L’ERAFP attribue cinq mandats de gestion d’Obligations Crédit ISR

Dans le cadre du renouvellement de ses mandats, l’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) a attribué cinq mandats de gestion (trois actifs et deux dits stand-by) de portefeuille d’obligations crédit ISR libellées en euros.

L’ERAFP a lancé en mars 2022, une procédure avec négociation dont l’objet était l’attribution de mandats de gestion de mandats d’obligations crédit libellées en euros. À l’issue du processus de sélection, l’Établissement a décidé d’attribuer les mandats actifs à Amundi Asset Management, Ostrum Asset Management et HSBC Global Asset Management (France). Deux mandats stand-by sont attribués à Candriam et Groupama Asset Management.

Chacun des mandats aura pour objectif de mettre en œuvre une gestion de type Buy and Hold d’un portefeuille d’obligations crédit libellées en EUR dans le but de maximiser le taux de rendement à l’achat en minimisant le risque de défaut. Les titulaires devront appliquer le Dispositif ISR de l’ERAFP et concourir à la mise en œuvre de la feuille de route climat que l’ERAFP s’est fixé dans le cadre de sa participation à la Net Zero Asset Owner Alliance (NZAOA). Des investissements de diversification en obligations « Non Investissement » (Non Investment Grade), en fonds de dettes privées et/ou de titres de titrisations européennes seront également autorisés.

À titre indicatif, le montant prévisionnel pour l’ensemble des mandats actifs est d’environ 8 milliards d’euros. Comme indiqué, deux des cinq mandats attribués sont dits stand-by, ce qui signifie que l’ERAFP se réserve la possibilité de les activer, notamment par souci de dispersion des risques.

La durée initiale du marché est de six ans avec la possibilité pour l’ERAFP de le reconduire pour une période de deux ans.

L’ERAFP : 1er fonds de pension public français et investisseur institutionnel 100 % ISR

Avec près de 41 milliards d’actifs financiers investis dans leur intégralité suivant une démarche 100 % socialement responsable, l’ERAFP se place parmi les plus grands investisseurs institutionnels ISR.
Dès la création du Régime en 2005, le conseil d’administration a fait le choix d’optimiser la performance de son portefeuille d’actifs financiers dans le respect des principes ISR. Signataire des Principes d’investissement responsable de l’ONU, l’ERAFP a adopté, en mars 2006, une Charte ISR, reposant sur les cinq valeurs suivantes : État de droit et droits de l’Homme ; Progrès social ; Démocratie sociale ; Environnement ; Bonne gouvernance et transparence. L’ERAFP est également l’un des plus importants fonds de pension publics au monde en termes d’affiliés avec près de 4,5 millions de bénéficiaires, 44000 employeurs et près de 2 milliards d’euros de cotisations collectées en 2022. Régime de retraite obligatoire, par points, l’Établissement gère, depuis le 1er janvier 2005, les droits à une retraite additionnelle pour les fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales et du secteur public hospitalier.

Taux d’intérêt, croissance et soutenabilité de la dette publique

La trajectoire de la dette publique en pourcentage du PIB est influencée par l’accumulation des soldes publics primaires annuels et par l’écart entre les taux d’intérêt et les taux de croissance. Historiquement, en France et dans les grands pays avancés, cet écart a connu des fluctuations importantes, alternant entre des périodes de positivité et de négativité sur le long terme. L’analyse des conditions qui ont permis de réduire les ratios de dette par le passé révèle qu’un écart négatif, en l’absence d’un excédent primaire, ne suffit généralement pas.

La soutenabilité de la dette publique dépend de sa trajectoire à long terme. Celle-ci dépend à son tour des politiques budgétaires (c’est à dire de l’accumulation des soldes primaires annuels), et de l’écart entre le taux d’intérêt (r) et le taux de croissance de l’activité (g).

À solde primaire nul, le ratio de dette en pourcentage du PIB augmente si le taux d’intérêt est supérieur au taux de croissance (r–g>0) et diminue dans le cas contraire. En cas de déficit primaire, l’effet est plus ambigu : un écart r–g positif accélère la hausse du ratio de dette, tandis qu’un écart négatif permet de contenir cette hausse, voire dans certains cas de faire baisser le ratio de dette.

Pour la France comme dans les grands pays avancés, l’écart entre taux d’intérêt et taux de croissance a été très volatil et positif pendant de longues périodes (cf. Graphique). Depuis la fin des années 1990, l’écart entre taux d’intérêt et taux de croissance a baissé pour des raisons structurelles, notamment l’excès d’épargne mondiale qui abaisse les taux d’intérêt sans risque, jusqu’à devenir négatif durant la dernière décennie.

Mesuré avec les taux d’emprunt nominaux, l’écart pourrait redevenir positif dans certaines économies avancées dès 2023-2024, compte tenu des aléas baissiers affectant la croissance et de la forte remontée des taux. Mesuré avec le taux apparent, c’est-à-dire le coût moyen de la dette, l’écart devrait rester négatif à moyen terme.

L’impossibilité de prévoir les valeurs futures de l’écart entre taux d’intérêt et taux de croissance invite à la prudence dans l’utilisation de l’écart observé comme indicateur pour la politique budgétaire. De plus, un écart négatif entre taux d’intérêt et de croissance ne suffit pas en général à maîtriser la dette publique en présence d’un déficit primaire.

Enfin, historiquement le lien n’est pas univoque, car l’écart entre taux d’intérêt et taux de croissance est lui-même influencé par le ratio de dette : plus le ratio augmente, plus r–g augmente aussi.

