Solimut Mutuelle de France innove : le congé menstruel

congé menstruel

Congé menstruel : le 28 mai 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, Solimut Mutuelle de France inaugure une mesure ambitieuse et pionnière. L’instauration d’un congé menstruel pour ses salariées souffrant de douleurs invalidantes. Avec cette décision, la mutuelle prouve qu’il est non seulement possible. Mais aussi nécessaire, d’intégrer les réalités physiologiques et sociales des femmes dans les politiques de gestion des ressources humaines.

Ce nouveau droit s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation du monde du travail vers davantage de justice sociale, d’égalité des chances et de bienveillance. Il démontre également l’efficacité du modèle mutualiste, capable d’anticiper les évolutions de société et d’y répondre avec cohérence et engagement.

Un dispositif concret pour répondre à une réalité trop longtemps ignorée

Les règles douloureuses ne sont pas une exception : elles concernent des millions de personnes chaque mois. Pourtant, leur impact sur la vie professionnelle est largement passé sous silence. En France, selon un sondage Ifop de 2022. 65 % des femmes salariées déclarent avoir été gênées au travail par leurs menstruations. Et 35 % estiment que ces douleurs réduisent leur efficacité. Malgré ces chiffres, rares sont les entreprises qui proposent un accompagnement spécifique.

Solimut Mutuelle de France choisit d’agir. Son congé menstruel permet aux salariées concernées de bénéficier jusqu’à 13 jours de congé par an. Sur présentation d’un certificat médical, sans intervention managériale et dans un cadre confidentiel. Ce fonctionnement garantit respect de l’intimité, simplicité d’accès et autonomie des personnes concernées. Il s’agit d’un geste fort de reconnaissance et de confiance, destiné à alléger la charge mentale et physique des salariées.

Former pour mieux comprendre et accompagner

La mise en place du congé menstruel ne s’est pas faite à la légère. Pour garantir son efficacité et son acceptabilité, les équipes RH et les managers ont été spécifiquement formés. Objectif : comprendre les enjeux liés aux douleurs menstruelles, désamorcer les idées reçues et accompagner les collaboratrices avec empathie.

Cette démarche s’inscrit dans un travail de sensibilisation plus large, mené depuis plusieurs années par la mutuelle. Elle souhaite non seulement lever les tabous. Mais aussi faire évoluer les mentalités au sein de l’entreprise et, plus largement, dans la société.

Un plaidoyer pour la reconnaissance nationale du congé menstruel

Solimut ne se contente pas d’appliquer cette mesure en interne. Elle milite pour que le congé menstruel soit reconnu comme un droit universel, pris en charge par la Sécurité sociale. Ce plaidoyer s’inscrit dans un combat plus large porté par la mutuelle pour la gratuité des protections périodiques et une meilleure prise en compte de la santé menstruelle dans les politiques publiques.

Derrière cette démarche, il y a la conviction que la santé ne se résume pas à des soins. Elle commence par la reconnaissance des besoins spécifiques, par l’égalité d’accès aux droits, et par la lutte contre les discriminations qui freinent l’épanouissement professionnel.

Un modèle mutualiste en action : agir à la racine des inégalités

Ce congé menstruel illustre parfaitement l’ADN mutualiste et solidaire de Solimut Mutuelle de France. Loin de se limiter à une offre de remboursement de soins, la mutuelle agit sur l’ensemble des déterminants sociaux et environnementaux de santé.

Basée à Marseille, Solimut compte 460 salariés, dont 73 % sont des femmes, et protège plus de 580 000 personnes. Engagée dans l’économie sociale et solidaire (ESS), elle revendique des valeurs fortes : solidarité, démocratie, non-lucrativité et proximité. Elle agit au quotidien pour faire reculer les inégalités de genre, notamment à travers des campagnes de sensibilisation, des actions de terrain et des réflexions stratégiques.

Un appel à faire bouger les lignes

Avec ce congé menstruel, Solimut Mutuelle de France envoie un signal fort : il est temps que le monde du travail s’adapte aux réalités biologiques et sociales des femmes. Ce geste, à la fois concret et symbolique, montre qu’il est possible de concilier performance économique, qualité de vie au travail et justice sociale.

L’ambition est claire : inspirer d’autres structures à franchir le pas, provoquer un changement de regard sur les règles, et obtenir une reconnaissance nationale du congé menstruel. Ce combat, encore marginal il y a quelques années, prend aujourd’hui une ampleur nouvelle grâce à des acteurs comme Solimut, qui ont le courage d’allier parole et action.

Le congé menstruel chez Solimut Mutuelle

Le congé menstruel chez Solimut Mutuelle de France n’est pas un simple “avantage RH” : c’est une avancée sociale majeure, qui replace la santé des femmes au cœur du débat public. C’est aussi une démonstration de la puissance du modèle mutualiste quand il s’agit d’inventer un futur plus égalitaire, plus humain, et plus responsable.

Une mesure pionnière, un engagement durable, et un message clair : prendre soin des salariées, c’est faire progresser toute la société.

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Lancement du Forum THQSE ® à SANTEXPO 2025

Forum THQSE

Forum THQSE : face aux crises multiples qui frappent le secteur de la santé. Une explosion des coûts, gaspillage des ressources, urgence climatique. Une évidence s’impose : il est impératif de penser autrement. Et si la transition écologique, loin d’être une contrainte, devenait un levier d’optimisation et de résilience ? À l’occasion de SANTEXPO 2025, Primum non nocere® invite le public à une conférence de presse pour annoncer une étape décisive. Le lancement du Forum THQSE ® et la remise des Trophées THQSE® 2025. Cet événement mettra en lumière les acteurs engagés dans une nouvelle vision de la santé. Alliant performance économique, responsabilité environnementale et excellence sanitaire. Green Finance sera également présent pour encourager et soutenir cette dynamique vertueuse.

Forum THQSE : un système de santé en tension : pourquoi changer de paradigme ?

Le secteur de la santé, déjà fragilisé par des années de pression budgétaire, est confronté à des défis sans précédent. Le réchauffement climatique aggrave les inégalités sanitaires. Les établissements peinent à maîtriser leurs dépenses, et le gaspillage de ressources atteint des sommets. Ces constats appellent à une refondation profonde du modèle hospitalier et médico-social.

Plutôt que de subir ces bouleversements, certains choisissent d’agir. C’est le cas de Primum non nocere®, pionnier de l’accompagnement RSE en santé, qui défend une conviction forte. La transition écologique est une solution pragmatique et efficace pour relever ces défis.

Forum THQSE ® : un label d’excellence pour un avenir plus durable

Le label THQSE® – Très Haute Qualité Sanitaire, Sociale et Environnementale – représente l’outil central de cette mutation. Conçu pour accompagner les établissements de santé et médico-sociaux. Il intègre une exigence RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) tout en prenant en compte les spécificités du secteur sanitaire.

