de 10 milliards de dollars dans plus de 100 pays. Plus de 280 millions de personnes et de PME mal desservies dans les marchés émergents et frontières ont eu accès à des services financiers et connexes avec le soutien de BlueOrchard jusqu’en décembre 2022.
Après un bilan très positif des mesures prises dans le cadre de son plan de sobriété énergétique avec des économies de l’ordre de -15% sur l’ensemble des actions menées dès la fin 2022 et pendant l’été 2023, Allianz France met en œuvre de nouvelles initiatives pour cet hiver.
Engagé de longue date pour réduire la consommation énergétique de ses bâtiments (-36% sur la consommation énergétique d’Allianz France, y compris la consommation des collaborateurs en télétravail entre 2018 et 2022, et plus de 50% de baisse depuis 2010), Allianz France accélère sa démarche pour réduire de 15% supplémentaires sa consommation d’énergie d’ici 2025.
Cet hiver, de nouvelles initiatives pour accélérer la réduction de la consommation énergétique
Allianz France poursuit les mesures mises en place l’hiver dernier dans ses sites de la Tour Allianz One et de la Tour Neptune à La Défense et de Marcq-en-Barœul dans l’agglomération Lilloise :
Optimisation des réglages de fonctionnement en mode « hiver »
Surveillance des températures de confort pour maintenir des températures adaptées : baisse des thermostats sans descendre au-dessous de 19° avec mise en place de contrôles de températures réguliers notamment les lundis matin
Allianz France va plus loin pour amplifier les effets des actions techniques et fermera la Tour Neptune :
du 26 au 29 décembre 2023,
les vendredis du 12 janvier au 12 avril 2024 inclus.
Signataire de la Charte Ecowatt depuis 2022, Allianz France continue de sensibiliser son écosystème et partage l’accès au nouveau dispositif EcoWatt aux collaborateurs, agents et clients qui souhaitent maîtriser et modérer leur consommation d’électricité. Outre des alertes personnalisées, cette « météo de l’électricité » propose depuis le 8 novembre 2023, un nouvel indicateur 0 CO2, permettant d’être informé sur la production d’électricité décarbonée en France (nucléaire, ENR) et qui couvre totalement la consommation attendue des Français.
Un bilan 2023 très positif
Fort des résultats encourageants des mesures prises en novembre dernier, Allianz France a également déployé un plan d’actions cet été. En effet, la sobriété énergétique ne connaît pas de saisons, elle se pratique aussi bien l’hiver que l’été. Ce dispositif, qui reposait sur la poursuite des travaux d’optimisation des installations et la fermeture temporaire de certains espaces de travail, a permis de réaliser des économies d’énergie significatives (par rapport à la même période en 2022) :
Près de 15% d’économie sur la consommation électrique de la Tour Neptune et de la Tour Allianz One dans le quartier de La Défense.
À la suite de la fermeture de la Tour Neptune entre le 7 et le 18 août :
Près de 43% d’économie sur la consommation électrique (corrigés des variations climatiques), soit 86,2 MWh d’électricité (consommation annuelle de près de 6 maisons en tout-électrique),
Une réduction de 55% de la consommation d‘eau soit 205m3,
Une économie de 23% sur la consommation d’eau glacée (climatisation) soit 244 MWh (corrigée des variations climatiques).
Pour rappel, les mesures prises cet été par Allianz France dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue de sa performance énergétique :
Chasse aux gaspillages et optimisation de la conduite des installations de climatisation et de ventilation,
Températures dans les bureaux adaptées aux préconisations de l’ADEME (Agence de la Transition Ecologique) dans les immeubles exploités par Allianz France (Tour Allianz One, Tour Neptune et Marcq-en-Barœul),
Rafraichissement activé uniquement à partir d’une température intérieure de 25-26°C,
Sensibilisation des collaborateurs sur les bons gestes en cas de fortes chaleurs (fermeture des stores notamment),
Fermeture de la Tour Neptune du 7 au 18 août 2023.
« Allianz France affiche un bilan très positif des actions menées l’hiver dernier et cet été dans le cadre de son plan de sobriété énergétique renforcé en novembre 2022. Nous avons pu faire des économies significatives avec une réduction de plus de 15% de notre consommation d’énergie. C’est aussi grâce au concours de nos collaborateurs que nous avons pu réussir cette expérience. Une enquête interne montre que 61% des collaborateurs jugent cette initiative très satisfaisante avec une note moyenne de 4,1 sur 5 et 92 % sont prêts à renouveler l’expérience et à adapter leur organisation de travail. En tant qu’entreprise responsable, nous avons à cœur de transformer durablement nos habitudes et nos comportements, de protéger le monde qui nous entoure et contribuer collectivement à la transition énergétique au service du climat avec des solutions qui conjuguent durabilité et impact. C’est dans ce sens qu’Allianz France participe à une expérimentation nationale inédite en France, initiée à la demande du gouvernement et menée par l’Institut français pour la performance énergétique des bâtiments (IFPEB) . Cette initiative permet d’échanger les bonnes pratiques pour associer télétravail et économies d’énergie » explique Mathias Pattein, Responsable Sobriété Energétique chez Allianz France et Local Environmental Officer.
Columbia Threadneedle renforce son offre de fonds durables et reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. La société procède également au changement de dénomination des fonds de ses SICAV.
Columbia Threadneedle Investments (Columbia Threadneedle), groupe de gestion d’actifs international de premier plan, reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. À la suite de cette requalification, qui prend effet aujourd’hui, l’offre de Columbia Threadneedle comprendra 24 fonds Article 8 et quatre fonds Article 9. 84% de l’encours sous gestion des SICAV seront désormais classés comme des produits financiers relevant de l’un de ces articles. En outre, Columbia Threadneedle prendra en compte les principales incidences négatives (PIN) de ses décisions d’investissement qui peuvent nuire aux facteurs de durabilité en combinant les exclusions, la recherche et le suivi des investissements et en s’engageant auprès des entreprises dans lesquelles la société investit.
Nouveaux fonds SFDR Article 9 :
• CT (Lux) European Social Bond
Géré de manière active, le fonds CT (Lux) European Social Bond, vise à générer une double performance financière et sociale en investissant dans des obligations émises par des entreprises, majoritairement au niveau européen. Le fonds vise à soutenir des projets ayant un impact positif sur les individus, les communautés et la société dans son ensemble. Géré par Tammie Tang, le fonds a été lancé en 2017 dans le but d’exploiter la puissance du marché obligataire pour générer un impact positif sur la société sans pour autant sacrifier les rendements financiers. Afin d’atteindre son objectif social, le processus d’investissement suit une approche claire :
1. Définition de l’univers social éligible à l’investissement en identifiant les catégories d’obligations qui présentent un meilleur potentiel de génération de résultats sociaux pour l’un des sept secteurs identifiés (par exemple le logement abordable, la santé et le bien-être, la relance et le développement économiques) tout en excluant celles présentant des caractéristiques sociales négatives.
2. Respect de certaines normes sociales afin de s’assurer qu’aucune obligation détenue n’enfreint les normes établies.
3. Accent mis sur l’inclusion positive à travers une évaluation approfondie de la contribution des obligations à des résultats sociaux positifs.
4. Efforts continus en matière de gouvernance, de surveillance, d’engagement et de reporting afin de maintenir et de renforcer l’engagement et les normes du fonds en matière sociale.
INCO, organisation spécialisée dans l’investissement d’impact, aide le fonds à évaluer et à communiquer annuellement ses résultats sociaux et lui fournit des études sur les tendances et les pratiques pertinentes pour l’investissement d’impact.
• CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity
Lancé en 2021 et géré par Pauline Grange, le fonds CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity vise à générer une croissance du capital en investissant dans des actions de sociétés du monde entier qui ont un impact positif et durable sur l’environnement et/ou la société via leurs produits et/ou services, et qui affichent de solides pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). L’équipe a identifié huit thèmes : 3 environnementaux et 5 sociaux tels que décrits cidessous :
– Santé et bien-être ;
– Réduction des inégalités ;
– Travail décent et croissance économique ;
– Villes et communautés durables ;
– Education de qualité ;
– Energie propre à un coût abordable ;
– Industrie, innovation et infrastructure
– Consommation et production responsables.
Les fonds continueront à investir dans des actifs durables. Cependant, la politique d’investissement et l’annexe NTR SFDR seront modifiées pour indiquer explicitement qu’ils s’engageront à investir au moins 80% de leurs actifs dans des investissements durables au sens de l’article 2(17) du SFDR et qu’ils relèveront de l’article 9 du SFDR.
Changement de dénomination des fonds
À partir d’aujourd’hui, les noms des fonds « Threadneedle (Lux) » et « Columbia Threadneedle (Lux) » seront modifiés et porteront le préfixe « CT (Lux) ». Ces changements visent à mieux refléter la marque Columbia Threadneedle et à offrir une meilleure cohérence au sein de sa gamme. Ces derniers font suite à l’acquisition des activités de gestion d’actifs de BMO dans la région EMOA.
Florian Uleer, Head of EMEA Wholesale chez Columbia Threadneedle : « Nous nous réjouissons de pouvoir proposer l’intégralité de nos produits sous une dénomination simplifiée à nos clients et distributeurs et nous sommes fiers d’avoir développé une offre aussi vaste au fil des années afin de continuer à répondre à leurs besoins en constante évolution.Nous savons que la manière dont nous investissons et les actifs dans lesquels nous investissons sont aussi importants que les rendements financiers que nous générons pour nos clients. C’est pourquoi, depuis que nous avons lancé le premier fonds éthique en Europe en 1987, nous n’avons cessé d’étoffer notre gamme de produits afin de répondre aux exigences de durabilité de nos clients. Depuis l’introduction du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) en 2021, notre priorité a été de renforcer nos capacités en matière d’investissement responsable, tout en adaptant notre offre aux nouvelles règles. Nous sommes heureux de pouvoir faire passer huit fonds en catégorie Article 8 et deux fonds en catégorie Article 9, ce qui signifie que plus de 80% des actifs sous gestion dans notre gamme de SICAV luxembourgeoises relèvent désormais de l’un de ces deux articles. Ceci nous permet de proposer un choix plus large à nos clients ».
À propos de Columbia Threadneedle Investments
Columbia Threadneedle Investments est un gestionnaire d’actifs mondial de premier plan, à la tête d’un encours de quelque 587 milliards USD/554 milliards EUR/481 milliards GBP1 pour le compte d’une clientèle internationale composée d’investisseurs institutionnels, d’entreprises et de personnes physiques.
Nous comptons plus de 2.500 collaborateurs, dont plus de 650 professionnels de l’investissement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie2. Notre offre couvre un vaste éventail de stratégies d’investissement en actions, obligations et produits alternatifs, ainsi que des capacités en investissement responsable et une gamme complète de solutions.
Columbia Threadneedle Investments est la division internationale de gestion d’actifs d’Ameriprise Financial, Inc. (NYSE :AMP), un grand fournisseur américain de services financiers. En tant que tel, nous bénéficions de l’appui d’un grand groupe diversifié et à forte capitalisation.
Dans un monde en quête de solutions face aux enjeux climatiques, la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 28), va boucler une année 2023 marquée par des températures records. Récemment, les grandes compagnies pétrolières ont fait des annonces ambitieuses concernant leur transition énergétique. Cependant, derrière ces déclarations, se cache la question cruciale de la confiance et de la transparence : s’agit-il d’un véritable engagement envers la transition ou d’une simple stratégie de communication ? Pour aborder la réponse de manière documentée, impak Analytics a analysé les 6 supermajors pétrolières, soit ExxonMobil, BP, TotalEnergies, Chevron, Shell et Eni. Cette étude analyse en profondeur leurs actions concrètes, leurs investissements dans les énergies renouvelables, leurs politiques, et l’efficacité de leurs démarches pour opérer la transition énergétique.
La première conclusion de notre étude est sans appel : les impacts négatifs des activités de ces multinationales et de leurs sous-traitants sont incontestables et toujours plus importants que leurs impacts positifs qui demeurent marginaux. D’autre part, leurs impacts positifs restent marginaux. En effet, ils ne représentent qu’une fraction minime de leur modèle économique. À titre d’exemple, TotalEnergies apporte une contribution modeste aux Objectifs de Développement Durable (ODD), se limitant à seulement 1,3 % de son chiffre d’affaires.
Il y a toutefois une lumière au bout du pipeline. En effet, certaines entreprises ont réussi brillamment leur transition, à l’instar d’Orsted, qui fait figure d’exemple dans notre étude. Cette entreprise opérant autrefois dans le secteur pétrolier a su se transformer pour devenir un géant des énergies renouvelables.
N’oublions pas de mentionner les grandes absentes du débat climatique que sont les compagnies pétrolières nationales. Leurs stratégies demeurent floues et lacunaires. Un lien intéressant pour cette COP 28 qui sera justement présidée par le PDG de l’ADNOC, la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis. Il semble que les États détiennent un pouvoir de transformation dont personne ne parle vraiment. Alors que les stratégies des entreprises privées sont souvent pointées du doigt (et avec raison), les entreprises d’État ne semblent pas plus intéressées à réduire leur empreinte carbone.
La transition des pétrolières dans l’impasse : Pleins feux sur la COP 28
Alors que 2022 s’achève sur un nouveau record de températures, la COP 28 qui se tiendra prochainement à Dubaï sera décisive pour l’avenir climatique. La question de la transition énergétique y sera centrale, la combustion d’énergies fossiles représentant 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Conscientes des pressions, les supermajors pétrolières multiplient les annonces sur leur transition énergétique. Mais entre discours et réalité, un fossé subsiste. Leurs impacts négatifs demeurent majeurs et leur mitigation souvent peu efficace. Leurs impacts positifs participant à la transition restent marginaux, inférieurs à 2% de leur chiffre d’affaires. Les compagnies nationales quant à elles, détentrices de 65% des réserves d’hydrocarbures, demeurent encore plus opaques.
Les compagnies pétrolières peuvent-elles relever le défi d’un changement de cap radical ? La transition tant attendue restera-t-elle seulement un élément de langage et de communication ? Afin d’éclairer le débat, impak Analytics a analysé les actions concrètes, les investissements dans le renouvelable et l’efficacité des démarches des 6 plus grandes majors pétrolières que sont ExxonMobil (USA), BP (Royaume-Uni), TotalEnergies (France), Chevron (USA), Shell (Royaume-Uni/Pays-Bas) et Eni (Italie).
La mitigation ne peut pas compenser les impacts négatifs
Les impacts négatifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des majors pétrolières sont indéniables et multiples : émissions de gaz à effet de serre, dégradation d’écosystèmes, atteintes aux droits humains… Nos analyses révèlent que les six plus grands groupes pétroliers ont des impacts négatifs sur 10 des 17 des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. En moyenne, 94% de ces impacts négatifs sont mitigés par des mesures de réductions et de compensation dont l’efficacité réelle est très discutée.