L’étude complète Trésor-Éco n°334 ⬇️

90% de la capitalisation boursière européenne se prépare en vue des normes environnementales

Avec l’obligation de publication d’informations en matière de durabilité qui entrera en vigueur l’année prochaine en Europe, avant de s’étendre au reste du monde, les entreprises ont divulgué leurs données environnementales en nombre record. Cette année, plus de 23 000 entreprises d’une valeur de 67 000 milliards de dollars américains ont communiqué leurs données par l’intermédiaire du CDP, y compris celles qui ont répondu aux demandes formulées par plus de 740 institutions financières dans le monde.

  • Des entreprises cotées en bourse représentant environ 89 % de la capitalisation boursière européenne ont divulgué leurs données environnementales par l’intermédiaire du CDP en 2023.
  • Les entreprises européennes représentent un quart des plus de 23 000 entreprises mondiales qui ont divulgué leurs données environnementales par l’intermédiaire du CDP cette année.
  • La divulgation de données en France a augmenté de 17 % en 2023 (contre 26 % en moyenne en Europe), figurant ainsi dans le top 10 mondial des entreprises qui divulguent le plus leurs données, au moment où elles se préparent à l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les rapports de durabilité.
  • Seulement 1 % des entreprises rendent compte de leur impact total sur le climat et la nature.
  • Les données environnementales sont essentielles pour suivre les progrès de l’accord de Paris, avec un premier bilan mondial prévu lors de la COP28.

Parmi les entreprises divulguant leurs informations environnementales, plus de 5 600 d’entre elles sont européennes, y compris des sociétés cotées en bourse représentant environ 89 % de la capitalisation boursière du continent. Cela représente une augmentation annuelle de 26 % du nombre d’entreprises européennes qui publient leurs informations environnementales, ce qui est supérieur à l’augmentation mondiale de 24 %. Interparfums, Groupe ADP (Aéroports de Paris) et Swatch Group font partie des entreprises publiant leurs données environnementales par l’intermédiaire du CDP pour la première fois cette année.

La France, l’Allemagne et l’Italie se classent dans le top 10 mondial des pays ayant le plus grand nombre d’entreprises publiant leurs informations en 2023. Tous les pays d’Europe ont connu une augmentation du nombre d’entreprises publiant leurs informations, avec des hausses considérables allant des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark à la Pologne et au Portugal.

Alors que l’Europe enregistre un réchauffement climatique deux fois plus rapide que la moyenne mondiale et que le monde est en passe de connaître l’année la plus chaude jamais enregistrée, les entreprises ont un rôle crucial à jouer pour limiter le changement climatique et la dégradation de la biodiversité afin de créer une économie et une planète durables.

La préservation de la nature joue un rôle essentiel dans la régulation du climat et les objectifs “zéro émission” ne peuvent être atteints sans elle. Dans les domaines clés de la préservation des ressources en eau et de la déforestation, la divulgation de données par les entreprises européennes a augmenté de 29 % et 13 % respectivement, contre 27 % pour le climat.

Toutefois, seul 1 % des entreprises publiant leurs informations ont divulgué dans ces trois domaines, tant en Europe qu’à l’échelle mondiale. La transparence en matière de climat et d’environnement permet aux entreprises de se mobiliser et aux institutions financières d’évaluer pleinement les risques et les opportunités de leurs portefeuilles et de leurs clients, comme le souligne la future directive européenne sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD).

S’appliquant à plus de 50 000 entreprises opérant dans l’UE et entrant en vigueur à partir de 2024, le CSRD exigera des entreprises qu’elles rendent compte de leur impact environnemental, sur la base des ambitieuses normes européennes de reporting sur le développement durable (ESRS). Elles devront également montrer comment elles fixent des objectifs et transforment leur activité pour limiter le changement climatique.

Les entreprises qui publient leurs données par l’intermédiaire du CDP montrent qu’elles sont prêtes à fournir certaines des informations essentielles exigées par ces normes et par une réglementation supplémentaire sur les produits qui n’ont pas engendré de déforestation.

La divulgation d’informations environnementales concerne également plus de 130 villes, États et régions d’Europe, ainsi que 1 100 autres dans le monde, allant de Berlin à Barcelone, d’Austin à Auckland ainsi que de régions telles que l’Amérique latine avec près de 90 % de l’Amazonie brésilienne divulguant des informations au CDP. CDP-ICLEI Track, la première plateforme mondiale de reporting sur le climat pour les villes, et la plateforme de divulgation du CDP pour les États et les régions restent ouvertes pour la divulgation d’informations pour 2023.

Maxfield Weiss, directeur exécutif du CDP Europe, a déclaré : “Les entreprises jouent un rôle crucial pour établir les mesures à prendre dans le but de prévenir les pires effets du changement climatique et de la dégradation de l’environnement. Pour gérer leur impact sur l’environnement, elles doivent le mesurer, ce qui sera obligatoire pour de nombreuses entreprises de l’UE à partir de l’année prochaine. Avec plus de 23 000 entreprises qui publient aujourd’hui des informations environnementales à l’échelle mondiale par l’intermédiaire du CDP, ces organisations ont franchi une première étape essentielle pour préparer l’avenir de leurs activités, de notre économie et de notre planète“.

Alors que les obligations d’information se multiplient dans le monde et dans l’Union européenne, le CDP s’engage à s’aligner sur les nouveaux cadres et les normes et réglementations nouvelles et à venir, afin d’aider les entreprises à y répondre, de réduire la charge de travail liée à la divulgation et de veiller à ce que les investisseurs et les régulateurs aient accès aux données dont ils ont besoin, quelles que soient leurs régions et leurs exigences réglementaires.

Déjà aligné sur les recommandations de la TCFD, le questionnaire 2024 du CDP intégrera la norme de divulgation sur le climat de l’ISSB (IFRS S2) et, à partir de l’année prochaine, commencera également à refléter le cadre de la TNFD, encourageant ainsi davantage d’entreprises à rendre compte des questions liées au climat et à la protection de la nature. Le CDP s’est également engagé à tenir compte de l’ESRS dans son système de divulgation et dans les règles de divulgation sur l’impact climatique à venir de la Securities and Exchange Commission des États-Unis.