Unique en son genre, THQSE® est reconnu au niveau européen par RESPONSIBILITY EUROPE® et propose une double labellisation inédite. Il valorise une approche transversale, concrète et adaptée à la réalité des structures. Cette démarche, exigeante mais réaliste, se traduit par des résultats mesurables. Réduction des gaspillages, baisse de l’empreinte carbone, optimisation des coûts, amélioration de la qualité de vie au travail.

Le Forum THQSE® : un nouvel espace pour accélérer la transition

L’édition 2025 de SANTEXPO sera le théâtre du lancement officiel du Forum THQSE ®. Un lieu de convergence et de valorisation des initiatives exemplaires. Ce forum vise à fédérer les établissements les plus engagés. À encourager l’innovation durable et à renforcer la visibilité des démarches vertueuses.

Les Trophées THQSE® 2025, remis lors de cet événement, distingueront les structures qui se démarquent par leur engagement écologique et social. L’objectif est clair : inspirer, mutualiser les bonnes pratiques et accélérer la transition vers un hôpital plus vert, plus sobre, et plus humain.

Des témoignages pour illustrer l’impact concret

Durant cette conférence, plusieurs experts partageront leur expérience :

  • Olivier TOMA, fondateur de Primum non nocere®, présentera le Carnet des tendances RSE en santé et dessinera les grandes lignes des mutations en cours.
  • Agathe Barret, coordinatrice du label, détaillera comment THQSE® prépare dès aujourd’hui l’hôpital écologique de demain.
  • Mylène Ezavin, directrice du Groupe Hospitalier de la Riviera Française, témoignera des résultats obtenus grâce à la labellisation : économies réalisées, circuits courts développés, mobilisation des équipes, amélioration de l’image de l’établissement.

Une dynamique collective soutenue par Green Finance

À noter que Green Finance sera également présent lors de cet événement, pour soutenir cette démarche ambitieuse. En favorisant le financement de projets à forte valeur écologique et sociale, Green Finance joue un rôle structurant dans la transformation du secteur.

Les synergies entre finance responsable, innovation environnementale et efficacité sanitaire deviennent aujourd’hui un axe stratégique incontournable. L’alliance entre ces acteurs est porteuse d’un message fort : construire une santé durable est à la fois une nécessité et une opportunité.

Primum non nocere® : 20 ans d’engagement au service de la santé durable

Depuis deux décennies, Primum non nocere® accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux dans leur transformation. L’agence propose des audits, diagnostics RSE, bilans carbone, études techniques et formations, avec une expertise unique dans la santé environnementale.

Sa mission : faire de la santé un acteur moteur de la transition écologique. Avec le label THQSE®, Primum non nocere® fournit une boussole claire et crédible pour celles et ceux qui veulent conjuguer qualité des soins, performance économique et responsabilité environnementale.

📅 Rendez-vous le mardi 20 mai 2025, de 13h à 14h, salle MONTAIGNE – Hall 1 de SANTEXPO pour découvrir cette dynamique et participer au lancement du Forum THQSE®. Une opportunité unique d’échanger avec les pionniers de la transformation durable de notre système de santé.

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Gestion d’actifs en Europe : une consolidation sous tension

gestion d’actifs

La gestion d’actifs en Europe est à la croisée des chemins. Alors que certaines opérations spectaculaires laissent penser que l’industrie vit une phase de concentration intense, la réalité peinte par le dernier rapport de Morningstar est bien plus nuancée. Si les grandes manœuvres comme le rachat d’AXA IM par BNP Paribas ou la potentielle fusion entre Natixis IM et Generali Investments attirent les projecteurs, l’analyse des 100 principaux gestionnaires d’actifs européens révèle un mouvement plus diffus, prudent et parfois inefficace. Plutôt que de suivre une tendance massive à la consolidation, la majorité des acteurs privilégie encore la croissance organique. Cet article vous propose une immersion approfondie dans les stratégies de développement à l’œuvre, leurs résultats, leurs limites et les perspectives d’avenir du secteur.

Croissance organique vs fusions-acquisitions : deux visions opposées du développement

Les gestionnaires d’actifs en Europe se divisent en trois catégories selon Morningstar : les Développeurs Organiques (55 sociétés), les Consolidateurs (28) et les Acquéreurs Opportunistes (16). Cette classification révèle une tendance claire : la préférence pour une croissance organique reste majoritaire. Loin de se livrer à des fusions à grande échelle, les entreprises favorisent l’expansion par l’élargissement de leurs gammes de produits, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et l’innovation.

Lorsqu’elles optent pour des opérations de fusion ou d’acquisition, celles-ci sont le plus souvent de petite envergure. Les grandes transactions de transformation restent rares, signe d’une consolidation timide et ciblée, davantage dictée par des objectifs stratégiques spécifiques que par une dynamique sectorielle globale.

Les promesses non tenues de la consolidation

Les arguments en faveur des fusions sont bien connus : économies d’échelle, accès rapide à de nouveaux marchés, acquisition de compétences spécialisées, notamment dans la gestion d’actifs en Europe alternatifs ou durables. En théorie, ces avantages devraient accroître la compétitivité. En pratique, les résultats sont souvent décevants.

Le rapport souligne que les fusions n’apportent que rarement une amélioration notable des performances d’investissement ou une baisse des coûts pour les clients. Pire encore, elles s’accompagnent fréquemment de défis structurels majeurs : chocs culturels, complexité managériale, perte de talents, rationalisation forcée de produits et effets d’échelle pouvant nuire à la performance.

Ces perturbations internes détournent les équipes de leur mission principale : générer de la valeur pour les clients. Morningstar note d’ailleurs une dégradation de la note du pilier « Société » chez les consolidateurs, preuve que les fusions ne riment pas toujours avec amélioration du service client ou de la gouvernance.

Des fusions emblématiques, mais des bilans mitigés

Trois cas emblématiques illustrent les limites de la consolidation en Europe : Amundi, Janus Henderson et Aberdeen. Si Amundi a su maintenir des flux nets positifs après ses fusions, les deux autres ont connu d’importantes sorties d’actifs et des dépréciations comptables. Aucune de ces grandes fusions n’a significativement amélioré la rentabilité.

La réussite d’une opération de fusion repose sur un alignement stratégique rigoureux, une tarification juste et une exécution sans faille. Ces critères, rarement réunis, invitent à une grande prudence et posent la question de la pertinence des opérations de croissance externe, comparées à un développement plus patient et maîtrisé.