Prenons l’exemple criant des émissions de gaz à effet de serre. En moyenne, on constate dans nos analyses que 92% des émissions des supermajors sont des émissions indirectes en amont et en aval de leur chaîne de valeur (scope 3). Or, nos analyses démontrent que les principales mesures de réduction des émissions ciblent majoritairement les opérations directes des groupes (scope 1) ou leur consommation d’énergie (scope 2).
Problème : ces scopes ne représentent qu’une infime partie de leur empreinte carbone. De plus, certaines majors comme Chevron ou ExxonMobil n’ont aucun objectif de réduction de leurs émissions de scope 3 en valeur absolue. Difficile dans ces conditions de croire que ces entreprises s’attaquent véritablement aux sources principales de leur impact climatique. Par ailleurs, Shell, BP et TotalEnergies ont revu à la baisse leurs engagements pour le climat malgré le consensus des experts climatiques, dont le GIEC, qui alertent qu’il faut cesser les développements de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, incompatible avec l’atteinte de l’objectif 1.5 °C. Pourtant certains acteurs continuent d’investir massivement dans l’exploitation de nouveaux gisements d’énergies fossiles. BP a par exemple révisé son plan de réduction de la production de pétrole, maintenant orienté vers une diminution de 25 % d’ici à 2030, par rapport à l’objectif initial de 40 %. Eni pourrait se classer au troisième rang mondial des entreprises en 2023 pour le volume des nouvelles réserves de pétrole et de gaz dont l’exploitation a été approuvée. En effet, selon le récent rapport de l’ONG Urgewald, 96% des producteurs de pétrole et de gaz dans le monde continuent l’exploration et les développements pétroliers.
Enfin, notre analyse des controverses, impliquant les supermajors montre que près de 80% d’entre elles se concentrent sur 4 thématiques principales. Près d’un quart (23%) concerne des accusations de greenwashing et de désinformation climatique. Shell est notamment épinglé pour avoir publiquement nié l’existence du réchauffement climatique et ses causes. BP est mis en cause au Royaume-Uni pour la promotion de produits néfastes pour l’environnement.
20% des polémiques portent sur des violences et déplacements forcés de communautés locales, comme au Nigeria ou en Ouganda. 18% dénoncent leur inaction climatique, à l’instar des poursuites contre Shell pour sa stratégie de compensation carbone jugée insuffisante, ou contre TotalEnergies pour inaction climatique en France. Enfin, 16% des controverses relèvent d’accusations de corruption, évasion fiscale et soutien à des régimes oppressifs. Autant de cas qui interrogent sur l’efficacité réelle des mesures mises en avant par ces groupes.
On constate un écart grandissant entre les effets d’annonce et les changements réels opérés par les pétrolières. Les efforts sont encore trop peu efficaces pour espérer approcher des ODD d’ici 2030.
Des impacts positifs surestimés
Depuis quelques années, les supermajors communiquent abondamment sur le “verdissement” de leurs activités, mais dans les faits, nos données montrent que leurs impacts positifs restent dérisoires. Selon notre méthodologie, un impact positif lié à un ODD signifie que l’entreprise s’efforce intentionnellement de générer au moins un résultat positif lié à la cible d’un ODD qui se traduit par un changement mesurable pour les parties prenantes concernées. Parmi les entreprises que nous avons analysées, seules TotalEnergies et Shell ont des impacts positifs, mais ceux-ci représentent moins de 2% de leurs chiffres d’affaires.
TotalEnergies se distingue légèrement avec 1,3% de son chiffre d’affaires contribuant positivement à 3 ODD dont l’ODD 7 principalement (Energie propre et d’un coût abordable) en fournissant des solutions pour améliorer l’accessibilité à l’énergie des populations des pays émergents (ODD 7.1) ou encore en produisant des énergies renouvelables (ODD 7.2) ainsi que des solutions pour améliorer l’efficacité énergétique de ses clients (ODD 7.3). Une goutte d’eau au regard de ses activités carbonées tournées vers l’énergie fossile, avec une stratégie qui reste concentrée sur le gaz naturel. Shell arrive en seconde position avec 0,6% de son chiffre d’affaires provenant de la production d’énergies renouvelables (ODD 7.2).
Que révèle notre étude sur les autres supermajors comme Exxon Mobil, BP, Chevron, et Eni ?
Bien qu’elles se targuent d’être en première ligne de la transition énergétique en mettant en avant dans leurs reporting leurs implications dans le renouvelable, l’hydrogène, les biocarburants, les bornes pour véhicules électriques et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CCUS), elles peinent à fournir des informations transparentes sur les revenus et résultats générés. Cette transparence sélective rend l’évaluation de leurs prétendus impacts positifs impossible selon notre méthodologie, qui se veut des plus rigoureuses. Cette différence de transparence par rapport à TotalEnergies et Shell s’explique notamment par les réglementations européennes comme la taxonomie verte, qui contraignent des groupes comme TotalEnergies et Shell à plus de clarté sur leurs activités contribuant à la transition.
Ces activités restent également marginales par rapport au cœur du modèle d’affaires de ces entreprises qui reste tourné vers l’énergie fossile.
In fine, une transition énergétique est-elle vraiment compatible avec le modèle économique des majors pétrolières ?
Nos analyses montrent que certains acteurs comme Orsted prouvent pourtant qu’une mutation réussie est possible. Dans les années 90,Orsted était l’un des producteurs d’électricité les plus émetteurs de GES en Europe, l’entreprise danoise est devenue leader de l’éolien en 20 ans, réduisant ses émissions de GES de 86% avec près de 54% de son chiffre d’affaires dédié à un impact positif lié à l’ODD 7. Rappelons que ce chiffre est inexistant ou au mieux à 1.3% pour Total. Orsted n’est cependant pas exempte de risques et de controverses et génère également des impacts négatifs. D’après nos analyses, 23% des impacts négatifs générés par Orsted ne sont pas correctement mitigés. Cela concerne notamment les répercussions sur les communautés locales affectées par ses projets d’énergies renouvelables. Ces éléments rappellent que la transition énergétique ne saurait se résumer à substituer des énergies propres aux énergies fossiles. Pour être pleinement soutenable, elle doit s’accompagner d’une transition juste, respectueuse des populations locales et de l’environnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Ce qui est certain, c’est que des modèles de transition existent et que les supermajors doivent rapidement joindre les actes aux discours. Leur transition énergétique piétine, leurs impacts positifs demeurent minimes au regard de leur dépendance aux énergies fossiles. Seule une mutation profonde de leur modèle économique permettra une transition énergétique crédible, alignée sur l’Accord de Paris.
Compagnies pétrolières nationales : des acteurs clés dans l’ombre
La surexposition médiatique des supermajors pétrolières ne doit pas éclipser le rôle déterminant des compagnies pétrolières nationales (CPN), détenant 65% des réserves d’hydrocarbures dans le monde. Alors que le monde s’efforce d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, impak Analytics met en lumière ces acteurs souvent oubliés du débat climatique.
Prenons le top 5 mondial des compagnies pétrolières nationales (CPN) : Saudi Aramco (Arabie saoudite), Gazprom (Russie), Rosneft (Russie), Petrobras (Brésil) et ONGC (Inde). On constate que la plupart des CPN sont moins transparentes sur leur stratégie de transition énergétique que les supermajors pétrolières internationales. L’une des raisons principales ? La plupart des CPN se trouvent dans des pays émergents, tandis que la majorité des entreprises pétrolières internationales sont basées dans des pays développés où les populations ont connu un éveil écologique plus avancé, et exercent une pression plus importante sur les entreprises privées en matière de performance écologique. On observe généralement une réglementation et des exigences liées à l’ESG plus strictes, ainsi qu’un examen plus approfondi du marché sur ces questions.