“Même si il semble que la remise en cause est faite par les différents acteurs dont la commission Européenne, cela fait plaisir que près de 90% des grandes capi se préparent et continue de se préparer” nous exprime Bruno Boggiani – Strateggyz – Green Finance

Sherry Madera, présidente-directrice générale du CDP, a déclaré : “Le CDP est conscient de son rôle unique et de la responsabilité qui lui incombe en tant que moteur de la collecte de données environnementales primaires auprès des organisations depuis plus de 20 ans. Alors que la demande d’accès aux données sur le développement durable devient de plus en plus régulière et complexe à gérer pour les organisations, grandes et petites, nous disposons de l’expertise nécessaire pour les préparer à répondre aux besoins de leurs parties prenantes. C’est pourquoi en 2024, nous faciliterons et accélérerons la divulgation et l’accès aux données, grâce à un nouveau cadre sur une nouvelle plateforme technologique améliorée. Ces améliorations permettront au CDP de continuer à repousser les limites en matière de reporting environnemental et d’aider les dirigeants d’organisations à avoir un impact sur leur entreprise et sur la planète.

À propos du CDP

Le CDP est une organisation internationale à but non lucratif qui gère le système mondial de divulgation d’informations environnementales pour les entreprises, les villes, les États et les régions. Fondé en 2000 et travaillant avec plus de 740 institutions financières représentant plus de 130 000 milliards de dollars d’actifs, le CDP a été le premier à utiliser les marchés de capitaux et les marchés publics pour inciter les entreprises à divulguer leurs impacts environnementaux et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à sauvegarder les ressources en eau et à protéger les forêts. En 2023, plus de 25 000 organisations dans le mondeont divulgué des données par l’intermédiaire du CDP, dont plus de 23 000 entreprises – y compris des sociétés cotées en bourse représentant les deux tiers de la capitalisation boursière mondiale – et plus de 1 100 villes, États et régions. Entièrement conforme à la TCFD, le CDP détient la plus grande base de données environnementales au monde, et les scores du CDP sont largement utilisés pour orienter les décisions d’investissement et d’approvisionnement vers une économie à zéro émission de carbone, durable et résiliente.

Le CDP est un membre fondateur de l’initiative Science Based Targets, de la We Mean Business Coalition, de The Investor Agenda et de l’initiative Net Zero Asset Managers.

LBP AM et La Banque Postale lancent LBPAM ISR Obli Novembre 2028

Conçu et géré par LBP AM, distribué par La Banque Postale, LBPAM ISR Obli Novembre 2028 sera investi en obligations et autres titres de créances internationaux.

Ce nouveau fonds obligataire à échéance, labellisé ISR, sera proposé aux clients de la Banque Postale dans le cadre de contrats d’assurance-vie en unités de compte, de contrats de capitalisation et de comptes titres. La période de commercialisation durant laquelle les investisseurs pourront y souscrire s’étendra jusqu’au 16 décembre 2023.

LBPAM ISR Obli Novembre 2028 vise un double objectif : tenter d’offrir aux souscripteurs un rendement annuel situé entre 3,7% et 4% (net de frais de gestion) à l’échéance du fonds (soit le 30 novembre 2028), tout en assurant la mise en œuvre de l’approche ISR caractéristique de LBP AM.

« Aux côtés de La Banque Postale, nous souhaitions enrichir l’offre de fonds obligataires datés accessibles au grand public, dans une période propice à ce type de produit. Avec la remontée vigoureuse des taux d’intérêt, nous identifions à nouveau des opportunités de rendement sur la partie relativement longue de la courbe de taux. D’où notre choix en faveur d’une maturité à 5 ans pour un portefeuille dont les sources de performance sont diversifiées, au carrefour des catégories ‘investment-grade’ et ‘high yield’ » affirme Vincent Cornet, Directeur des Gestions chez LBP AM.   

« La Banque Postale poursuit sa stratégie d’enrichissement de sa gamme Epargne. Afin d’accompagner nos clients dans la diversification de leurs actifs, nous proposons ce nouveau fonds obligataire daté pour tirer parti des opportunités de marché. Cette solution d’investissement labellisée ISR permet à nos clients de donner du sens à leur épargne et trouve pleinement sa place dans notre gamme de placements responsables » complète Mimouna Boutchich, Directrice offre Epargne Financière et Assurances de La Banque Postale.

Sélectivité des titres et approche ISR propriétaire

Le FCP sera investi en obligations et autres titres de créances internationaux (privés et publics, libellés en devises des pays de l’OCDE) dont la maturité n’excède pas la date d’échéance du fonds, soit le 30 novembre 2028. Il pourra être exposé jusqu’à 100% de l’actif net aux obligations de catégorie « investment-grade » et jusqu’à 50% aux obligations de catégorie « high yield » dites à caractère spéculatif.

La stratégie d’investissement mise en œuvre par LBP AM repose sur une gestion active, discrétionnaire, favorable à la sélectivité des titres. Celle-ci s’établit à travers l’analyse d’univers de valeurs, sur la base de critères financiers et extra-financiers : l’objectif est d’identifier les émetteurs dont le profil de rendement ajusté au risque est jugé attractif et dont les pratiques en matière de développement durable figurent parmi les meilleures, selon l’évaluation de LBP AM.

Pour cela, LBP AM déploie sa méthode d’analyse ISR propriétaire « GREaT », axée sur la gouvernance responsable, la gestion durable des ressources, la transition énergétique et le développement des territoires.

Enfin, LBPAM ISR Obli Novembre 2028 répond aux exigences de reporting de l’article 8 du règlement SFDR et se caractérise par un profil de risque mesuré (SRI 2) ainsi qu’un seuil de durabilité de 10% au minimum.  