Performance des fonds : une homogénéité surprenante entre les modèles

En analysant les performances des fonds et la gestion d’actifs en Europe ayant survécu et surpassé leurs équivalents passifs entre 2019 et 2024, Morningstar constate une homogénéité frappante entre les trois groupes stratégiques. Que la croissance soit organique ou issue de fusions, les résultats restent similaires, tant pour les actions que les obligations.

Cela remet en cause l’idée selon laquelle les fusions boosteraient nécessairement la performance. En réalité, la consolidation semble avoir peu d’impact direct sur les rendements offerts aux investisseurs.

Tarification et frais : la vraie pression vient du marché, pas des fusions

La baisse des frais de gestion, en particulier dans les fonds passifs, s’explique davantage par la concurrence intense que par d’éventuelles économies d’échelle liées aux fusions. Tous modèles confondus, les structures tarifaires tendent à converger, et les sociétés de gestion doivent se différencier autrement qu’en grossissant.

Il apparaît que la stratégie de développement, qu’elle soit interne ou externe, influence peu les niveaux de frais. Ce sont plutôt le positionnement commercial, la valeur ajoutée perçue et la spécialisation produit qui dictent la tarification.

Vers un nouveau modèle : innovation, numérique et orientation client

Pour les analystes de Morningstar, l’avenir appartient aux acteurs capables de se réinventer. Les sociétés axées sur l’innovation technologique, la digitalisation des services et la personnalisation des solutions semblent mieux armées pour affronter les défis du marché.

La consolidation, bien que toujours d’actualité, ne doit pas être vue comme une fin en soi. Dans un secteur marqué par la pression sur les marges, les transformations réglementaires et l’évolution des attentes des investisseurs, ce sont les stratégies agiles, adaptatives et centrées sur le client qui s’imposeront.

Le secteur européen de la gestion d’actifs

La consolidation du secteur européen de la gestion d’actifs n’est ni un phénomène massif ni une garantie de performance. Derrière les annonces tapageuses, la réalité est plus prudente, fragmentée, parfois inefficace. La majorité des sociétés privilégient une approche organique, centrée sur l’innovation, la proximité client et l’amélioration continue. Le futur de l’industrie ne se jouera pas dans les salles de conseil d’administration, mais dans la capacité des gestionnaires à s’adapter à un marché en mutation rapide, où la taille ne suffit plus à faire la différence.

À lire aussi : Le club Ecolo : l’impact investing de demain

Le club Ecolo : l’impact investing de demain

club Ecolo

Le club ecolo : la finance verte, un vaste sujet qu’il faut intégrer le plus tôt possible.
C’est pourquoi Green Finance vous propose les bonnes méthodologies et les meilleures pratiques pour mener à bien de multiples sauvetages. En mer, sur terre, en altitude, en montagne… et même dans les grands espaces.

Les critères ESG — Environnement, Écologie, Social, Santé, Senior et Gouvernance — sont au cœur de notre approche.
La gouvernance, surtout celle de nos chères têtes blondes…
Oui, il faut s’y prendre le plus tôt possible, surtout quand il s’agit de nos enfants.

Une petite boîte, une grande mission

Voici un objet inattendu qui pourrait bien faire plus pour l’éducation à l’écologie que bien des manuels scolaires. La Toniebox, cette boîte à histoires devenue incontournable dans des millions de foyers. Au-delà de sa fonction d’endormissement ou de conteuse nomade. Elle abrite aujourd’hui un projet audio d’un genre nouveau : le Club Écolo.

“Un pour tous, tous pour la Terre !”

Le Club Écolo, c’est une bande de cinq animaux sauveteurs menée par Bobby la tortue marine. Nina la panda rousse, John le harfang des neiges, Uli le léopard de l’Amour et Melha l’éléphante d’Afrique. Ensemble, ils sillonnent les quatre coins du globe pour venir en aide aux animaux en détresse. Répondant à l’appel pressant de Mère Nature.

Grâce à un petit vent magique, ils s’élancent dans des aventures qui parlent de biodiversité, de pollution, de disparition d’espèces, de migration ou encore de changement climatique. Le tout à hauteur d’enfant, sans jamais être infantilisant.

Apprendre en voyageant

Bobby, la tortue des océans.
Bobby la tortue marine fait partie du Club Écolo, une joyeuse bande d’animaux mobilisés pour secourir la planète. À chaque appel de Mère Nature, Bobby et ses compagnons s’envolent à travers le monde pour venir en aide aux espèces menacées et aux écosystèmes fragilisés.

Nina, la vigie des forêts.
Membre active du Club Écolo, Nina la panda rousse répond toujours présente quand la nature a besoin d’un coup de patte. Elle voyage aux côtés de ses amis pour protéger la faune et la flore. Là où l’urgence écologique se fait sentir.

John, l’éclaireur du froid.
Partez à l’aventure avec John le harfang des neiges dans quatre missions extraordinaires : sauver un manchot empereur en Antarctique, guider un troupeau de caribous au Canada. Venir en aide à un béluga dans les eaux du Québec, et suivre les papillons monarques en pleine migration à travers l’Amérique du Nord.

Uli, le gardien des sommets.
Partez sur les traces de Uli le léopard de l’Amour à travers quatre aventures en altitude : dans les Andes pour aider un troupeau de lamas, dans les Rocheuses à la recherche d’une fleur rare, dans l’Himalaya sur les pas de la panthère des neiges, et jusqu’au Sichuan pour une mission spéciale contre la pollution.

Ducky, le prof préféré des enfants.
À la fin de chaque épisode, la Minute Doc Ducky apporte un éclairage ludique et scientifique. Avec humour et simplicité, ce petit canard passionné partage son savoir sur la nature, les animaux et les défis de l’environnement.

Un tour du monde pour éveiller les consciences

De la savane africaine aux mangroves du Bangladesh, des montagnes du Sichuan aux plaines du Québec, chaque histoire transporte les enfants dans un univers à découvrir et à protéger. À chaque escale, l’écologie devient une aventure… et un apprentissage.

Et l’ESG dans tout ça ?

C’est là que les choses deviennent sérieuses. Car derrière les aventures ludiques et colorées de cette série se cachent tous les piliers d’une grille ESG bien pensée :

  • E comme Environnement (biodiversité, ressources, pollution),
  • S comme Social (coopération, entraide, transmission),
  • G comme Gouvernance… et notamment celle de nos futures générations.

Alors oui, la gouvernance de nos “chères têtes blondes” mérite elle aussi un peu de méthode et d’attention. Et si la finance verte vise à structurer un avenir durable, ne pas inclure les enfants dans cette logique serait tout simplement une erreur stratégique.

Le vrai capital, c’est ce qu’on plante dans les esprits

La Toniebox, dans son apparente simplicité, devient alors un outil de transition écologique, un canal de sensibilisation puissant, et surtout un investissement éducatif dont le rendement se mesure en prise de conscience.