Pourtant, sans implication forte des CPN, l’atteinte de l’Accord de Paris est illusoire. D’autant que les récentes annonces de l’Arabie saoudite, sur l’exploitation massive de nouveaux gisements d’hydrocarbures sont de mauvais augure pour le pays qui accueille la COP 28 son entreprise nationale Saudi Aramco étant identifiée comme une des entreprises avec les plus grands plans d’expansion pétrolière au monde.
La COP 28 doit être l’occasion d’intégrer enfin ces acteurs incontournables dans une stratégie mondiale cohérente. Car pour réussir la transition énergétique, tous les maillons de la chaîne doivent être au rendez-vous.
Alors que la COP 28 se profile à l’horizon, le verdict est sans appel : malgré leur communication offensive sur la « transition énergétique », les supermajors pétrolières sont encore loin du compte. Entre greenwashing et engagements a minima, leurs maigres impacts positifs ne pèsent pas lourd face à l’ampleur colossale de leurs impacts négatifs. Les mastodontes nationaux, principaux contributeurs au changement climatique ne sont pas en reste, faisant même pâle figure en matière de transparence et d’engagements crédibles.
Pour infléchir sérieusement la courbe du thermomètre, une métamorphose en profondeur s’impose. Même si les réglementations poussent les entreprises nationales à plus de transparence et de responsabilité dans leur reporting extra-financier, cela ne sera pas suffisant. L’exemple de TotalEnergies parle de lui-même. Bien qu’ayant une stratégie climatique détaillée et des contributions positives aux ODD, son interprétation de la transition est jugée insuffisante comme en témoignent les nombreuses controverses liées à l’inaction climatique et au greenwashing auxquelles l’entreprise est confrontée.
Pour une transition réussie, ces entreprises doivent démontrer un changement tangible de modèle : avec une part croissante d’activités bas carbone, une stratégie climat alignée sur les Accords de Paris, et la fin des nouvelles explorations d’hydrocarburants, tel que recommandé par le GIEC.
Les pétrolières sauront-elles saisir le momentum de la COP 28 pour enclencher une véritable transition, à l’instar d’Orsted ?
Un nouveau modèle pour la conformité et le leadership ESG des entreprises.
L’ESG (ou activités environnementales, sociales et de gouvernance) est de plus en plus reconnu comme un impératif commercial. Pourtant, les doutes inhérents au retour sur investissement peuvent obscurcir la stratégie d’investissement et la prise de décision. Cela perpétue en fin de compte une dichotomie perçue entre ce qui est bon pour les gens et la planète et ce qui est bon pour le portefeuille.
Green Finance : “Pourrions nous revenir sur le principe de la double matérialité ? une définition peut être ?”
” En effet, la matrice de double matérialité met en évidence l’interdépendance entre les aspects internes et externes de la durabilité. Pour faire simple c’est un concept utilisé dans le domaine du Green, sens large, afin d’évaluer les impacts et les risques associés aux questions économiques, sociales et environnementales. Elle met en évidence l’importance de prendre en compte à la fois les aspects internes et externes de la durabilité. La matérialité interne : Cette dimension fait référence aux aspects internes d’une organisation qui sont considérés comme étant matériellement importants avec les questions internes liées aux performances économiques, aux opérations, aux ressources humaines, à la gouvernance, aux impacts environnementaux, soit l’ensemble des critères ESG. La matérialité interne est généralement évaluée en fonction de critères financiers, de la stratégie de l’entreprise et des attentes des parties prenantes internes. La matérialité externe : Une dimension qui englobe les questions et les enjeux liés aux parties prenantes externes, tels que les clients, les investisseurs, les communautés locales, les fournisseurs, les régulateurs, et tous autres acteurs. La matérialité externe est évaluée en fonction des attentes de ces parties prenantes, des réglementations, des tendances du marché, des risques et des opportunités externes. Cette Double Matérialité, prendra du temps comme le relate l’étude Ipsos et mes derniers dires sur l’avancement de la CSRD ou Taxonomie verte“ – nous exprime Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance.
Double matérialité
Les évaluations de double matérialité nécessitent une considération et une compréhension égales des domaines d’impact financier et des domaines d’impact sur les personnes et la planète. Ils sont donc essentiels pour contribuer à combler le fossé perçu entre les deux.
En abordant à la fois la matérialité financière et durable, une entreprise peut en théorie prioriser plus efficacement la prise de décision et la stratégie.
« L’ESG est un espace en constante évolution. Afin de suivre le rythme de ces changements, il est important de continuer à réfléchir sur la matérialité. »
Cependant…
Même si les évaluations de double matérialité gagnent en popularité, elles restent un concept relativement nouveau, sans alignement universellement standardisé et avec de nombreux cadres d’orientation concurrents.
Les approches actuelles comportent donc de nombreux écueils, notamment :
Recours aux résultats basés sur la perception
Des lignes directrices et des cadres concurrents et déroutants
Manipulation des données avec pondération
Manque d’objectivité
Manque d’approche « globale »
En conséquence, de nombreuses entreprises et organisations risquent de procéder à une double évaluation de matérialité d’une manière qui n’ajoute pas de valeur significative aux investisseurs ou aux stratégies et efforts de développement durable.
« Les entreprises risquent d’adopter une stratégie mal informée si elles s’appuient uniquement sur des évaluations basées sur la perception d’un sujet qui est largement mal compris tant par le grand public que par les parties prenantes au sens large. »
Une nouvelle approche
Cet article répond à ces problèmes en :
Démystifier le processus de réalisation d’évaluations de double matérialité ;
Mettre en évidence les principaux pièges et limites du processus et recommander les meilleures pratiques pour les approches conventionnelles actuelles ; et
Présentation d’un nouveau modèle innovant qui répond aux limites traditionnelles.
Ce n’était pas gagné… Après une lettre au gouvernement initiée par Reclaim Finance, et signée par un grand nombre d’acteurs financiers, Bruno Lemaire a entériné le renforcement du label d’Etat ISR (Investissement Socialement Responsable).
Le Label ISR, créé en 2016, a été en France le premier Label d’Etat permettant au grand public de choisir des supports d’épargne intégrant dans leur gestion des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce sont ainsi, aujourd’hui, 1174 fonds qui sont labellisés ISR, pour un encours total de 773 Mds€.
En octobre 2021, la direction générale du Trésor a missionné un comité, rassemblant de multiples parties prenantes (entreprises, sociétés de gestion, académiques…), sous la présidence de Michèle Pappalardo, ancienne présidente de l’ADEME, pour renforcer l’ambition et les exigences du Label ISR. Après deux consultations publiques, le comité du Label ISR a remis ses propositions de nouveau référentiel cet été.