À propos de La Banque Postale

La Banque Postale forme, avec ses filiales dont CNP Assurances, un grand groupe international de bancassurance, 11ème de la zone euro par la taille du bilan. Son modèle d’affaire diversifié lui permet d’accompagner en France 20 millions de clients particuliers, entreprises et acteurs du secteur public local, avec une gamme complète accessible à tous. Filiale du groupe La Poste, La Banque Postale est une banque de proximité, présente sur tout le territoire avec 17 000 points de contacts dont 7 000 bureaux de poste. 

Avec son plan stratégique « La Banque Postale 2030 », elle se fixe l’ambition de devenir la banque préférée des Français, avec une offre intégrée et omnicanale de services de bancassurance articulée autour de ses trois marques : La Banque Postale, sa banque au quotidien, Ma French Bank, sa banque 100% mobile et Louvre Banque Privée, sa banque patrimoniale.

La Banque Postale accélère sa stratégie de diversification et développe ses métiers d’expertise, notamment dans la gestion d’actifs, l’assurance, le crédit à la consommation et la banque de financement et d’investissement.  

Forte de son identité citoyenne, La Banque Postale œuvre pour une transition juste en intégrant au cœur de sa gouvernance des objectifs en matière d’impact environnemental et social. Entreprise à mission depuis mars 2022 et leader de la finance à impact, La Banque Postale ambitionne d’atteindre zéro émission nette dès 2040. Elle figure aux 1ers rangs des agences de notation extra financière (1ère du groupe Banque de détail et spécialisées selon Moody’s ESG Solutions).

À propos de LBP AM

LBP AM est détenue à hauteur de 75% par La Banque Postale et 25% par Aegon Asset Management. Acteur incontournable de la gestion de conviction multi-spécialiste et de la finance durable, LBP AM capitalise sur ses expertises et celles de ses filiales, Tocqueville Finance et La Financière de l’Echiquier (LFDE), pour proposer une gamme étendue de fonds ouverts, solutions dédiées et mandats à ses clients, investisseurs institutionnels, assureurs, mutuelles, grandes entreprises et distributeurs externes. LBP AM compte cinq pôles d’investissements : actifs réels & privés, multi-actifs & performance absolue, solutions quantitatives, gestion actions via Tocqueville Finance et, enfin, gestion collective & privée via LFDE. Au 30 juin 2023, les encours consolidés de LBP AM et ses filiales s’élèvent à 70 milliards d’euros d’actifs gérés et distribués.

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire entend accélérer le changement de modèle de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.

Loi anti-gaspillage : présentation

Transformer notre système en profondeur : tel est l’objectif de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, dont les 130 articles permettent de lutter contre toutes les différentes formes de gaspillage. La loi vise à transformer notre économie linéaire, produire, consommer, jeter, en une économie circulaire.

Elle se décline en cinq grands axes :

  • sortir du plastique jetable ;
  • mieux informer les consommateurs ;
  • lutter contre le gaspillage et pour le réemploi solidaire ;
  • agir contre l’obsolescence programmée ;
  • mieux produire.

Elle fixe de nouveaux objectifs pour les années à venir.

Retrouvez l’intégralité de cette loi ici

L’industrie du luxe et la RSE

Grâce à l’intelligence artificielle sémantique de Synomia by Converteo, les conversations sur les réseaux sociaux (X / ex-Twitter, Instagram et LinkedIn) de 25 000 internautes, portant sur les engagements RSE des marques de luxe ont été analysées, entre juin 2022 et juin 2023, donnant une lecture unique du regard porté par les consommateurs sur les acteurs majeurs du secteur.

Afin d’analyser ce corpus gigantesque de conversations, inaccessible sans intelligence artificielle, Synomia by Converteo a cartographié les conversations collectées en utilisant la matrice des Objectifs du Développement Durable (ODD) de l’ONU.

  • Quels sont les enjeux RSE liés à l’industrie du luxe les plus plébiscités par les internautes ?

La représentativité des marques de luxe est l’engagement RSE le plus discuté chez les internautes (40 %) devant la production et la consommation responsable (37,6 %).

En première position des enjeux RSE, liés à l’industrie du luxe, les plus discutés par les internautes, on trouve l’enjeu de représentativité (ODD 3). Avec 40,3 % des conversations, il domine les autres sujets RSE et monte sur la première marche du podium des enjeux qui préoccupent le plus les internautes.

Par enjeu de représentativité, il est question des thèmes de la diversité et de l’inclusion. Il s’agit pour les internautes de l’importance de prendre en compte, la lutte contre le racisme et la xénophobie, les droits de la communauté LGBTQI+, les mouvements de « body positive » mais aussi l’ inclusion des personnes âgées et en situation de handicap.

Avec 37,6 % des échanges, l’enjeu de production et de consommation responsable (ODD 12) arrive en deuxième position des enjeux les plus conversés.

Les internautes accordent de l’importance à la capacité des marques à proposer une consommation différente : moindre mais meilleure, et une production plus réfléchie. L’usage des mots clés « Seconde-main », « recyclage » ou encore « upcycling » valide une adoption significative de ces nouvelles tendances par les internautes.

Les internautes évoquent très peu la gestion de l’eau et la préservation des espèces.

Certains enjeux sont presque inexistants dans les conversations analysées.

 Alors que l’industrie du textile est le 2ème secteur le plus polluant au monde, et l’eau faisant l’objet d’une question centrale pour le secteur, seulement 0,4 % des conversations analysées font référence à la gestion de la ressource en eau (ODD 6 « eau propre et assainissement »). Le deuxième enjeu largement sous-représenté dans les conversations, est la protection de la biodiversité. L’ODD 15 qui s’articule autour de la vie terrestre et de la préservation des espèces comptabilise seulement 0,4 % des conversations lui aussi.

