Surfrider publie son rapport RSO 2021-2024 et accélère sa transition durable

RSO

Une démarche RSO au cœur de la transformation interne

Depuis plus de trente ans, Surfrider Foundation Europe agit pour préserver les milieux marins et côtiers. En 2021, l’ONG a franchi une nouvelle étape : initier une démarche de Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO). Objectif ? Mieux aligner ses pratiques internes avec ses valeurs environnementales, sociales et de gouvernance.

Ce processus s’est voulu participatif. Salariés, bénévoles et partenaires ont été mobilisés pour repenser les modes de fonctionnement de l’organisation. Un audit externe mené par Positive Company, ainsi qu’un premier bilan carbone, ont permis d’identifier des leviers d’amélioration concrets.

Un rapport RSO transparent et structurant

En 2025, Surfrider dévoile le fruit de ce travail : un rapport RSO couvrant la période 2021 à 2024. Ce document retrace les avancées majeures réalisées, mais aussi les efforts encore nécessaires.

L’ONG y expose ses actions pour réduire ses impacts négatifs et maximiser ses effets positifs. Le rapport témoigne d’un engagement clair : rester cohérent entre discours public et fonctionnement interne.

Empreinte carbone 2023 : une mesure plus fine, des marges de progrès

Dans le cadre de son accompagnement par le mouvement TILT, Surfrider a réalisé un nouveau bilan carbone en 2023. Résultat : 449 tonnes de CO₂ équivalent, soit 6,4 tonnes par salarié. Ce chiffre, en hausse par rapport à 2019 (2,1 tCO₂e), s’explique par une prise en compte plus large des émissions.

Voici les principaux postes d’émission identifiés :

  • Achats de biens et services : 73 % du total, soit 326 tCO₂e. Cette hausse s’explique par une nouvelle méthode de calcul.
  • Transports de personnes : 24 %, soit 107 tCO₂e. La mobilité individuelle s’améliore avec 1,5 tCO₂e par salarié (contre 2,1 en 2019).
  • Énergie : seulement 3 % des émissions, soit 11 tCO₂e, grâce à une meilleure gestion des bâtiments.

Mobilité : entre progrès et pistes d’action

Les trajets professionnels privilégient désormais le train, utilisé dans 75 % des déplacements. Pourtant, l’avion reste le premier facteur d’émissions dans ce domaine, représentant 69 % des impacts liés au transport.

Côté trajets domicile-travail, le vélo et le covoiturage gagnent du terrain grâce aux actions internes de sensibilisation.

Un plan d’action structuré autour de cinq priorités

Lancé en 2022, le plan d’action RSO de Surfrider repose sur cinq axes forts :

  • Activité : renforcer la mission de l’ONG et structurer les partenariats et la gestion des risques.
  • Gouvernance : favoriser une gouvernance partagée, plus transparente et plus inclusive.
  • Social : améliorer la qualité de vie au travail, encourager la diversité, et proposer des formations adaptées.
  • Environnement : intégrer des pratiques durables à tous les niveaux de l’organisation.
  • Sociétal : renforcer les liens avec les communautés, les partenaires et la société civile.

Des résultats concrets pour 2025

Sur le terrain, les effets se font déjà sentir. À Biarritz, un jardin en permaculture et une ruche pédagogique ont vu le jour. Des ateliers zéro déchet sont organisés, tandis que la sensibilisation se renforce avec des fresques, projections et visites.

Sur le plan social, l’ONG agit aussi : adoption d’une charte diversité, formations sur les violences sexistes, les risques psychosociaux et la communication bienveillante. Des actions spécifiques ciblent l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’accompagnement des publics vulnérables.

Côté conditions de travail, des mesures fortes ont été prises : congés menstruels, prime de mobilité douce, et revalorisation salariale de 5 à 10 % en 2024.

Vers une gouvernance plus ouverte et performante

La gouvernance évolue elle aussi. Le conseil d’administration est désormais paritaire. Un comité de consultation des adhérents a été créé pour renforcer la transparence. L’équipe « The CREW » diffuse les principes de gouvernance partagée via des formations et outils dédiés.