Et si c’était ça, l’impact investing de demain ?

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La BCE tape du poing sur la table

BCE

Le 8 mai dernier, la Banque centrale européenne (BCE) a pris une position sans ambiguïté : elle rejette toute tentative de réduction du champ d’application de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). 

À l’heure où les négociations politiques battent leur plein à Bruxelles, ce soutien fort à l’architecture actuelle du texte envoie un message très clair au marché et aux entreprises, quelle que soit leur taille.

 Alors que des voix politiques appellent à alléger le champ d’application de la directive CSRD, la Banque centrale européenne a pris position le 8 mai dernier pour en défendre l’architecture actuelle. Que révèle ce soutien inattendu de la BCE ? Quels signaux envoient-ils aux entreprises, et notamment aux PME qui espéraient un assouplissement des obligations de reporting ? Cette posture peut-elle peser sur les arbitrages encore en discussion à Bruxelles ? Et surtout, comment transformer cette contrainte réglementaire en levier de compétitivité durable ? Décryptage par un expert Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

Pourquoi la BCE défend-elle le périmètre actuel de la CSRD ?

Parce que la durabilité n’est pas un sujet secondaire pour la stabilité financière.

La BCE sait que les risques climatiques, environnementaux et sociaux ont une matérialité directe sur le système économique : perturbation des chaînes d’approvisionnement, perte de valeur d’actifs “bruns”, défauts de contreparties, désalignement stratégique. En maintenant un périmètre large, la CSRD favorise une transparence systémique.

Autrement dit, la BCE ne veut pas d’une Europe à deux vitesses, où seules les grandes entreprises cotées seraient tenues de publier des données fiables, pendant que les PME, pourtant nombreuses et systémiquement importantes, resteraient dans l’angle mort de la régulation.

Ce message est clair : intégrer la durabilité dans le pilotage des entreprises n’est plus un choix, c’est une exigence macroéconomique.

BCE : quelles conséquences pour les PME qui espéraient une simplification ?

Pour les PME, c’est une déception à court terme — mais une opportunité à moyen terme.

Oui, l’espoir d’un allègement réglementaire semble s’éloigner. La simplification promise (via des normes spécifiques simplifiées, type ESRS SME) reste encore floue, et cette position de la BCE montre que les exemptions massives sont peu probables.

Mais il ne faut pas s’y tromper : les PME ont tout intérêt à structurer dès maintenant leurs données ESG, non pas seulement pour se conformer, mais pour accéder aux marchés, aux financements, aux appels d’offres. La CSRD, même contraignante, va rapidement devenir un passeport d’accès économique.

Cette position peut-elle influencer les discussions politiques en cours ?

Oui — et c’est probablement son objectif.

En se positionnant ainsi, la BCE envoie un signal politique fort à la Commission européenne et aux États membres : toute tentative de démantèlement de la CSRD, sous prétexte de simplification, affaiblirait la crédibilité du Pacte vert et désalignerait l’Europe face à ses propres engagements climatiques.

Dans un contexte post-élections européennes où les pressions populistes pourraient mettre en pause certaines réformes, la BCE joue ici un rôle stabilisateur, en rappelant que la régulation verte n’est pas une mode, mais un fondement de résilience.

Et le positionnement de la politique et du Ministre ? 

Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a exprimé une volonté claire : simplifier les textes européens encadrant la finance durable (CSRD, Taxonomie, CS3D) sans en remettre en cause l’ambition. Il affirme la nécessité de trouver un équilibre entre transformation écologique et compétitivité économique, en particulier pour les PME et ETI.  
Le Ministre dit Oui à la durabilité, mais pas au prix d’une charge administrative insupportable pour les entreprises, surtout les PME. Il appelle donc à une Europe à la fois normative et productive, plaidant pour des règles plus claires, plus simples, mais non vidées de leur substance.

Transformer la contrainte en avantage compétitif : mode d’emploi

Voici le cœur du sujet. Oui, la CSRD est contraignante. Oui, les coûts de mise en conformité sont réels. Mais le reporting extra-financier est aussi une source de différenciation stratégique.

Les entreprises qui prennent cette réglementation au sérieux peuvent :

  • Structurer leur gouvernance durablement ;
  • Améliorer leur dialogue avec les financeurs (banques, investisseurs, assureurs) ;
  • Renforcer leur image employeur, notamment auprès des jeunes talents ;
  • Et surtout, se positionner comme fournisseur responsable dans un contexte où les grands donneurs d’ordre exigeront bientôt des données ESG précises de toute leur chaîne de valeur.

En résumé : la CSRD n’est pas un plafond, c’est un tremplin.

En affirmant son soutien total à l’architecture actuelle de la CSRD, la BCE joue son rôle de gardienne de la stabilité, mais aussi de catalyseur pour une économie réellement durable.

C’est un signal fort que les entreprises doivent entendre !

Aux entreprises de comprendre que le choix n’est plus “CSRD ou pas”, mais “comment en faire un levier de performance et de confiance”, nous exprime Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

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EDF renforce son engagement vert

EDF

EDF poursuit activement sa stratégie de financement durable en annonçant une nouvelle émission d’obligations vertes d’un montant total de 2,25 milliards d’euros. Ce financement s’inscrit dans le cadre de son Green Financing Framework mis à jour fin avril 2025, en cohérence avec les normes internationales les plus exigeantes en matière de finance durable. L’opération, structurée en trois tranches de maturités différentes, est destinée à soutenir des projets emblématiques de la transition énergétique, à la fois en France et au Royaume-Uni.

Une opération financière structurée et ambitieuse

L’émission obligataire verte lancée par EDF repose sur trois tranches soigneusement calibrées en fonction des besoins de financement et des objectifs stratégiques. La première tranche, d’un montant de 750 millions d’euros. Et d’une durée de sept ans, affiche un taux fixe de 3,25 %. Elle est spécifiquement destinée à financer l’extension de la durée de vie des réacteurs nucléaires en exploitation en France. Ce choix traduit la volonté de maintenir une production d’électricité décarbonée. Tout en optimisant les infrastructures existantes dans le respect des standards de sûreté.

La deuxième tranche, d’une valeur d’un milliard d’euros sur une durée de douze ans, présente un rendement de 4 %. Les fonds levés seront affectés au développement des énergies renouvelables, notamment dans le secteur hydroélectrique. EDF entend ainsi renforcer ses investissements dans les technologies durables et diversifier son mix énergétique. Dans une optique de résilience climatique et de souveraineté énergétique.

Enfin, la troisième tranche, d’un montant de 500 millions d’euros et d’une maturité de vingt ans, propose un rendement de 4,625 %. Elle sera dédiée au financement de la construction des réacteurs EPR à Hinkley Point C, au Royaume-Uni. Ce projet s’inscrit dans une stratégie de long terme visant à sécuriser une production nucléaire bas-carbone à l’échelle européenne.