Il était prévu que le ministre rende public le nouveau cahier des charges le 30 septembre 2023, mais rien ne fut annoncé ce jour-là. En conséquence, les rumeurs allèrent bon train : Bruno Lemaire se serait aperçu que l’exclusion du fossile non-conventionnel allait interdire de facto TotalEnergies – fleuron incontournable de l’industrie française – et s’interrogerait… L’association française de la gestion financière (AFG), dans sa réponse publique lors de la consultation du label, estimait que « les contraintes relatives à la construction de l’univers d’investissement initial sont disproportionnées, difficiles à mettre en œuvre et viendraient restreindre la capacité de gestion des acteurs. »
Beaucoup d’acteurs ont anticipé alors une réformette et, le 30 octobre, une soixantaine d’organisations et de personnalités, dont le président du Crédit Coopératif et président du Directoire d’Ecofi, Jérôme Saddier, et Laurence Scialom, présidente du comité éthique et de mission d’Ecofi, ont co-signé une lettre à la première ministre, Elisabeth Borne, pour exprimer leur crainte que « cette révision du label ISR et ne participe à l’institutionnalisation du greenwashing. »
Finalement, Bruno Lemaire a tranché et la réforme du label ISR se fera aux dépens des producteurs d’énergies fossiles. Une excellente surprise pour les promoteurs de la finance verte et les défenseurs de l’environnement. En effet, TotalEnergies est présent à ce jour dans environ 20% des fonds labellisés ISR. Cependant, les conséquences financières devraient être très limitées pour la major pétrolière, la France ne représentant que 18% de l’actionnariat institutionnel de TotalEnergies, contre 48% pour les États-Unis. L’impact de cette exclusion sera essentiellement d’ordre réputationnel et pourrait réduire l’attractivité de la compagnie auprès de la jeune génération d’ingénieurs notamment.
Le communiqué de presse du ministère des Finances précise que l’éligibilité des fonds au label exclura les entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels (pétrole et gaz de schiste, offshore très profond, pétrole bitumineux, forages en Arctique, etc.). Dépassant les préconisations du comité, et répondant aux recommandations des ONG dont Reclaim Finance, le nouveau cahier des charges exclura également les entreprises qui lancent de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation et de raffinage d’hydrocarbures. Cerise sur le gâteau, un plan de transition aligné avec l’Accord de Paris sera requis pour les entreprises investies.
Bercy a également confirmé que le label demandera aux gérants une approche globale sur les trois piliers de l’ESG avec un renforcement de la sélectivité qui conduira à une élimination de l’univers d’investissement de 30% contre 20% auparavant.
Le nouveau référentiel sera publié d’ici fin novembre 2023 et entrera en vigueur le 1er mars 2024. Une année de transition permettra aux gérants de fonds labellisés de faire le choix de « nettoyer » leurs portefeuilles en vendant les producteurs d’énergie devenus inéligibles ou de renoncer au Label.
Pour Bercy, « il n’y a pas d’ambiguïté dans cette annonce, ni exceptions, ni notes de bas de page, c’est bien l’ensemble du secteur des exploitants du charbon et des hydrocarbures qui est exclu du Label. Le ministère a souhaité que le Label soit lisible et crédible pour l’épargnant, en faisant de la lutte contre le réchauffement climatique un incontournable ».
Dans le cadre du renouvellement de ses mandats, l’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer vingt-et-un mandats de gestion de portefeuilles – onze actifs et dix dits stand-by – d’actions cotées sur les zones euro, Europe et Japon.
La consultation, lancée en septembre 2022, portait sur six lots correspondant respectivement à six types d’approche (deux lots de gestion indicielle et quatre lots de gestion fondamentale).
À l’issue de cette procédure formalisée, l’Établissement a décidé de retenir les offres des sociétés suivantes :
Lot 1 – Gestion d’actions de la zone Euro selon une approche indicielle visant à répliquer l’indice ERAFP SRI Index on MSCI EMU
➔ Titulaire d’un mandat actif : Amundi Asset Management
➔ Titulaire d’un mandat stand-by : DWS Investment SA
Lot 2 – Gestion d’actions de la zone Euro selon une approche indicielle visant à répliquer l’indice SciBeta Eurozone SRI carbon efficient MSR CTB index
➔ Titulaire d’un mandat actif : BlackRock France S.A.S
➔ Titulaire d’un mandat stand-by : BNP Paribas Asset Management France
Lot 3 – Gestion fondamentale ISR d’actions cotées de moyennes et grandes capitalisations de la zone Euro
➔ Titulaires de mandats actifs : Allianz Global Investors GmbH, BNP Paribas Asset Management France, Lazard Frères Gestion SAS, Tocqueville Finance SA et Edmond de Rothschild Asset Management France
➔ Titulaires de mandats stand-by : Mirova et DNCA Finance
Lot 4 – Gestion fondamentale ISR d’actions de moyennes et grandes capitalisations, Europe
➔ Titulaire d’un mandat actif : Candriam
➔ Titulaires de mandats stand-by : Comgest et BlackRock France S.A.S
Lot 5 – Gestion fondamentale ISR d’actions de petites capitalisations de la zone Europe
➔ Titulaire d’un mandat actif : BFT Investment Managers qui déléguera la gestion financière à Montanaro Asset Management Limited
➔ Titulaires de mandats stand-by : FIL Gestion et Amiral Gestion
Lot 6 – Gestion fondamentale ISR d’actions toutes capitalisations, Japon
➔ Titulaires d’un mandat actif : Comgest et BFT Investment Managers qui délèguera la gestion financière à Wellington Management Japan
➔ Titulaires de mandats stand-by : Pictet Asset Management SA et Lazard Frères Gestion SAS
Que ce soit dans le cadre du lot 1 ou du lot 2, les titulaires auront pour objectif de développer une gestion indicielle par réplication en titres vifs des indices de référence respectifs. La conformité du portefeuille avec le Dispositif ISR de l’ERAFP sera assurée à travers le processus de construction de l’indice de référence.
Dans le cadre des autres lots, les titulaires développeront une gestion non benchmarkée basée sur l’analyse fondamentale des titres de l’univers d’investissement. L’objectif de gestion sera d’obtenir une performance supérieure à celle de l’indice de comparaison de la performance dans le respect du Dispositif ISR de l’ERAFP.
Enfin, il sera attendu que chaque titulaire vote activement aux assemblées générales des entreprises détenues en portefeuille, en cohérence avec la politique de vote de l’ERAFP.
Avec le renouvellement de ces mandats, l’ERAFP poursuit la montée en charge du Régime et renforce ainsi sa contribution au financement de l’économie.
À titre indicatif :
Le montant global alloué sur la durée du marché pour chacun des lots de gestion indicielle sera compris entre un et dix milliards d’euros, et sera compris entre cinq cents millions et huit milliards d’euros pour chacun des lots de gestion fondamentale.
La durée du marché sera de six ans avec la possibilité pour l’ERAFP de le reconduire pour deux périodes successives d’un an chacune. Dix des vingt-et-un mandats attribués étant dits stand-by, l’ERAFP se réserve l’opportunité de les activer, ou non, sur toute cette période.
À propos de L’ERAFP :
1er fonds de pension public français et investisseur institutionnel 100 % ISR Avec près de 40 milliards d’actifs financiers investis dans leur intégralité suivant une démarche 100 % socialement responsable, l’ERAFP se place parmi les plus grands investisseurs institutionnels ISR. Dès la création du Régime en 2005, le conseil d’administration a fait le choix d’optimiser la performance de son portefeuille d’actifs financiers dans le respect des principes ISR. Signataire des Principes d’investissement responsable de l’ONU, l’ERAFP a adopté, en mars 2006, une Charte ISR, reposant sur les cinq valeurs suivantes : État de droit et droits de l’Homme ; Progrès social ; Démocratie sociale ; Environnement ; Bonne gouvernance et transparence. L’ERAFP est également l’un des plus importants fonds de pension publics au monde en termes d’affiliés avec près de 4,5 millions de bénéficiaires, 44000 employeurs et 2 milliards d’euros de cotisations collectées en 2022. Régime de retraite obligatoire, par points, l’Établissement gère, depuis le 1er janvier 2005, les droits à une retraite additionnelle pour les fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales et du secteur public hospitalier.