Enfin, Surfrider a mis en place un système d’évaluation pour mesurer l’impact de ses actions et ajuster ses projets.

En conclusion

Avec ce rapport, Surfrider montre qu’elle ne se contente pas de défendre l’environnement : elle s’applique ses propres principes. Une démarche exigeante, cohérente et résolument tournée vers l’avenir.

À lire aussi : Comment la richesse produite en France est-elle partagée entre le travail et le capital ?

Columbia Threadneedle renforce son offre de fonds durables

Columbia Threadneedle renforce son offre de fonds durables et reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. La société procède également au changement de dénomination des fonds de ses SICAV.

Columbia Threadneedle Investments (Columbia Threadneedle), groupe de gestion d’actifs international de premier plan, reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. À la suite de cette requalification, qui prend effet aujourd’hui, l’offre de Columbia Threadneedle comprendra 24 fonds Article 8 et quatre fonds Article 9. 84% de l’encours sous gestion des SICAV seront désormais classés comme des produits financiers relevant de l’un de ces articles. En outre, Columbia Threadneedle prendra en compte les principales incidences négatives (PIN) de ses décisions d’investissement qui peuvent nuire aux facteurs de durabilité en combinant les exclusions, la recherche et le suivi des investissements et en s’engageant auprès des entreprises dans lesquelles la société investit.

Nouveaux fonds SFDR Article 9 :

CT (Lux) European Social Bond

Géré de manière active, le fonds CT (Lux) European Social Bond, vise à générer une double performance financière et sociale en investissant dans des obligations émises par des entreprises, majoritairement au niveau européen. Le fonds vise à soutenir des projets ayant un impact positif sur les individus, les communautés et la société dans son ensemble. Géré par Tammie Tang, le fonds a été lancé en 2017 dans le but d’exploiter la puissance du marché obligataire pour générer un impact positif sur la société sans pour autant sacrifier les rendements financiers. Afin d’atteindre son objectif social, le processus d’investissement suit une approche claire :

1. Définition de l’univers social éligible à l’investissement en identifiant les catégories d’obligations qui présentent un meilleur potentiel de génération de résultats sociaux pour l’un des sept secteurs identifiés (par exemple le logement abordable, la santé et le bien-être, la relance et le développement économiques) tout en excluant celles présentant des caractéristiques sociales négatives.

2. Respect de certaines normes sociales afin de s’assurer qu’aucune obligation détenue n’enfreint les normes établies.

3. Accent mis sur l’inclusion positive à travers une évaluation approfondie de la contribution des obligations à des résultats sociaux positifs.

4. Efforts continus en matière de gouvernance, de surveillance, d’engagement et de reporting afin de maintenir et de renforcer l’engagement et les normes du fonds en matière sociale.

INCO, organisation spécialisée dans l’investissement d’impact, aide le fonds à évaluer et à communiquer annuellement ses résultats sociaux et lui fournit des études sur les tendances et les pratiques pertinentes pour l’investissement d’impact.

CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity

Lancé en 2021 et géré par Pauline Grange, le fonds CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity vise à générer une croissance du capital en investissant dans des actions de sociétés du monde entier qui ont un impact positif et durable sur l’environnement et/ou la société via leurs produits et/ou services, et qui affichent de solides pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). L’équipe a identifié huit thèmes : 3 environnementaux et 5 sociaux tels que décrits cidessous :

– Santé et bien-être ;

– Réduction des inégalités ;

– Travail décent et croissance économique ;

– Villes et communautés durables ;

– Education de qualité ;

– Energie propre à un coût abordable ;

– Industrie, innovation et infrastructure

– Consommation et production responsables.

Les fonds continueront à investir dans des actifs durables. Cependant, la politique d’investissement et l’annexe NTR SFDR seront modifiées pour indiquer explicitement qu’ils s’engageront à investir au moins 80% de leurs actifs dans des investissements durables au sens de l’article 2(17) du SFDR et qu’ils relèveront de l’article 9 du SFDR.