Zoom sur les marques de luxe et leur positionnement RSE.

LVMH bénéficie d’une forte représentation sur l’enjeu « éducation de qualité » (ODD 4) dans les conversations analysées. LVMH s’engage à soutenir les jeunes générations en leur donnant accès à des formations et à l’emploi. Cette initiative, et notamment les programmes de formation tels que Inside LVMH, remonte parmi les conversations des internautes.

Pour la marque GUCCI, c’est l’ODD 3 « diversité et inclusivité – LGBTQI+ » qui est le plus représentatif. Cela s’illustre notamment à travers toutes les conversations associées à Alessandro Michele, icône LGBTQ, styliste italien qui a notamment été le directeur de création de la maison Gucci.

Il y a quelques années, la marque Burberry a retiré la fourrure animale de ses collections. Cette initiative lui vaut toujours une forte représentation à connotation positive sur l’enjeu  « vie terrestre – protection animale » (ODD 15).

A l’inverse, la marque Balenciaga est très exposée à des conversations critiques (fast-fashion, accusation de racisme) sur les enjeux « consommation et production responsable » (ODD 12) et « Diversité et inclusivité ».

« Forte représentation ne veut pas dire bonne représentation comme le montre le cas Balenciaga dont les enjeux évoqués en priorités par les internautes sont teintés négativement. Grâce à notre technologie d’intelligence artificielle sémantique, nous sommes en mesure de quantifier les volumes et l’intensité des conversations attachées à un sujet d’étude, mais également d’en mesurer la tonalité. Cette nuance peut permettre aux maisons de luxe de décrypter les préoccupations des consommateurs pour mieux y répondre. » Sonia Requillart, Consulting Director de Synomia by Converteo.

Consulter l’étude complète ⬇️

Entreprises européennes et défis d’investissements

  • 64 % des entreprises de l’UE sont confrontées à des risques physiques liés au changement climatique (7 points de pourcentage de plus que l’année précédente).
  • Seulement 13 % ont souscrit une assurance pour compenser les pertes liées au climat.
  • L’investissement global des entreprises de l’UE est revenu aux niveaux d’avant la pandémie, et 70 % d’entre elles utilisent désormais des technologies numériques avancées.
  • 51 % des entreprises de l’UE investissent dans l’efficacité énergétique face aux chocs de prix.
  • 81 % des entreprises européennes signalent des difficultés à trouver du personnel qualifié.

Selon la nouvelle Enquête sur l’investissement de la Banque européenne d’investissement (EIBIS) 2023, publiée le 12 octobre dernier lors des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI, les entreprises européennes sont confrontées à des défis en raison des besoins d’investissement pressants et des conditions financières de plus en plus strictes dans toute la région.

Les entreprises ont accéléré leurs investissements dans l’efficacité énergétique, avec 51 % des entreprises de l’UE ayant investi dans ce domaine au cours de la dernière année, en réponse au choc des prix de l’énergie. Les entreprises ont confirmé le rôle crucial joué par les réserves financières internes et le soutien politique pour maintenir les niveaux d’investissement. Dans le même temps, 64 % des entreprises ont subi des pertes dues au changement climatique (7 points de pourcentage de plus que l’année précédente). Cependant, environ la moitié de ces entreprises seulement prennent des mesures pour renforcer leur résilience climatique, et seules 13 % sont assurées pour la protection contre les risques physiques.

Cependant, 29 % des entreprises européennes continuent de percevoir la transition climatique comme une opportunité. En moyenne, les entreprises européennes augmentent également leurs investissements pour lutter contre le changement climatique, investissant davantage que leurs homologues aux États-Unis.

Malgré les incertitudes persistantes, les 13 000 entreprises interrogées par la Banque au milieu de l’année 2023 révèlent que l’investissement des entreprises est resté résilient dans l’ensemble de l’Union européenne jusqu’à présent. La part des entreprises de l’UE qui ont investi au cours de la dernière année est revenue aux niveaux d’avant la pandémie, et l’investissement par employé a continué d’augmenter. Ce résultat positif est dû à la reconnaissance par les entreprises de la nécessité urgente de la transformation structurelle et des réserves accumulées au cours des dernières années.

Environ 80 % des entreprises de l’UE ont enregistré des bénéfices au cours de leur dernier exercice financier, rétablissant la part d’entreprises rentables aux niveaux d’avant la COVID-19. De plus, le soutien politique et les subventions gouvernementales ont contribué à l’investissement, les transferts de capital du secteur public au secteur privé représentant en moyenne près de 2 % du produit intérieur brut (PIB) pour la troisième année consécutive. Cependant, à mesure que l’aide financière est réduite, les implications de conditions financières plus strictes deviennent plus marquées.

L’une des principales conclusions de l’enquête est le progrès significatif réalisé par les entreprises européennes dans la numérisation, réduisant l’écart avec les États-Unis. Environ 70 % des entreprises de l’UE utilisent désormais des technologies numériques avancées, marquant une tendance de reprise post-pandémie.

À l’avenir, l’EIBIS 2023 met en évidence les perceptions négatives des entreprises quant au climat politique et économique, la plupart des entreprises de l’UE s’attendant à une détérioration au cours de l’année à venir. Les entreprises signalent également une perspective négative en ce qui concerne l’accès au financement externe, face à des conditions de financement de plus en plus strictes et à une réduction progressive du soutien politique généralisé. Entre-temps, 81 % des entreprises voient des difficultés à trouver du personnel qualifié comme un obstacle. Il existe des preuves que les entreprises performent mieux lorsqu’elles investissent dans la connaissance et les compétences.