Alors que la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) entrera en action à partir de 2024 et qu’elle concernera près de 50 000 entreprises en Europe, Baker Tilly a interrogé les entreprises européennes, notamment françaises, afin de connaître leur degré de préparation à cette nouvelle obligation de reporting de durabilité. A la fois curieuses et préoccupées par la mise en place de cette nouvelle réglementation, 88 % des entreprises interrogées ne se sentent pas encore prêtes pour répondre aux attendus de la CSRD.
CSRD : la majorité des entreprises ne sont pas encore prêtes
Selon l’étude, les entreprises n’ont pas encore bien appréhendé les nouvelles obligations de reporting ESG qui découlent de la CSRD. Ainsi, 57 % des répondants estiment n’avoir que peu ou pas de connaissance du sujet.
Sur l’ensemble des sujets traités dans l’étude, on distingue ainsi 3 grandes catégories d’entreprises :
les leaders (12 %) qui se sentent (presque) prêts à la mise en place de la CSRD,
les suiveurs (59 %) qui ont entamés leur préparation mais qui ont encore des progrès à faire pour être prêts,
les retardataires (29 %) qui sont peu ou pas préparés.
Se conformer à la CSRD représente un défi pour les entreprises
Si la plupart des entreprises ont déjà formalisé une stratégie RSE et suivent des indicateurs ESG, elles vont devoir faire évoluer leurs organisations et leurs systèmes de reporting pour répondre aux exigences de la CSRD et publier leur rapport de durabilité.
La double matérialité, un enjeu de taille pour les entreprises.
Alors que 31 % des entreprises interrogées n’ont jamais mené d’analyse de leurs risques ESG, seulement 16 % des répondants ont déjà réalisé une analyse de double matérialité.
Pour rappel, l’Union européenne a retenu la double matérialité pour la priorisation des enjeux ESG. Un enjeu ESG est considéré comme “matériel” pour une entreprise s’il a un impact sur sa performance financière ou si l’entreprise a un impact sur cet enjeu.
La plupart des entreprises ne prennent pas non plus en compte leurs parties prenantes sur les sujets ESG. Seuls 37 % des répondants ont commencé à les interroger parmi lesquels 4 % seulement les ont pleinement impliquées.
« Le groupe n’avait pas formalisé d’analyse de matérialité par le passé, ce qui rend l’exercice actuel crucial pour s’assurer qu’aucun sujet important ne soit négligé » Anaël Le Goff, Coordinateur de mission de CETIH.
La nécessaire remise à plat des systèmes de reporting ESG.
Aujourd’hui seulement 9 % des entreprises considèrent que leur système de reporting ESG est prêt ou presque pour la CSRD ; à l’inverse, plus de 6 entreprises sur 10 (62 %) estiment qu’il ne l’est pas. Elles sont également 62 % à encore utiliser Excel pour collecter leurs données ESG.
L’ambition de la CSRD est claire : mettre sur le même plan l’information financière et l’information de durabilité de l’entreprise. Pourtant seulement 7 % des entreprises ont confiance en la qualité des données et en leur système de collecte. 35 % des répondants collectent encore leurs données ESG sans processus de contrôle interne et 20 % n’ont pas mis en place de procédure de collecte de données.
« Nous voulons que la CSRD nous soit utile et qu’elle nous permette d’avoir un vrai outil de pilotage pour notre stratégie responsable. Le travail à mener pour y arriver concerne aussi bien la collecte d’informations quantitatives que la production d’informations qualitatives » Anne-Céline Philippot, Directrice RSE et responsable partenariats de Groupe IMA.
« Les entreprises historiquement engagées dans le reporting ESG ou RSE bénéficient d’un avantage certain pour cette mise en conformité aux exigences à venir car elles collectent déjà une partie de leurs données » souligne Delphine Leduc, Directrice du Pôle réglementaire RSE chez Baker Tilly.
Au-delà de la contrainte, les entreprises perçoivent l’intérêt de la CSRD
Si 33 % des personnes sondées se disent préoccupées par la CSRD, elles sont majoritairement curieuses (51 %).
Malgré le défi posé par la CSRD, seulement 21 % des entreprises décrivent la CSRD comme « une contrainte avec peu de valeur ajoutée ». Selon l’étude, les entreprises perçoivent l’intérêt de la CSRD, qui va les aider à :
structurer les processus internes (45 %),
améliorer le niveau d’informations disponibles (45 %),
rendre leurs entreprises plus résilientes (30 %),
Et leur offrir un avantage concurrentiel (19 %).
Si la mise en conformité avec les attendus de la CSRD représente bel et bien un challenge pour les entreprises, le rapport de durabilité devrait devenir le document de référence sur les enjeux ESG des entreprises. Contrairement aux rapports RSE utilisant de multiples référentiels ou même à la DPEF, le rapport de durabilité permettra d’harmoniser les pratiques de reporting ESG, en proposant une information ESG de qualité, fiable et comparable.
« La CSRD aura un effet d’entraînement sur l’ensemble des entreprises, y compris celles qui n’y sont pas soumises. Au-delà de l’aspect purement réglementaire, la CSRD représente une véritable opportunité pour elles d’approfondir l’intégration des enjeux de durabilité au cœur de la stratégie de leur entreprise, notamment sur les sujets de la décarbonation et de la transition écologique. » conclut Delphine Leduc.
Méthodologie de l’enquête :
Enquête menée via un questionnaire en ligne auprès de 305 répondants dont 70 % dans des entreprises bientôt sujettes à la CSRD et représentants 14 pays européens.Cette enquête a été complétée par 5 entretiens auprès d’experts ESG dans des entreprises concernées par la CSRD.Notez que parmi les répondants, près de 4 entreprises sur 10 (38 %) sont françaises.
La CSRD: pourquoi, quand et comment?
Le pacte vert a pour objectif la transformation de l’Europe en une économie neutre en carbone d’ici 2050.
Afin d’orienter les investissements vers les entreprises les plus vertueuses, l’Union européenne a publié un ensemble de réglementations pour harmoniser les pratiques de reporting ESG. Publiée en 2022, la CSRD vise à améliorer la transparence des informations, la comparabilité des entreprises et la fiabilité des données publiées. Intégré dans le rapport de gestion, l’objectif est de mettre au même niveau l’information de durabilité et l’information financière.
Pour ce faire, les entreprises auront l’obligation de publier un rapport de durabilité contenant des informations sur la gouvernance, la stratégie, la gestion des impacts, les objectifs et les indicateurs ESG. L’ensemble des informations quantitatives et qualitatives attendues dans le rapport de durabilité sont détaillées au sein des normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards).
La CSRD exigera des entreprises qu’elles relèvent 5 défis stratégiques :
– La gouvernance et la stratégie ESG,
– L’évaluation et la matérialité (impacts, risques et opportunités),
– Le processus de collecte des données,
– La communication et publication des données,
– Le plan d’adaptation à la CSRD.
C’est pour répondre à ces différents enjeux que Baker Tilly France a mobilisé les experts RSE de Goodwill-management, en partenariat avec Baker Tilly Espagne, Italie et Pays-Bas pour réaliser cette enquête.
Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil en France et dans le monde, présente les résultats de son enquête sur la directive (UE) 2022/2464, dite « CSRD » (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui s’appliquera progressivement à compter du 1er janvier 2024. Cette étude a été réalisée auprès de dirigeants d’ETI par l’Institut Opinionway du 16 octobre au 6 novembre 2023.
Le reporting extra financier CSRD est une réalité pour les dirigeants d’ETI,
La majorité des ETI ont déjà réalisé un bilan carbone ou un diagnostic RSE,
Près de ¾ des ETI estiment disposer des profils, ressources et compétences internes.