Changement de dénomination des fonds

À partir d’aujourd’hui, les noms des fonds « Threadneedle (Lux) » et « Columbia Threadneedle (Lux) » seront modifiés et porteront le préfixe « CT (Lux) ». Ces changements visent à mieux refléter la marque Columbia Threadneedle et à offrir une meilleure cohérence au sein de sa gamme. Ces derniers font suite à l’acquisition des activités de gestion d’actifs de BMO dans la région EMOA.

Florian Uleer, Head of EMEA Wholesale chez Columbia Threadneedle : « Nous nous réjouissons de pouvoir proposer l’intégralité de nos produits sous une dénomination simplifiée à nos clients et distributeurs et nous sommes fiers d’avoir développé une offre aussi vaste au fil des années afin de continuer à répondre à leurs besoins en constante évolution.Nous savons que la manière dont nous investissons et les actifs dans lesquels nous investissons sont aussi importants que les rendements financiers que nous générons pour nos clients. C’est pourquoi, depuis que nous avons lancé le premier fonds éthique en Europe en 1987, nous n’avons cessé d’étoffer notre gamme de produits afin de répondre aux exigences de durabilité de nos clients. Depuis l’introduction du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) en 2021, notre priorité a été de renforcer nos capacités en matière d’investissement responsable, tout en adaptant notre offre aux nouvelles règles. Nous sommes heureux de pouvoir faire passer huit fonds en catégorie Article 8 et deux fonds en catégorie Article 9, ce qui signifie que plus de 80% des actifs sous gestion dans notre gamme de SICAV luxembourgeoises relèvent désormais de l’un de ces deux articles. Ceci nous permet de proposer un choix plus large à nos clients ».

À propos de Columbia Threadneedle Investments

Columbia Threadneedle Investments est un gestionnaire d’actifs mondial de premier plan, à la tête d’un encours de quelque 587 milliards USD/554 milliards EUR/481 milliards GBP1 pour le compte d’une clientèle internationale composée d’investisseurs institutionnels, d’entreprises et de personnes physiques.

Nous comptons plus de 2.500 collaborateurs, dont plus de 650 professionnels de l’investissement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie2. Notre offre couvre un vaste éventail de stratégies d’investissement en actions, obligations et produits alternatifs, ainsi que des capacités en investissement responsable et une gamme complète de solutions.

Columbia Threadneedle Investments est la division internationale de gestion d’actifs d’Ameriprise Financial, Inc. (NYSE :AMP), un grand fournisseur américain de services financiers. En tant que tel, nous bénéficions de l’appui d’un grand groupe diversifié et à forte capitalisation.

2026 ? NON 2024 : LE COUPERET CSDR VA TOMBER PLUS VITE QU’ATTENDU !

Les normes de reporting extra-financier ont été adoptées par le Parlement européen. Les seuils d’application ont été réhaussés, mais l’essentiel a été validé. Comme toujours, la première réglementation est moyennement contraignante, mais nous savons par expérience qu’il y aura une suite, plus volontariste à chaque étape.

Pour ceux qui espéraient y échapper, la bonne nouvelle est donnée par le rehaussement des seuils. Mais la contrepartie est que la CSDR sera applicable dès 2024 !

IL EST URGENT DE VOUS PRÉPARER
Certes il faut être prêt pour le reporting, mais celui-ci ayant pour seul but de vous amener, étape par étape à des modèles économiques parcimonieux en consommation de ressources matérielles, il est tout aussi urgent de vous préparer à changer de modèle économique (nous ne disons pas “modèle d’affaires”). Et puisqu’il en existe un qui associe différenciation et réduction des coûts, compétitivité prix et hors prix, qui vous permet d’augmenter vos marges tout en baissant vos prix, pourquoi ne pas le considérer ?

La RSE a beaucoup changé

Dans les années 2000, la RSE vantait les mérites d’une politique tenant compte des aspects sociaux et environnementaux. Elle visait surtout à donner un contexte commun à des personnes très différentes dans des groupes mondialisés. C’était le temps des voyages, des découvertes de populations, de cultures différentes, d’ouverture de marchés, d’idées nouvelles, d’appartenance à l’entreprise avant tout.