Le vice-président de la BEI, Ricardo Mourinho Felix, a déclaré : « L’EIBIS 2023 met en évidence la résilience des entreprises européennes face à des défis en constante évolution. Il est encourageant de constater leur engagement continu envers l’investissement malgré des conditions financières de plus en plus strictes. Ce qui est également frappant dans ce rapport, c’est que la majorité des entreprises signalent avoir été affectées par le changement climatique. Il est essentiel pour les décideurs politiques et les parties prenantes de reconnaître le besoin pressant de mesures de soutien ciblées pour soutenir et stimuler l’investissement, ainsi que pour les aider à renforcer leur résilience climatique. »

La chef économiste de la BEI, Debora Revoltella, a ajouté : « Le principal défi à venir est lié à la compétitivité des entreprises de l’UE, ce qui nécessite des investissements continus. Maximiser les rendements des investissements numériques, réduire la consommation d’énergie et améliorer l’efficacité, et faire face aux pénuries de compétences sont essentiels pour assurer une croissance durable et sécuriser la position de l’Europe sur le marché mondial. »

Le rapport EIBIS 2023 constitue une ressource complète pour les décideurs politiques, les économistes et les chefs d’entreprise, offrant des informations précieuses sur le paysage de l’investissement et identifiant les domaines clés nécessitant une attention particulière pour favoriser la croissance économique et la résilience.

Pour plus d’informations et pour accéder au rapport complet.

Montpensier Finance fête la 1ère année du fonds M Cloud Leaders SRI

M Cloud Leaders SRI, fonds actions thématique dédié à l’écosystème du Cloud, fête sa première année. Porté par l’accélération de la digitalisation des entreprises et par la démocratisation des technologies Cloud, ce marché a connu une croissance spectaculaire de plus de 30% par an entre 2020 et 2022.

Cette dynamique de forte croissance devrait se poursuivre au cours des prochaines années. La transition vers le Cloud étant encore au stade initial de déploiement, les projections tablent sur un marché global de 2 000 milliards de dollars à horizon 2030, un niveau 6 fois supérieur à celui actuel.

Les opportunités qui se dessinent pour les entreprises de l’industrie du Cloud sont significatives. Il existe de nombreux catalyseurs de croissance parmi lesquels : le besoin accru en cybersécurité, l’émergence de l’IA générative ou encore la recherche d’optimisation des coûts IT.

Au-delà de la dynamique de croissance structurelle, la nature et la qualité du business model des sociétés Cloud sont à souligner : visibilité financière liée aux abonnements, flux de trésorerie positifs, besoin en fonds de roulement négatif, investissement capitalistique limité. Ces atouts sont quasi inégalés dans tous les autres secteurs.

Afin de capturer le plein potentiel de cette thématique, il est nécessaire d’associer une exposition à ce secteur, et de rechercher les entreprises dotées de technologies disruptives et démontrant leur rentabilité. Des acteurs prometteurs tels que Snowflake, Datadog ou encore Elastic, entrent dans ces critères de sélectivité aux cotés de grands acteurs historiques comme Microsoft et Palo Alto.

Les équipes de Montpensier Finance se réjouissent de cette première année couronnée de succès. Elles sont déterminées à proposer aux investisseurs une exposition à l’écosystème prometteur du Cloud tout en ayant l’objectif d’identifier ses acteurs dynamiques et rentables.

Franfinance et la BEI s’unissent pour promouvoir l’efficacité énergétique des entreprises françaises

  • Dans le cadre de l’instrument PF4EE, l’Union européenne fournit à Franfinance, filiale du groupe Société Générale, une garantie contre le risque de crédit pour soutenir les investissements des entreprises et des collectivités territoriales dans des projets visant l’efficacité énergétique.
  • Franfinance est l’un des seuls intermédiaires financiers à ce jour à bénéficier de ce dispositif en France.  
  • Le projet devrait bénéficier à des centaines d’entreprises françaises, dont une majorité de petites et moyennes entreprises.

La loi sur la transition énergétique en France vise notamment à réduire de 50 % la consommation d’énergie en 2050 par rapport à 2012. C’est pour soutenir cet objectif que la Banque Européenne d’Investissement (BEI) a choisi Franfinance pour permettre à ses clients de bénéficier du programme PF4EE. En effet, Franfinance est un acteur majeur du financement des entreprises dans les secteurs d’activité de l’équipement industriel, du transport, de la manutention et autres solutions de haute technologie. Franfinance maîtrise également les contraintes réglementaires appliquées aux matériels éligibles aux certificats d’économie d’énergie.

La BEI et Franfinance ont ainsi signé une convention afin d’accélérer le financement de projets visant l’efficacité énergétique. Cet accord a pour ambition de stimuler les investissements alignés sur les objectifs environnementaux de l’UE et de contribuer à la sécurité et la diversification de l’approvisionnement énergétique des pays membres et à la réduction de leurs émissions de CO2.

Grâce à une garantie de la BEI, Franfinance disposera d’un outil complémentaire pour offrir à ses clients des conditions financières attractives et une maturité longue, jusqu’à 15 ans, particulièrement adaptée à la durée et à la nature des investissements concernés.

« La maîtrise de l’efficacité énergétique est devenue un enjeu majeur pour les entreprises et un élément central de leur compétitivité comme l’illustre notre dernière enquête sur l’investissement en Europe, souligne Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI. En tant que banque du climat de l’Union européenne dédiée au financement de sa transition énergétique, nous nous félicitons de contribuer à faciliter les investissements des PME dans l’efficacité énergétique à travers cette opération commune avec Franfinance ».