Le reporting extra financier CSRD est une réalité dans la majorité des ETI interrogées. Pour 28%, le projet est en cours d’étude et 21% ont commencé à déployer un plan d’action. Enfin, 11% des dirigeants déclarent même avoir déjà finalisé sa mise en place. 60% des ETI estiment donc avoir un niveau de maturité assez avancé sur le sujet de la CSRD.
Cette mobilisation s’explique également par les délais rapprochés : dès 2024 (première publication en 2025), la CSRD s’appliquera progressivement et concernera notamment les entreprises au CA supérieur à 40M€, quel que soit leur secteur d’activité. Compte-tenu de la cible des répondants (ETI à partir de 50 M€ de chiffre d’affaires), il est également logique que la majorité des dirigeants soit déjà en ordre de marche pour appliquer cette Directive.
Néanmoins, 20% des ETI déclarent que le sujet n’a pas encore fait l’objet d’un examen de faisabilité. Et la même proportion (20%) annonce qu’il n’a toujours pas été abordé.
Le déploiement de la CSDR s’accompagne de deux principales préoccupations en moyenne citées par les dirigeants : les inquiétudes liées au manque de clarté des informations disponibles (58 %) et le coût financier de la mise en place du projet (55 %) et, dans une moindre mesure (40%), des incertitudes sur le calendrier d’application.
73 % des ETI ont déjà réalisé un bilan carbone ou un diagnostic RSE pour évaluer leur conformité par rapport aux attentes des parties prenantes. 36% ont même effectué les deux. Des bilans/diagnostics qui se font ou se feront principalement avec un prestataire spécialisé.
74% des dirigeants estiment enfin disposer à date des profils, ressources et compétences internes leur permettant d’appréhender au mieux le projet. Vincent Frambourt et Christophe Drevelle, respectivement Associé audit en charge de la Durabilité et Directeur Transformation Durable chez Grant Thornton déclarent : « Cette étude souligne l’avancement important des ETI Françaises sur les sujets de transformation durable, tant en termes de réalisation de bilan carbone ou diagnostic RSE que sur la prochaine entrée en vigueur de la directive CSRD. S’ils soulignent un besoin de formation et des investissements importants en SI, les dirigeants sont confiants quant à la quantité et la qualité de leurs ressources internes pour mener à bien ce chantier. La transition à la CSRD doit être menée en gestion de projet, pour anticiper les difficultés normatives et sensibiliser l’ensemble des fonctions internes aux impacts liés à ce changement. Ce nouveau reporting extra financier et son appréhension globale seront un véritable levier de performance pour les ETI et non une obligation administrative supplémentaire : avant tout une opportunité ! »
Méthodologie : étude quantitative réalisée du 16 octobre au 6 novembre 2023 auprès d’un échantillon de 100 dirigeant(e)s d’entreprises (PDG, DG, DAF, …) dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 millions d’euros. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement sur les données de secteurs d’activité et de taille salariale. L’échantillon a été interrogé par téléphone sous système CATI par le partenaire Ariane Etudes.
À propos de Baker Tilly France
Groupe de conseil pluridisciplinaire, Baker Tilly s’attache depuis 60 ans à accompagner les entreprises de toutes tailles dans le développement de leurs activités. Fort d’un réseau de partenaires spécialisés, Baker Tilly dispose d’un panel complet de solutions pour fournir un service à la hauteur des exigences des dirigeants d’entreprises d’aujourd’hui. Son appartenance au réseau Baker Tilly, 9ème réseau mondial d’audit et de conseil, en tant qu’unique représentant français, facilite le déploiement de ses clients à l’international. Société résolument basée sur l’humain, Baker Tilly compte au quotidien sur ses 2 000 collaborateurs pour mener l’entreprise vers un modèle d’affaires plus responsable et accompagner ses 30 000 clients dans une logique de performance économique, durable et globale. Avec 60 bureaux de proximité implantés en France, Baker Tilly a réalisé un chiffre d’affaires de 161 M€ en 2022.
À propos de Grant Thornton France
Grant Thornton, groupe leader d’Audit et de Conseil, rassemble en France plus de 2500 collaborateurs dont 142 associés dans 24 bureaux, en se positionnant sur 6 métiers : Audit, Expertise Conseil, Conseil Financier, Conseil Opérationnel & Outsourcing et Conseil Juridique et Fiscal et Transformation Durable.
Grant Thornton accompagne les entreprises dynamiques (sociétés cotées, entreprises publiques et privées) pour leur permettre de libérer leur potentiel de croissance, grâce à l’intervention d’associés disponibles et impliqués, épaulés par des équipes délivrant une expertise à très haute valeur ajoutée.
Les membres de Grant Thornton International Ltd constituent l’une des principales organisations d’Audit et de Conseil à travers le monde. Chaque membre du réseau est indépendant aux plans financier, juridique et managérial.
À propos de Grant Thornton International Limited
Grant Thornton International Ltd, groupe leader d’Audit et de Conseil, est un réseau intégré et indépendant, rassemblant plus de 60 000 collaborateurs dont près de 4 000 associés implantés dans plus de 130 pays. La puissance de l’organisation internationale permet de mobiliser des équipes multiculturelles et de répondre aux problématiques des clients de manière globale, garantissant ainsi les mêmes standards de qualité, de risk management, de process et d’excellence, partout dans le monde.
Au moment où les enjeux de transition écologique et de souveraineté numérique deviennent des sujets majeurs pour le pays, l’Institut Mines-Télécom (IMT) et la Caisse des Dépôts signent ce jour un accord-cadre d’une durée de 3 ans. L’objectif est d’associer les forces du groupe Caisse des Dépôts et les ressources de l’Institut Mines-Télécom, en faveur du soutien aux démarches et technologies innovantes dans les domaines de la transition écologique et du numérique.
Cette initiative de partenariat est née du constat partagé que l’Institut Mines-Télécom et le groupe Caisse des Dépôts constituent deux structures engagées en faveur non seulement du développement économique régional et national mais aussi de l’émergence de champions français du numérique, en particulier en matière de transition écologique et solidaire. Avec cet accord, l’Institut Mines-Télécom apportera son expertise scientifique et technologique et les ressources entrepreneuriales de son réseau d’incubateurs de start-ups afin de soutenir les missions de développement économique, d’appui à la transition écologique et de soutien aux souverainetés des infrastructures nationales, notamment numérique, mené par le groupe Caisse des Dépôts.
« Nous sommes heureux de ce partenariat avec le Groupe Caisse des Dépôts qui va nous permettre d’amplifier nos activités de formation, recherche et accompagnement des entreprises. Nous partageons une vision commune des grands enjeux environnementaux et technologiques des territoires et allons travailler ensemble pour apporter des réponses toujours plus adaptées. » souligne Odile Gauthier, Directrice générale de l’Institut Mines-Télécom.
« Ce partenariat stratégique avec l’Institut Mines-Télécom nous permet de renforcer notre ambition, nos moyens d’actions et de collaboration pour traiter l’ensemble des dimensions liées aux démarches et technologies innovantes, dans les domaines de la transition écologique et du numérique » déclare Catherine Mayenobe, directrice générale adjointe, directrice des opérations et du pilotage de la transformation opérationnelle de la Caisse des Dépôts.
Les deux acteurs mutualiseront leurs compétences pour répondre par des réflexions et des actions communes aux nouvelles orientations étatiques sur les technologies vertes et la création d’entreprises à forte valeur ajoutée.
Ainsi, les deux structures déploient un programme d’actions portant sur les 5 volets suivants :
Le soutien au dispositif TechSprint, un appel à projet collaboratif mis en œuvre par le Groupe CDC visant à accélérer le développement de solutions Cloud/Data/IA au service de la transformation écologique du pays. L’IMT mobilisera ses ressources scientifiques, technologiques et entrepreneuriales, ainsi que sa plateforme IA & big data, Teralab, dans les phases d’embarquement des projets, de sélection des candidatures puis dans l’accompagnement des lauréats.