Aujourd’hui, ce temps nous parait bien loin : le monde s’est fragmenté et continue dans cette voie de manière, semble-t-il, inéluctable. La RSE s’est adaptée pour devenir ce qu’elle était censée être dès sa conception : la vérification de l’équilibre entre économie, social et environnement, et la notion de souveraineté est de retour.

L’ESG a acquis de la maturité

Mais ces trois pôles, justement, ne peuvent connaître l’équilibre que si le quatrième, la gouvernance, joue pleinement son rôle. Or, malgré les incantations, les promesses, la pression financière donnait toujours, dans la pratique, la préférence aux entreprises ou aux options, qui rapportaient le plus !

Dans un monde globalisé où personne ne s’inquiétait d’une éventuelle rupture d’approvisionnement, cela n’avait pas beaucoup d’importance, au moins en apparence, et au moins à court terme. Mais le long terme se venge toujours d’avoir été négligé. Les réglementations ont évolué, elles ont mûri, elles ont appris à ne laisser aucune porte de sortie à ceux qui ne veulent pas jouer le jeu. Etape par étape, elles ont introduit les entreprises dans des procédures qui leur font considérer sérieusement beaucoup plus de paramètres que la rentabilité. La loi AGEC les oblige à déclarer leur consommation de matières premières et à établir un plan de réduction de cette consommation, lequel fait ensuite l’objet d’un bilan. La norme européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) ne sera appliquée qu’en 2026, mais le Haut Conseil du Commissariat aux Compte se mobilise pour être opérationnel dès 2024 dans la vérification des comptes extra-financiers.

ESG = Environnement, Social et Gouvernance. Pourquoi donc l’économie n’apparaît-elle pas ? La réponse est simple : est-il nécessaire de pousser les financiers à être attentifs à la rentabilité ? La réponse est évidemment dans la question. Alors le maître-mot introduit est Gouvernance. Car si les investisseurs ne sont pas censés être des maîtres de modèles économiques, des experts des techniques et des marchés, cela ne les empêche, en rien, de s’assurer que ce que la direction d’une entreprise fait est bien en accord avec l’équilibre requis entre les trois pôles de la RSE.

Cela ne va-t-il pas coûter cher, voire très cher ?

Encore des contraintes qui vont être autant de coûts supplémentaires ? N’est-ce pas toujours comme cela ? Eh bien non !

Non, parce que la réponse est oui quand on reste dans le même modèle, mais si l’on change de modèle économique (nous ne parlons pas de modèle d’affaires), cela peut être non ! On n’a pas inventé la lampe à incandescence en cherchant à perfectionner la bougie. Quand on change de modèle économique, tous les paramètres changent et ce qui était vrai dans l’ancien peut devenir faux dans le nouveau et inversement. Et il se trouve que ce que disait Michael Porter, c’est-à-dire que l’on pouvait dominer par la différenciation ou par les coûts, et qui était vrai dans le cas du modèle qu’il a étudié dans les années 70-80, devient faux dans le cas de l’économie de la fonctionnalité, ou vente de l’usage. En particulier, avec ce modèle, on peut dominer à la fois par la différenciation ET par les coûts !

Longtemps, on a voulu croire, ou voulu faire croire, que l’économie, d’une part, et le social et l’environnement, d’autre part, étaient antinomiques. Ce n’était pas aussi vrai que prétendu, mais il y avait souvent un compromis difficile à mettre en place. Avec l’économie de fonctionnalité, ce n’est plus un compromis, c’est une compatibilité, une synergie.

Imaginez seulement que, avec ce modèle, on puisse augmenter ses marges tout en baissant ses prix ? Vous ne rêvez pas, c’est vrai ! D’où vient de miracle ? Il n’y en a pas, il y a maîtrise de l’ensemble du cycle de vie, ce qui permet des synergies entre ses différentes composantes, il y a aussi synergies avec les composantes de l’écosystème. Cela nécessite sans doute des illustrations : elles sont disponibles. Il y a aussi et avant tout des économies de ressources matérielles car le non-transfert de propriété entraîne la recherche de la plus grande durabilité possible. Or, ceci va dans le sens de la réduction de l’empreinte écologique, de la pollution, de la dépendance aux importations, et comme ce résultat est dû à un personnel auquel on demande de penser, d’avoir des idées, celui-ci est bien payé. Plus il pense efficacement, plus il génère la plus-value qui finance l’augmentation de son revenu.