Pour Olivier Delaporte, Directeur Général Délégué chez Franfinance : « Pour opérer leur transition énergétique tout en restant résilientes, les entreprises françaises ont besoin de revoir leur mode de production et de consommation d’énergie. Notre volonté est de les accompagner dans la mise en œuvre de leurs projets et de faciliter leur accès à des financements. Cette garantie va accélérer notre capacité d’investissement, notamment auprès des PME. Nous sommes fiers d’être aujourd’hui l’un des seuls intermédiaires financiers à bénéficier de ce dispositif en France. »

À propos de Franfinance

Filiale du groupe Société Générale, Franfinance accompagne plus de 1,5 millions de clients particuliers et 250 000 clients entreprises dans la réalisation de leurs projets grâce au financement. Franfinance joue un rôle essentiel au service de l’économie réelle en accompagnant les ménages et les entreprises avec des solutions innovantes de crédit à la consommation et de leasing (crédit-bail et location). Ces solutions, disponibles directement via Franfinance ou par le biais de ses partenaires marchands, sont également mises à disposition des entités du Groupe Société Générale et d’autres institutions financières.

Acteur engagé et responsable, Franfinance agit en faveur de la transition énergétique, grâce à une activité centrée sur l’aménagement de l’habitat et l’équipement des entreprises.

Chiffres clés 2022 : Plus de 1 100 collaborateurs basés exclusivement en France, 8,9 milliards d’encours gérés sur le marché des particuliers et 9,3 milliards d’encours gérés sur le marché des entreprises. https://franfinance.com/

À propos de la Banque européenne d’investissement

Créée par le Traité de Rome et fondée en 1958, la BEI est l’institution de financement à long terme de l’Union européenne (UE) et ses actionnaires sont les 27 États membres de l’UE. Elle a pour mission de contribuer par ses prêts à l’intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale des États membres de l’UE. Elle emprunte d’importants volumes de fonds sur les marchés de capitaux et les prête à des conditions très favorables pour soutenir des projets qui concourent à la réalisation des grands objectifs de l’UE. En tant que banque du climat de l’UE, elle a pour objectifs de stimuler l’émergence et le déploiement de nouvelles technologies permettant de relever les défis actuels de la transition énergétique vers un nouveau modèle de croissance sobre en carbone. En 2022, la BEI a consacré plus des deux tiers de ses 8,4 milliards d’euros d’investissements en France à des projets liés à la lutte contre le changement climatique, soit 5,9 milliards d’euros et près d’un tiers (2,7 milliards d’euros) à l’innovation.

Étude Ipsos/Macif : La consommation responsable devient réalité pour les Français

Aujourd’hui près de la moitié des consommateurs français considère qu’il est facile de consommer responsable et indique avoir changé certaines habitudes depuis les épisodes de Covid et d’inflation.

Pour autant, 6 Français sur 10 disent que les produits écologiques restent chers.

83% des Français pensent que c’est aux entreprises de faire mieux pour produire de manière plus responsable.

Energie, mode, transport, les Français sont régulièrement exposés aux discours des médias, institutions politiques ou encore pouvoirs publics, les incitant à consommer de manière toujours plus responsable. 

Aujourd’hui la Macif et Ipsos publient un sondage : comment les Français perçoivent la consommation responsable ?

Bien que la “consommation responsable” soit intégrée dans le quotidien des Français car synonyme de consommation plus respectueuse de l’environnement, bénéfique pour l’économie (notamment locale), positive pour la société et la santé, il reste néanmoins certains freins importants. 

Que leur manque-t-il aujourd’hui ? Quelles sont leurs attentes, les freins ? Quels paradoxes reste-t-il ? Doit-on payer plus cher ? Renoncer à son confort ? 

Nous sommes en train de vivre une inflation record, la crise sanitaire puis la crise économique ont perturbé notre niveau de vie et notre manière de consommer. Dans un contexte aussi chahuté, consommer responsable n’est pas la priorité pour certains foyers qui privilégient le prix total de leur panier de course à la qualité et la provenance de certains produits. Il est l’heure pour les Entreprises de jouer un rôle de facilitateur pour leur permettre de consommer mieux, en toute transparence, avec des solutions adaptées et ne plus avoir à choisir entre économies et engagement.Yann Arnaud, Directeur Réponses Besoins Sociétaires et Innovation à la Macif.

Les Français très impliqués dans la consommation responsable

Avoir une consommation plus responsable est un choix qu’1 Français sur 2 trouve facile, pour notamment  leurs vêtements (57%), leur alimentation (47%) ou encore leurs mobilités et déplacements quotidiens ( 47%). 

C’est parmi les plus âgés (55-75 ans) que ces comportements atteignent les taux les plus importants.

Ils sont d’ailleurs seulement 22% à considérer que la consommation responsable est synonyme de renoncer au confort. Loin d’une vision punitive ou défiante, la consommation responsable reste une bonne alternative pour la plupart d’entre eux avec 44% des interrogés affirmant qu’un tel changement d’habitude n’altère pas leur confort- ils sont néanmoins 26% à dire que les recherches d’informations liées aux produits plus responsables sont chronophages (31% chez les 18-34 ans). 

Une très large majorité (83%) encourage d’ailleurs les entreprises à déployer des efforts pour produire de manière plus responsable car 29% pensent encore que l’étendue de l’offre n’est pas assez étoffée (en majorité pour les Parisiens à 36% – bénéficiant pourtant à priori d’une panoplie d’alternatives).

L’antagonisme entre consommation traditionnelle et consommation responsable est bien vécu par les Français puisque 72% d’entre eux ne se sentent pas coupables quand ils ne consomment pas responsable. 

Covid, crise politique : quels ont été les changements de consommation post crise ?

Environ la moitié des consommateurs français ont indiqué avoir changé certaines habitudes consécutivement aux épisodes de Covid et du contexte économique tendu. La crise géopolitique en Russie a notamment pu donner le ton en juillet 2022, avec un appel du Président aux foyers français, administrations publiques et grands groupes à réduire leur consommation énergétique de 10%. Une mesure appliquée par une majorité de Français puisque l’étude comptabilise 68% de répondants ayant réduit leur consommation (chauffage/climatisation).