Le renforcement de la souveraineté numérique nationale et européenne organisé autour de Gaia-X dont l’Institut Mines-Télécom est membre fondateur et du Data Space Lab piloté par sa plateforme Teralab. En coordination avec la Direction Générale des Entreprises et le Cigref, la Caisse des Dépôts souhaite favoriser le développement de solutions souveraines qui accélèreront l’économie numérique et la circulation des données, et accompagner le Hub France de Gaia-X. Ensemble, l’Institut Mines-Télécom et la Caisse des Dépôts participeront activement à la structuration de la filière industrielle Infratech dans une logique de souveraineté de bout en bout.
L’appui à l’opérationnalisation de la doctrine France Nation Verte. L’Institut Mines-Télécom assistera la Caisse des Dépôts dans son rôle d’appui à la mise en œuvre des actions gouvernementales définies dans le Programme de transition écologique France Nation Verte.
Le soutien à la Recherche et à l’innovation en matière de Green for Tech et Tech for Green : le partenariat entre la Caisse des Dépôts et de l’Institut Mines-Télécom cherchera à lever des verrous scientifiques et technologiques identifiés par le plan France Nation Verte ou par les grands opérateurs privés des filières à transformer. La Caisse des Dépôts apportera son soutien au réseau d’incubateurs de l’IMT afin de faciliter l’émergence de jeunes entreprises innovantes dans les technologies vertes et leur accélération au cœur des territoires.
Le développement de la visibilité et de la marque employeur de la Caisse des Dépôts au sein de l’écosystème IMT, afin de renforcer ses capacités à mieux servir et orienter ses missions. Ce volet se matérialisera par l’adhésion de la Caisse des Dépôts aux programmes collectifs de la Fondation Mines-Télécom ou à des programmes pilotés par les écoles. Cela permettra de soutenir les actions des écoles de l’IMT en matière de recherche, innovation, formation tout en faisant la promotion de la marque employeur CDC auprès des élèves.
À propos de l’Institut Mines-Télécom L’Institut Mines-Télécom est le 1er groupe public de Grandes Écoles d’ingénieurs et de management de France placé sous la tutelle du ministère de l’Économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Établissement public d’enseignement supérieur et de recherche, il est constitué de huit Grandes Écoles publiques : IMT Atlantique, IMT Mines Albi, IMT Mines Alès, IMT Nord Europe, Institut Mines-Télécom Business School, Mines Saint-Étienne, Télécom Paris et Télécom SudParis, et de 2 écoles filiales : EURECOM et InSIC. Il anime et développe un riche écosystème d’écoles partenaires, de partenaires économiques, académiques et institutionnels, acteurs de la formation, de la recherche et du développement économique. Membre fondateur de Gaia-X, Teralab la plateforme IA&big data de l’IMT, en gère les projets.
Créées pour répondre aux besoins de développement économique et industriel de la France depuis le 19e siècle, les Grandes Écoles de l’Institut Mines-Télécom ont accompagné toutes les révolutions industrielles et des communications. Par la recherche et la formation d’ingénieures, d’ingénieurs, de managers, et de docteures et docteurs, l’Institut Mines-Télécom répond aux grands défis industriels, numériques, énergétiques et écologiques en France, en Europe et dans le monde. Aujourd’hui l’Institut Mines-Télécom, fort de ses 10 écoles, imagine et construit un monde qui concilie sciences, technologies et développement économique avec le respect de la planète et des femmes et des hommes qui l’habitent. Il est doublement labellisé Carnot et forme chaque année plus de 13 600 élèves.
À propos du groupe Caisse des Dépôts La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Elle regroupe cinq domaines d’expertise : les politiques sociales (retraite, formation professionnelle, handicap, grand âge et santé), les gestions d’actifs, le suivi des filiales et des participations, le financement des entreprises (avec Bpifrance) et la Banque des Territoires.
la Banque européenne d’investissement et la Région Nouvelle-Aquitaine ont conclu un accord cadre de financement de 500 millions d’euros en faveur des mobilités décarbonées. Ces investissements visent à améliorer la qualité des services ferroviaires dans la région et à contribuer au verdissement de la flotte régionale de matériel roulant.
Ils serviront notamment à financer la modernisation des lignes ferroviaires et le développement du réseau, la construction de gares, de technicentres et de nouveaux dépôts ferroviaires en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que possiblement l’acquisition de matériels roulants.
Facteur clé de la décarbonation de la mobilité, le transfert modal vers les transports publics ferroviaires doit permettre de réduire l’utilisation des véhicules privés et les impacts négatifs qu’ils génèrent sur l’environnement, la sécurité routière et les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au transport durable conformément aux objectifs de la France et de l’UE.
Cet accord est signé à l’occasion de la Séance plénière intégralement dédiée à l’actualisation et à l’enrichissement de Néo Terra, la feuille de route du Conseil régional en faveur de la transition écologique et énergétique à l’horizon 2030. Elle a pour but d’accompagner les acteurs publics et privés dans ce sens à travers des objectifs précis et la mise en œuvre d’actions concrètes. Le développement de mobilités propres par une offre accrue et de meilleure qualité des transports collectifs et alternatifs est une des onze priorités de Néo Terra pour accélérer cette mutation sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Aquitaine.
« La Région Nouvelle-Aquitaine entend massifier son effort d’investissement en faveur des transitions écologiques et environnementales, pour pouvoir ainsi porter haut les ambitions de Néo Terra, la feuille de route du Conseil régional en faveur de la transition écologique et énergétique, dont la première version a été adoptée en juillet 2019. Malgré un contexte économique incertain et des ressources de l’Etat volatiles, avec un partenaire comme la Banque européenne d’investissement, nos investissements prioritaires en direction de la sobriété carbone pourront être portées durant ce mandat et contribueront à faire de la Nouvelle-Aquitaine, la première Région éco-responsable, toujours force d’adaptation et d’anticipation » rappelle AlainRousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.
« Pour la BEI, Banque du climat de l’Union européenne, accompagner les territoires dans leur transition écologique est une priorité essentielle, explique Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. Notre soutien financier, à hauteur de 500 millions d’euros, aux investissements de la Région Nouvelle-Aquitaine en faveur des mobilités décarbonées en est une très bonne illustration. Il permettra non seulement le verdissement des transports, mais aussi une réelle modernisation au bénéfice des usagers et de l’économie de la région. »
À propos de la Banque européenne d’investissement
La Banque européenne d’investissement a été créée en 1958 en vertu du traité de Rome. La BEI, qui a pour actionnaires les 27 États membres de l’Union européenne (UE), est l’institution de financement à long terme de l’UE. Elle a pour mission de financer des projets qui contribuent à l’intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale de l’UE. Elle emprunte des volumes considérables de fonds sur les marchés des capitaux, qu’elle prête à des conditions très favorables à l’appui de projets qui aideront l’UE à atteindre ses objectifs. Dans son rôle de banque européenne du climat, elle s’attache à stimuler l’émergence et le déploiement d’investissements afin de relever les défis actuels comme la transition énergétique vers un nouveau modèle de croissance à faibles émissions de carbone. En 2022, la BEI a mis à disposition à 5,9 milliards d’euros à l’appui des énergies renouvelables, de la mobilité propre et de l’efficacité énergétique en France, ce qui représente 70 % du total de ses financements dans le pays (8,4 milliards d’euros).
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