Quel rapport entre l’économie de fonctionnalité et la RSE ?

Nous venons de le voir : une rentabilité très sensiblement accrue, fondée sur une compétitivité prix et hors prix (une autre façon de dire réduction des coûts et différenciation), pour ce qui est de l’économie, une réduction de l’empreinte écologique avec toutes ses conséquences, pour l’environnement, et un abandon des esclaves du bout du monde pour une main-d’œuvre pleinement partie prenante de l’entreprise, pour ce qui est du social. CQFD !

D’autant qu’il devient de plus en plus difficile de recruter et de conserver les bons éléments si l’image RSE est fausse. La aussi se trouve un élément de la désormais indispensable résilience !

Et surtout : s’organiser pour satisfaire la demande de reporting de la réglementation, c’est très bien, mais c’est encore mieux de changer de modèle pour, effectivement, devenir résilient, se protéger des pénuries de matières premières et des prix bientôt insensés parce que strictement politiques.

À quel degré faut-il s’y intéresser ?

Voilà une question-clé ! La réponse dépend du besoin que l’on souhaite satisfaire. Si un dirigeant craint que le modèle de rupture qu’est l’économie de fonctionnalité rende le personnel craintif, il devra sensibiliser ce personnel pour qu’il comprenne qu’il est, au contraire, une voie de développement et de montée en puissance de chacun. Si son projet est de préparer l’intégration du modèle dans le fonctionnement de l’entreprise, l’option sera de former ce personnel pour qu’il puisse accompagner cette intégration et grandir avec elle. Si ce projet est de pratiquer l’intégration au plus tôt pour prendre un temps d’avance sur la concurrence, ou la rattraper, alors il lui faudra associer formation du personnel et accompagnement dans le projet.

De plus en plus d’entreprises ayant des perspectives de croissance forte, et donc des besoins de financement, se tournent vers les divers moyens d’être pleinement en conformité avec les réglementations actuelles et à venir. D’autres voient leurs chaînes d’approvisionnement mondialisées menacées, les pénuries à venir, la remise en cause du modèle sur lequel elles ont bien vécu pendant plusieurs décennies. Dans les deux cas, immanquablement, elles s’intéressent à l’économie circulaire et à l’économie de fonctionnalité, sa boucle la plus courte, c’est-à-dire la plus rentable, la plus écologique et la plus sociale.

Et vous, comment ressentez-vous cette évolution ? Comment vous y préparez-vous ?

↪️ « L’Economie circulaire pour les Nuls » Eric Fromant.

L’Europe, la démocratie et la souveraineté face aux défis contemporains

Europe

L’Europe, ses institutions, ses marchés et sa diplomatie sont au cœur de débats complexes qui mêlent enjeux migratoires, régulation économique. Souveraineté énergétique et transformation numérique. Dans cet entretien, plusieurs thématiques centrales sont abordées. Illustrant les défis auxquels l’Europe et ses États membres sont confrontés. Ainsi que les tensions qui traversent la démocratie et la politique nationale. Les réflexions mettent en lumière les tensions entre idéal européen, efficacité des politiques et perception des citoyens.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Diplomatie, dialogue et enjeux migratoires

Le dialogue avec ceux qui ne partagent pas le même point de vue est présenté comme un pilier fondamental de la diplomatie. Échanger, même en désaccord, permet d’éviter les conflits armés et de construire des solutions communes. Cette approche de la diplomatie s’accompagne d’une réflexion sur la réalité européenne : l’Europe n’est pas intrinsèquement « bonne » ou « mauvaise ». Mais constitue un espace où les défis communs doivent être affrontés collectivement.