49% des personnes interrogées ont changé leurs habitudes pour leurs voyages et déplacements touristiques (55% des habitants de la Région parisienne et des CSP+) mais aussi dans leurs mobilités et déplacements quotidiens (56% auprès des 18-34 ans)

Avec l’avènement des applications ou magasins physiques de seconde main, 50% ont modifié leurs habitudes pour se vêtir (56% des CSP+). 

De manière plus massive, 53% des Français indiquent avoir modifié leurs habitudes alimentaires (62% des 18-34 ans).

Alors quels freins subsistent à une consommation 100% responsable ?

8 Français sur 10 trouvent que les produits écologiques sont toujours plus chers. Le contexte actuel pose question sur le prix de ce changement qui les tiraille. Ils sont nombreux à soulever les problèmes liés à la cherté d’une telle consommation. 

La grande majorité des répondants (77 %) considère ainsi que le prix trop élevé est un frein majeur à la consommation responsable, particulièrement les habitants de petites agglomérations de moins de 20.00 habitants qui sont 80% à le penser ou encore celles âgées de 35-54 ans (83%).  

Par ailleurs, ils sont 56% à penser que c’est aux consommateurs de faire des recherches sur ce qu’ils consomment, une habitude qui peut paraître chronophage et limiter leur volonté de consommer mieux.

De plus en plus lucides quant aux enjeux environnementaux, les Français souhaitent également voir un impact concret de leur consommation. Ainsi 35% d’entre eux (40% auprès des habitants de la Région parisienne) ont signalé que ce qui les inciterait à consommer de manière plus responsable serait que l’impact positif de leur consommation responsable soit plus clair (par exemple, voir concrètement l’impact positif de sa consommation dans son environnement quotidien). 

Consommer responsable oui, sauf pour…

L’étude indique que 57% des interrogés ne souhaitent pas renoncer à manger de la viande et plus de la moitié d’entre eux ont indiqué leur attachement à cette pratique, notamment les hommes (66%). 

Le désir de voyager vers d’autres horizons l’emporte pour certains qui ont des difficultés à se séparer de moyens de locomotion lorsqu’il s’agit de prendre un peu de répit. 

Ainsi, 45% des interviewés ne veulent pas cesser de partir en vacances en voiture (53% auprès des habitants des régions Nord-Ouest et 50% des 55-75 ans) 

et 28% d’entre eux ne  veulent pas renoncer à prendre l’avion (le chiffre grimpe à 34% chez les 18-34 ans et des CSP+).

Pour autant, ils sont 60% à indiquer qu’ils seraient prêts à moins voyager pour consommer plus responsable … Un paradoxe qui montre que les choix ne sont pas encore établis dans le domaine de la mobilité.

Une minorité de 16% ne peut s’empêcher d’acheter un téléphone neuf au moins tous les trois ans ou des vêtements issus de la fast fashion. Un constat plus prononcé chez les jeunes avec respectivement 25% et 23%. 

57% des Français consommeraient plus responsable s’ils bénéficiaient de réductions ou d’avantages 

Quand la Macif fait rimer bons plans avec engagement

Le contexte environnemental et sociétal actuel implique une volonté de consommer différemment; aujourd’hui, 1 consommateur sur 2 intègre des critères de responsabilité dans ses choix de consommation. Avec Macif Avantages Engagés, nous souhaitons proposer une vision positive, et facile d’accès, de la consommation engagée. C’est l’idée de proposer à nos sociétaires une véritable alternative auprès de nombreuses marques tout au long de l’année, tout en ayant la satisfaction de faire un pas de plus vers une consommation éclairée et responsable” Yann Arnaud

Consommer responsable n’est pas toujours chose facile, on observe néanmoins une croissance des nouveaux modes de consommation, par exemple le marché de la seconde main en constante évolution, ou encore la montée de mouvements “slow” (food ou fashion notamment) qui consistent à appliquer des principes plus responsables et équitables dans la chaîne de production. Partant de ce constat sociétal fort, la Macif a souhaité apporter une alternative de consommation plus engagée à ses 5,7 millions de sociétaires**. Elle complète ainsi son offre Macif Avantages avec les “Avantages Engagés”, une sélection de bons plans et réductions sur une sélection de marques qui permettent de consommer autrement. 
Ce sont plus de 40 marques (Label Emmaüs, Recommerce, Le Slip Français, FairMoove, Azureva…) qui sont proposées sur la plateforme dans différents domaines de consommation : voyages, auto-moto, high-tech, électroménager, déco, jardin, culture, alimentation etc.- choisies afin qu’elles répondent à tous les goûts, tous les budgets et tous les modes de vie, en phase avec l’évolution des modes de consommation (produits bio, fabriqué en France, recyclable etc.).

Et ce n’est pas tout, 10% des revenus liés aux Avantages Engagés seront reversés à des associations.

À propos d’Ipsos

Ipsos est l’une des plus grandes entreprises du marché des études dans le monde, présente dans 90 marchés et comptant 18 000 collaborateurs. Nos chercheurs, analystes et scientifiques sont passionnément curieux et ont développé des capacités multi-spécialistes qui permettent de fournir des informations et des analyses poussées sur les actions, les opinions et les motivations des citoyens, des consommateurs, des patients, des clients et des employés. 

Nos 75 solutions s’appuient sur des données primaires provenant de nos enquêtes, de notre suivi des réseaux sociaux et de techniques qualitatives ou observationnelles. Notre signature « Game Changers » résume bien notre ambition d’aider nos 5 000 clients à évoluer avec confiance dans un monde en rapide évolution. 

Créé en France en 1975, Ipsos est coté à l’Euronext Paris depuis le 1er juillet 1999. L’entreprise fait partie des indices SPF 120 et Mid-60 et est éligible au service de règlement différé (SRD) www.ipsos.com