EDF : un cadre de financement vert conforme aux standards internationaux

Cette nouvelle émission s’inscrit dans le cadre du Green Financing Framework d’EDF, récemment mis à jour le 28 avril 2025. Ce cadre de référence a été conçu pour répondre aux exigences des Green Bond Principles de l’ICMA. Et des Green Loan Principles de la Loan Market Association. Il s’aligne également, sauf mention contraire, sur la taxonomie de l’Union Européenne relative aux activités durables. Grâce à cette rigueur méthodologique. Le cadre bénéficie d’une évaluation indépendante de S&P Global Ratings, qui lui a attribué la mention « medium green ». Soulignant ainsi la qualité environnementale des projets soutenus.

EDF démontre ici sa volonté de structurer ses émissions vertes dans un cadre clair. Transparent et cohérent avec les attentes des investisseurs responsables. Cette approche permet de garantir que les fonds levés sont exclusivement orientés vers des projets à impact positif sur le climat et l’environnement.

Des projets au cœur de la transition énergétique

Les investissements éligibles dans le cadre de cette obligation verte couvrent un large éventail d’initiatives. Toutes cruciales pour accélérer la transition énergétique. EDF prévoit de financer des projets de production d’énergie renouvelable comme l’éolien et le solaire. Mais aussi de soutenir les infrastructures hydroélectriques. Y compris les actions de préservation de la biodiversité associées à ces installations. L’efficacité énergétique constitue également un axe majeur. Avec des projets visant à optimiser les consommations et à moderniser les réseaux de distribution.

La dimension nucléaire n’est pas en reste. EDF inclut dans son périmètre de financement vert les projets de production nucléaire réalisés dans l’Union Européenne et au Royaume-Uni, dans une optique de décarbonation de la production énergétique. L’intégration de ces projets dans le Green Financing Framework reflète une approche réaliste et pragmatique de la transition, qui repose sur un équilibre entre innovation renouvelable et fiabilité du nucléaire.

Une stratégie cohérente de long terme

Depuis novembre 2013, EDF a levé environ 16 milliards d’euros à travers ses émissions de green bonds. Ces opérations ne constituent pas des initiatives ponctuelles mais bien des instruments structurels au service de la stratégie financière du groupe. En intégrant systématiquement les principes de la finance verte dans ses levées de fonds, EDF s’inscrit dans une dynamique pérenne de transformation énergétique.

Cette nouvelle émission confirme une fois de plus l’engagement du groupe à financer des projets à forte valeur environnementale. Elle marque une continuité dans l’ambition d’EDF d’allier performance économique, responsabilité sociale et impact climatique. En faisant de la finance durable un pilier central de son développement, EDF trace une voie exemplaire pour les grandes entreprises du secteur énergétique.

EDF réaffirme son rôle de leader

Par cette émission obligataire verte de grande envergure, EDF réaffirme son rôle de leader dans la transition énergétique européenne. Grâce à une stratégie financière structurée, à un cadre d’investissement rigoureux et à une orientation claire vers des projets durables, le groupe montre qu’il est possible de concilier ambition industrielle et responsabilité environnementale. À travers cette démarche, EDF incarne la nouvelle génération d’acteurs économiques engagés pour le climat.

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Premiers états de durabilité 2024 

durabilité 2024 

En 2025, les grandes entreprises européennes ont franchi une étape décisive en publiant pour la première fois leur état de durabilité, conformément à la directive CSRD et aux normes ESRS. Cet article propose un retour d’expérience sur cette première publication, analyse les tendances observées et sensibilise les entreprises qui seront concernées dans les prochaines vagues réglementaires. Enfin, il explore les révisions annoncées dans le cadre du projet de directive Omnibus, afin de donner aux entreprises une grille de lecture utile pour naviguer dans un paysage réglementaire en mutation.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire, et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Le reporting de durabilité en 2025 : retour d’expérience, perspectives et révisions réglementaires

L’année 2025 marque un tournant majeur pour les entreprises européennes en matière de reporting de durabilité. Alors que les grandes entreprises cotées ont finalisé leur premier état de durabilité conformément aux exigences de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), l’Europe amorce parallèlement une réflexion sur la simplification et l’adaptation de ce cadre réglementaire. Entre retours d’expérience, nouvelles attentes réglementaires et ajustements à venir, les entreprises doivent conjuguer transparence, performance et anticipation. Cet article fait le point sur les principaux enseignements de cette première année, les enjeux pour les prochaines vagues d’entreprises concernées et les perspectives offertes par les révisions envisagées via la directive Omnibus.

Retour d’expérience des grandes entreprises après la première publication de l’état de durabilité

Les grandes entreprises cotées, soumises dès 2024 aux exigences de la CSRD, ont déployé des moyens considérables pour répondre aux nouvelles obligations de reporting. Dès l’entrée en vigueur de la directive, elles ont engagé un travail d’adaptation en profondeur : révision des processus internes, mise en place d’outils dédiés, mobilisation des parties prenantes et renforcement des systèmes de collecte de données. Ce travail d’anticipation a permis d’assurer la fiabilité et la qualité des informations publiées dans leurs premiers états de durabilité.

L’une des avancées notables de cette première publication est l’adoption généralisée de l’analyse de double matérialité, un concept clé des normes ESRS. Cette approche a permis aux entreprises de croiser les impacts de leur activité sur l’environnement et la société avec les incidences des enjeux environnementaux et sociaux sur leur propre modèle d’affaires. Selon les premières observations, les entreprises ont identifié en moyenne 56 impacts, risques et opportunités matériels, avec une hétérogénéité notable entre les secteurs : certains rapports mentionnant jusqu’à 209 items, quand d’autres en recensaient 14 seulement.

Des tendances thématiques marquées dans les premiers rapports

L’analyse des premiers rapports publiés révèle des thématiques privilégiées par les entreprises. Les enjeux relatifs aux effectifs sont les plus fréquemment abordés, avec en moyenne 13 items matériels par entreprise, suivis par le changement climatique et la conduite des affaires. À l’inverse, des sujets tels que l’eau, la pollution ou les communautés affectées restent moins souvent considérés comme matériels, traduisant des différences de maturité sectorielle ou un moindre accès aux données.

Un autre point saillant concerne les plans de transition climatique. Sur un panel de 30 entreprises étudiées, 27 ont publié un plan, témoignant d’une volonté affirmée d’intégrer la transition écologique dans leur stratégie globale. Cependant, si 83 % des entreprises alignent leur plan de transition sur leur stratégie d’entreprise et présentent leurs leviers de décarbonation, seules 44 % quantifient précisément les investissements nécessaires. Ce déficit de chiffrage constitue un axe d’amélioration identifié par les entreprises elles-mêmes pour les prochaines publications.