L’immigration constitue un des enjeux majeurs. La question de Schengen et des flux migratoires illustre la complexité de la situation. Sortir de l’espace Schengen ne permettrait pas de contrôler efficacement l’immigration et ne protégerait pas les populations face aux conséquences des flux migratoires. Le système actuel. En particulier la directive retour et sa transposition dans les jurisprudences nationales, montre ses limites. En France, seulement 23 % des étrangers en situation irrégulière font l’objet d’une reconduite. Les exemples internationaux, notamment la politique migratoire de Trump aux États-Unis. Sont cités pour illustrer l’effet dissuasif d’une application stricte des règles sur l’immigration. L’idée est de créer une clarté internationale sur le fait que tout séjour illégal ne conduit pas à une installation permanente. Afin de limiter les drames en Méditerranée et le trafic d’êtres humains.

Marché de l’énergie et souveraineté économique

La souveraineté énergétique et le marché européen de l’électricité constituent un autre axe majeur. La France tire des bénéfices de son excédent commercial en électricité, mais le marché présente des faiblesses. Les prix étaient longtemps corrélés au gaz, ce qui a contribué à l’explosion des factures lorsque le gaz a flambé. La réforme du marché a permis d’introduire des contrats à long terme. Alignant le prix de l’électricité sur les coûts réels de production et offrant une visibilité aux entreprises et aux consommateurs.

La production nationale reste cruciale : un marché réformé ne suffit pas si l’énergie est rare. Les investissements dans les énergies renouvelables. Notamment les éoliennes, sont critiqués pour leur coût élevé et leur inefficacité environnementale. Surtout lorsqu’ils subventionnent la consommation d’électricité à l’étranger. La discussion souligne que la réforme du marché européen de l’électricité a été nécessaire pour protéger le modèle français. Mais que l’autonomie énergétique passe avant tout par la production.

Défiance démocratique et gouvernance nationale

L’entretien met en lumière une perception de déni de démocratie au niveau national. Les élections récentes et la formation du gouvernement illustrent un désaveu des citoyens qui ne se traduit pas. Selon les propos recueillis, dans la gouvernance effective. Le maintien du pouvoir malgré des élections perdues et la centralisation des décisions à l’Élysée suscitent une exaspération citoyenne.

Cette situation est analysée comme un risque pour la confiance dans les institutions et la démocratie. La fragilité du système démocratique est soulignée. Notamment lorsque les citoyens constatent que leur vote n’influence pas réellement les décisions politiques. L’importance de la séparation des pouvoirs et de la légitimité des choix politiques est mise en avant pour éviter l’acharnement à conserver le pouvoir au détriment de la confiance publique.

Sécurité, cybersécurité et patrimoine

La protection des infrastructures et du patrimoine national constitue un autre enjeu crucial. Les tests d’intrusion réalisés par des experts en cybersécurité sont essentiels pour protéger à la fois les entreprises et l’État face aux menaces extérieures. Les incidents sur des sites emblématiques. Comme le Louvre ou Notre-Dame, illustrent les vulnérabilités concrètes et la nécessité d’une vigilance accrue.

Le rôle des « white hats », hackers éthiques, est valorisé comme indispensable pour anticiper et neutraliser les menaces. La protection du patrimoine et des infrastructures apparaît ainsi comme un enjeu stratégique, à la croisée de la sécurité physique et numérique.

Régulation numérique et puissance européenne

Le secteur numérique est identifié comme un champ où l’Europe doit renforcer son autonomie et sa régulation. La dépendance aux plateformes américaines, révélée par les « Twitter Files » et « Facebook Files », illustre la puissance de ces acteurs face aux États. L’Europe, malgré son rôle historique de « puissance normative », ne peut se contenter de réguler sans produire ni innover.

La régulation du numérique (ex. DSA – Digital Services Act) est essentielle pour garantir la liberté d’expression et protéger les citoyens, mais elle doit s’accompagner d’une stratégie d’innovation et d’autonomie. La critique du modèle actuel met en avant le risque de dépendance excessive et la nécessité d’un écosystème digital européen capable de produire et réguler efficacement.