Les principaux axes d’amélioration identifiés

Les entreprises n’ont pas hésité à inscrire leurs engagements d’amélioration dans leur premier état de durabilité. En moyenne, chaque entreprise a identifié quatre axes de progrès, centrés principalement sur l’environnement (inventaire des émissions de GES, plans de transition, indicateurs de pollution). La double matérialité constitue le deuxième grand chantier, regroupant 17 % des engagements, en particulier sur l’amélioration des processus et l’analyse des risques climatiques.

Enfin, des améliorations sont également prévues sur des sujets comme la conduite des affaires, notamment la mise en place d’indicateurs spécifiques (ex. délais de paiement). Ces engagements témoignent d’une dynamique d’amélioration continue, nécessaire pour consolider un reporting encore jeune et perfectible.

Sensibiliser les entreprises de demain aux enjeux du reporting de durabilité

Si 2025 a concerné les plus grandes entreprises cotées, les vagues 2 et 3 de la CSRD impacteront progressivement les entreprises de taille intermédiaire à partir de 2027-2028. Toutefois, avec la publication de la directive Stop the Clock en avril 2025, l’Union européenne a officialisé un report de deux ans de l’application de la CSRD pour ces prochaines vagues. Ce délai supplémentaire doit être perçu comme une opportunité par les entreprises concernées, leur permettant de se préparer dans des conditions optimales.

Les entreprises de ces futures vagues doivent dès à présent initier leur réflexion stratégique sur la durabilité, intégrer les critères ESG dans leurs processus internes et se doter des outils et compétences nécessaires. L’expérience des grands groupes montre qu’une anticipation insuffisante entraîne des difficultés opérationnelles et des ajustements coûteux.

Une opportunité stratégique et non une contrainte réglementaire

Au-delà de l’obligation réglementaire, le reporting de durabilité représente un levier stratégique. Il permet de renforcer la résilience du modèle d’affaires, d’améliorer l’attractivité des talents, de répondre aux attentes des investisseurs et d’accéder à de nouveaux financements. Les entreprises doivent percevoir la publication de l’état de durabilité non comme une fin en soi, mais comme un outil de pilotage stratégique, apte à éclairer les décisions et à renforcer la transparence auprès des parties prenantes.

Les entreprises déjà engagées soulignent l’importance de l’implication du top management, de la transversalité des équipes et de l’acculturation progressive des collaborateurs aux enjeux ESG. Ces leviers organisationnels doivent être intégrés dès aujourd’hui par les entreprises de la vague 2 et 3 pour capitaliser sur les enseignements des pionniers.

Comprendre les révisions de la CSRD et les perspectives offertes par le projet de directive Omnibus

Annoncé en février 2025, le projet de directive Omnibus s’inscrit dans une logique de simplification et de réduction du champ d’application de la CSRD. Deux grands volets structurent cette révision : la directive Stop the Clock, déjà adoptée, et la directive dite « content », encore en discussion. Ce dernier texte propose de relever les seuils d’application, limitant l’obligation de reporting aux seules entreprises de plus de 1000 salariés (avec des seuils financiers associés).

Ce changement de paradigme modifie la logique initiale par vagues pour une approche par seuils, recentrant le reporting obligatoire sur les grandes entités d’intérêt public. Pour les entreprises en dessous de ce seuil, le reporting deviendrait volontaire, basé sur une norme simplifiée (VSMU).

Des incertitudes réglementaires mais une dynamique de préparation maintenue

Malgré ces révisions en cours, une enquête menée par KPMG auprès de 128 entreprises révèle que 88 % d’entre elles poursuivent leur projet de mise en œuvre des ESRS, même dans l’incertitude. Les principales motivations évoquées incluent la volonté de renforcer la pertinence stratégique des états de durabilité, d’assurer l’accès aux financements et de se prémunir d’un risque de non-conformité en cas d’évolution des textes.

Toutefois, 12 % des entreprises ont décidé de suspendre ou d’arrêter leur démarche, invoquant la nécessité de réévaluer leur stratégie de reporting ou de profiter de cette pause pour mieux s’aligner en interne. Ce choix reflète une prudence face à un cadre encore mouvant, mais pourrait exposer ces entreprises à des difficultés en cas de revirement réglementaire ou d’attentes accrues des parties prenantes.

Quel avenir pour la durabilité en 2025 et au-delà ?

L’année 2025 consacre la montée en puissance du reporting de durabilité en Europe, mais ouvre également une période d’ajustements réglementaires et de maturité progressive des pratiques. Les premières publications des états de durabilité ont démontré la capacité des grandes entreprises à relever ce défi, tout en soulignant les marges de progression sur des sujets comme la double matérialité, les plans de transition ou la quantification des investissements.

Pour les entreprises de la vague 2 et 3, le report accordé par la directive Stop the Clock ne doit pas être perçu comme un sursis passif, mais comme un temps stratégique pour bâtir les fondations d’un reporting robuste et pertinent. Quant aux révisions portées par la directive Omnibus, elles traduisent une volonté européenne de trouver un équilibre entre ambition réglementaire et pragmatisme opérationnel.

Dans ce contexte en évolution, les entreprises devront conjuguer souplesse, anticipation et rigueur. La durabilité, loin d’être une simple obligation, s’impose comme un nouveau langage du capitalisme, capable de réconcilier performance économique, responsabilité sociétale et transparence. Une dynamique à consolider pour bâtir l’économie durable de demain.

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200 millions pour la rénovation énergétique des foyers espagnols

200 millions pour la rénovation énergétique des foyers espagnols

Une alliance pour accélérer la transition énergétique des particuliers

Le Groupe Banque européenne d’investissement (BEI) et Cetelem, marque commerciale de BNP Paribas Personal Finance en Espagne, ont conclu un accord inédit de titrisation synthétique de 93 millions d’euros. Cette opération permet à Cetelem de mobiliser 200 millions d’euros pour soutenir la rénovation énergétique des logements en Espagne.

Objectif : financer des projets concrets portés par des particuliers pour améliorer l’efficacité énergétique de leur habitat, réduire les émissions de CO₂ et encourager des pratiques durables à l’échelle domestique.

Une réponse directe aux enjeux climatiques

Le portefeuille financé par cette opération couvre un large spectre de projets verts, 100 % dédiés à la lutte contre le changement climatique. Il s’agit notamment :

  • de rénovations de logements,
  • d’installations de petits équipements solaires,
  • ou encore de l’achat de matériaux éco-performants, comme des chaudières haute efficacité ou des fenêtres isolantes.

Les travaux réalisés permettront d’améliorer l’isolation thermique, d’optimiser les consommations énergétiques et de limiter les rejets de gaz à effet de serre.

Une attention particulière aux régions en difficulté

Une part importante des projets soutenus devrait voir le jour dans des régions de cohésion : des territoires dont le revenu par habitant reste inférieur à la moyenne européenne. Ce ciblage garantit un impact social fort, en rendant la transition énergétique plus accessible aux foyers modestes.

Une opération financière innovante

Cette transaction repose sur une titrisation synthétique, un mécanisme qui permet de transformer un portefeuille de prêts en un outil de financement durable. Cetelem conserve la tranche junior, tandis que la BEI contre-garantit la tranche mezzanine de 93 millions d’euros assurée par le Fonds européen d’investissement (FEI), autre pilier du Groupe BEI.

L’opération comprend également une période de renouvellement d’un an, une amortisation pro-rata selon la performance, et un excédent synthétique de marge destiné à renforcer sa résilience.

Donner aux foyers les moyens d’agir

Pour Gemma Feliciani, directrice des institutions financières à la BEI, cet accord représente une avancée majeure :

“Nous facilitons l’accès des ménages à des financements pour rendre leurs logements plus durables. C’est essentiel pour réussir la transition énergétique à l’échelle européenne.”

Même enthousiasme du côté du FEI. Marjut Falkstedt, directrice générale, insiste sur le rôle de ce type de financements dans la transformation environnementale :

“Ce partenariat montre que l’innovation financière peut servir des causes d’intérêt général, en rendant chaque foyer acteur de la lutte contre le réchauffement.”

Un pas de plus vers un modèle de consommation responsable

María Ruiz-Manahan, directrice générale de BNP Paribas Personal Finance Espagne, souligne l’impact direct de l’accord pour les particuliers :

“Nos clients et partenaires pourront bénéficier de meilleures conditions pour financer des équipements durables. Cela renforce notre engagement pour une consommation responsable.”

Grâce à cette opération, Cetelem consolide sa position sur le marché espagnol du financement vert et conforte sa stratégie d’accompagnement des ménages dans leurs choix durables, notamment via les solutions solaires et écoénergétiques.

Une initiative alignée sur la feuille de route stratégique 2024-2027 de la BEI

Cette collaboration s’inscrit pleinement dans les priorités du Groupe BEI :

  • action climatique,
  • logements durables,
  • développement des régions,
  • union des marchés de capitaux.

Ces axes guident sa stratégie 2024-2027, qui vise à déployer des outils financiers innovants au service d’une Europe plus résiliente, équitable et verte.

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Surfrider publie son rapport RSO 2021-2024 et accélère sa transition durable

RSO

Une démarche RSO au cœur de la transformation interne

Depuis plus de trente ans, Surfrider Foundation Europe agit pour préserver les milieux marins et côtiers. En 2021, l’ONG a franchi une nouvelle étape : initier une démarche de Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO). Objectif ? Mieux aligner ses pratiques internes avec ses valeurs environnementales, sociales et de gouvernance.

Ce processus s’est voulu participatif. Salariés, bénévoles et partenaires ont été mobilisés pour repenser les modes de fonctionnement de l’organisation. Un audit externe mené par Positive Company, ainsi qu’un premier bilan carbone, ont permis d’identifier des leviers d’amélioration concrets.

Un rapport RSO transparent et structurant

En 2025, Surfrider dévoile le fruit de ce travail : un rapport RSO couvrant la période 2021 à 2024. Ce document retrace les avancées majeures réalisées, mais aussi les efforts encore nécessaires.

L’ONG y expose ses actions pour réduire ses impacts négatifs et maximiser ses effets positifs. Le rapport témoigne d’un engagement clair : rester cohérent entre discours public et fonctionnement interne.

Empreinte carbone 2023 : une mesure plus fine, des marges de progrès

Dans le cadre de son accompagnement par le mouvement TILT, Surfrider a réalisé un nouveau bilan carbone en 2023. Résultat : 449 tonnes de CO₂ équivalent, soit 6,4 tonnes par salarié. Ce chiffre, en hausse par rapport à 2019 (2,1 tCO₂e), s’explique par une prise en compte plus large des émissions.

Voici les principaux postes d’émission identifiés :

  • Achats de biens et services : 73 % du total, soit 326 tCO₂e. Cette hausse s’explique par une nouvelle méthode de calcul.
  • Transports de personnes : 24 %, soit 107 tCO₂e. La mobilité individuelle s’améliore avec 1,5 tCO₂e par salarié (contre 2,1 en 2019).
  • Énergie : seulement 3 % des émissions, soit 11 tCO₂e, grâce à une meilleure gestion des bâtiments.

Mobilité : entre progrès et pistes d’action

Les trajets professionnels privilégient désormais le train, utilisé dans 75 % des déplacements. Pourtant, l’avion reste le premier facteur d’émissions dans ce domaine, représentant 69 % des impacts liés au transport.

Côté trajets domicile-travail, le vélo et le covoiturage gagnent du terrain grâce aux actions internes de sensibilisation.

Un plan d’action structuré autour de cinq priorités

Lancé en 2022, le plan d’action RSO de Surfrider repose sur cinq axes forts :

  • Activité : renforcer la mission de l’ONG et structurer les partenariats et la gestion des risques.
  • Gouvernance : favoriser une gouvernance partagée, plus transparente et plus inclusive.
  • Social : améliorer la qualité de vie au travail, encourager la diversité, et proposer des formations adaptées.
  • Environnement : intégrer des pratiques durables à tous les niveaux de l’organisation.
  • Sociétal : renforcer les liens avec les communautés, les partenaires et la société civile.

Des résultats concrets pour 2025

Sur le terrain, les effets se font déjà sentir. À Biarritz, un jardin en permaculture et une ruche pédagogique ont vu le jour. Des ateliers zéro déchet sont organisés, tandis que la sensibilisation se renforce avec des fresques, projections et visites.

Sur le plan social, l’ONG agit aussi : adoption d’une charte diversité, formations sur les violences sexistes, les risques psychosociaux et la communication bienveillante. Des actions spécifiques ciblent l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’accompagnement des publics vulnérables.

Côté conditions de travail, des mesures fortes ont été prises : congés menstruels, prime de mobilité douce, et revalorisation salariale de 5 à 10 % en 2024.

Vers une gouvernance plus ouverte et performante

La gouvernance évolue elle aussi. Le conseil d’administration est désormais paritaire. Un comité de consultation des adhérents a été créé pour renforcer la transparence. L’équipe « The CREW » diffuse les principes de gouvernance partagée via des formations et outils dédiés.

Enfin, Surfrider a mis en place un système d’évaluation pour mesurer l’impact de ses actions et ajuster ses projets.

En conclusion

Avec ce rapport, Surfrider montre qu’elle ne se contente pas de défendre l’environnement : elle s’applique ses propres principes. Une démarche exigeante, cohérente et résolument tournée vers l’avenir.

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Comment la richesse produite en France est-elle partagée entre le travail et le capital ?

richesse produite en France

La question du partage de la richesse produite au sein d’une économie est au cœur des débats économiques et sociaux. En France, la répartition entre le travail et le capital reflète non seulement les dynamiques économiques. Mais aussi les choix politiques et sociaux opérés au fil des décennies. Si l’image d’une répartition inéquitable est souvent véhiculée dans l’opinion publique. Les données issues de la comptabilité nationale montrent une relative stabilité du partage entre ces deux grands facteurs de production. Pourtant, cette stabilité cache des évolutions significatives et des enjeux majeurs. Comment cette richesse est-elle mesurée ? Quelle est sa répartition réelle entre travail et capital ? Et comment a-t-elle évolué ces trente dernières années ?

Mesurer la richesse produite : la valeur ajoutée comme indicateur clé

La richesse créée par une économie sur une période donnée est principalement mesurée par la valeur ajoutée brute (VA). Cet indicateur comptable représente la différence entre la valeur de la production et celle des consommations intermédiaires, c’est-à-dire les biens et services utilisés ou transformés dans le processus de production. En d’autres termes, c’est la richesse effectivement créée par les acteurs économiques avant redistribution.

Dans le cadre de la comptabilité nationale, la somme des valeurs ajoutées des différents secteurs (sociétés non financières, sociétés financières, administrations publiques, ménages et associations) permet de calculer le produit intérieur brut (PIB). La VA sert donc de fondement pour analyser comment la richesse est partagée entre les différents contributeurs au processus productif.

La VA est répartie principalement entre trois pôles :

  • Le travail, à travers les rémunérations et les charges associées.
  • Le capital, via l’excédent brut d’exploitation, qui alimente les dividendes, les intérêts, l’épargne et les impôts sur les bénéfices.
  • Les administrations publiques, sous forme d’impôts sur la production et de subventions.

Cette répartition est essentielle pour comprendre non seulement les flux financiers entre les acteurs économiques, mais aussi les rapports de force et les arbitrages réalisés entre emploi, investissement et fiscalité.

Une répartition historiquement stable, mais marquée par des phases distinctes

Sur les trois dernières décennies, la part de la valeur ajoutée revenant au travail dans les sociétés non financières s’est maintenue autour de 67 %, tandis que celle du capital s’est établie autour de 33 %. Toutefois, cette stabilité apparente masque des évolutions en trois grandes phases.

  • Entre 1990 et 2007, la part du travail a légèrement diminué. Ce recul s’explique notamment par la volonté des entreprises de compenser la hausse des impôts de production en modérant l’évolution des salaires et en limitant les embauches.
  • De 2007 à 2017, la tendance s’est inversée. La crise financière mondiale a plus fortement affecté les profits des entreprises que les salaires, dont l’ajustement est structurellement plus rigide. La part de la VA allouée au travail a donc augmenté, traduisant une moindre rémunération du capital.
  • Depuis 2017, on observe une légère baisse de la part du travail. Celle-ci s’explique notamment par un ajustement différé des salaires face au choc inflationniste de 2022. Alors que l’inflation réduisait le pouvoir d’achat, les salaires n’ont pas immédiatement suivi cette hausse des prix, un phénomène qui s’est prolongé en 2024.

Ces évolutions montrent combien le partage de la richesse est sensible aux crises économiques, aux politiques fiscales et aux mécanismes d’ajustement salariaux. Elles illustrent également l’impact des décisions publiques, comme la baisse récente des impôts de production, qui a favorisé la reconstitution des marges des entreprises.

Les composantes du partage : comprendre les flux entre travail et capital

Derrière les grands agrégats se cachent des mécanismes plus fins. La part du travail comprend non seulement les salaires nets versés aux salariés, mais aussi l’ensemble des charges sociales et fiscales associées, auxquelles on soustrait certains dispositifs comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

La rémunération du travail inclut ainsi :

  • Les salaires bruts (y compris les primes, les avantages en nature, les indemnités diverses).
  • Les cotisations sociales patronales et salariales, qui financent la protection sociale.
  • Les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre supportés par l’employeur.

Quant au capital, il est principalement rémunéré par l’excédent brut d’exploitation (EBE). Ce dernier correspond à la valeur ajoutée diminuée de la rémunération des salariés et des impôts sur la production, et augmentée des subventions reçues. L’EBE sert ensuite à financer :

  • La distribution de dividendes aux actionnaires.
  • Le paiement des intérêts sur les dettes.
  • L’épargne des entreprises pour l’autofinancement des investissements.
  • Les impôts sur les bénéfices et autres transferts financiers.

Fait notable : entre 1990 et 2023, la part des dividendes distribués a augmenté, tandis que celle des intérêts versés a diminué, traduisant un recours moindre à l’endettement et une meilleure capacité d’autofinancement des entreprises.

Les limites et enjeux de l’analyse comptable

Si la comptabilité nationale offre un cadre rigoureux et cohérent, son approche présente plusieurs limites :

  • L’EBE est calculé “brut”, sans prendre en compte l’amortissement du capital. Une analyse “nette” (en retranchant l’usure du capital) donnerait une part plus faible au capital et plus élevée au travail.
  • La part des dépenses liées au travail peut diminuer sans que le salaire net perçu par les salariés ne baisse nécessairement, en raison de la baisse des cotisations ou des impôts pesant sur les salaires.
  • Certaines cotisations sociales constituent un revenu différé (retraite, chômage, santé) plutôt qu’un coût immédiat, complexifiant la lecture de la “rémunération réelle” des salariés sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Par ailleurs, l’évolution de la part du travail peut refléter des mutations structurelles de l’économie : par exemple, le développement de secteurs à forte ou faible intensité salariale, ou l’essor du travail indépendant dont la rémunération est plus difficile à classifier entre travail et capital.

Partage de la richesse en France

Le partage de la richesse produite en France entre le travail et le capital est demeuré relativement stable au cours des trente dernières années, oscillant autour d’un rapport des deux tiers pour le travail et d’un tiers pour le capital. Derrière cette stabilité se cachent toutefois des ajustements significatifs liés aux crises économiques, aux choix de politique fiscale et aux évolutions structurelles de l’économie. Comprendre cette répartition est fondamental pour éclairer les débats sur la compétitivité, le pouvoir d’achat, et la justice sociale. Plus encore, elle interroge sur la manière dont les fruits de la croissance peuvent, ou doivent, être partagés dans les années à venir.

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