Formation, mentors et approche de la politique internationale

La formation en politique internationale et en diplomatie repose sur l’expérience et le mentorat plutôt que sur des cursus académiques formels. L’expérience d’Arnaud D’Anjant, ancien de la DGSE et membre du Parlement européen, est citée comme une référence pour comprendre les affaires étrangères et le fonctionnement international.

La lecture de penseurs comme Raymond Aron et Carl von Clausewitz est également mentionnée, soulignant l’importance de comprendre l’histoire et la théorie des relations internationales pour guider la réflexion stratégique. L’entretien insiste sur la valeur d’élus ayant des expériences variées, pas uniquement politiques, pour enrichir la gouvernance et éviter une vision trop spécialisée ou fermée.

Complexité des enjeux européens et nationaux

Cet entretien met en lumière la complexité des enjeux européens et nationaux contemporains. Entre immigration, énergie, démocratie, cybersécurité et régulation numérique, la réflexion souligne la nécessité de combiner pragmatisme, stratégie et dialogue. Face aux crises multiples, l’Europe doit rester un espace de coopération, mais aussi un terrain où les règles du jeu sont ajustées pour protéger la souveraineté, la sécurité et les citoyens.

« Il est essentiel de donner aux citoyens une information complète et accessible sur les choix économiques et politiques, pour que la finance verte et l’Europe avancent main dans la main », souligne Bruno Boggiani, directeur de Green Finance.

À lire aussi : Les énergies renouvelables, nouveau moteur économique des territoires français

La gestion d’actifs européenne en 2025 : entre domination de BlackRock

Souveraineté européenne

L’édition 2025 du rapport Europe Fund Family Digest publiée par Morningstar dresse un panorama complet du paysage européen de la gestion d’actifs. En analysant les 100 plus grands gestionnaires de fonds et leurs gammes commercialisées sur le continent. L’étude révèle une industrie à la fois en pleine mutation et confrontée à de puissants défis structurels. Domination des géants américains, essor des stratégies passives, consolidation du secteur. Montée en puissance des ETF actifs et transformation progressive de l’investissement durable.

BlackRock renforce son hégémonie sur le marché européen

En tête du classement, BlackRock poursuit une croissance impressionnante. En incluant sa marque phare iShares, le groupe gère désormais plus de 1 600 milliards d’euros d’actifs en fonds communs et ETF domiciliés en Europe. Cette position quasi hégémonique le place à un niveau équivalent à la somme des trois concurrents suivants. UBS, Amundi et DWS.
Le succès de la gamme iShares illustre la domination du passif dans la stratégie du géant américain. Plus de 75 % de ses encours sont désormais gérés selon des approches indiciels. Cette puissance repose sur des économies d’échelle colossales. Une efficacité opérationnelle sans équivalent et une marque devenue synonyme d’investissement passif mondial.
Face à cela, les acteurs européens peinent à rivaliser. Amundi et DWS, via leurs marques Lyxor et Xtrackers, se positionnent également sur ce créneau. Mais à une échelle bien moindre.

Le passif s’impose, mais l’actif résiste encore

Si les fonds indiciels et ETF gagnent du terrain en Europe, ils ne dominent pas encore le marché comme aux États-Unis. D’après Morningstar, les fonds actifs représentent encore près des deux tiers des actifs totaux gérés par les 100 plus grands gestionnaires européens. Soit environ 7 000 milliards d’euros.
Ce rapport de force contraste avec celui observé outre-Atlantique, où les produits passifs représentent désormais la majorité absolue des encours.
Cette progression du passif s’explique par la recherche croissante de frais réduits et de transparence. Mais le modèle européen, davantage orienté vers la distribution bancaire et assurantielle, freine encore cette transition. En effet, les ETF, échangés directement en Bourse. Contournent les circuits traditionnels de distribution, remettant en cause le modèle de rémunération des réseaux historiques.

Une industrie européenne fragmentée et en quête de consolidation

L’étude souligne la grande dispersion du marché européen. Les trois plus grands gestionnaires d’actifs ne concentrent qu’un quart des encours totaux des 100 premiers groupes. Contre la moitié pour les trois leaders américains (Vanguard, BlackRock et Fidelity).
Cette fragmentation structurelle crée un environnement hautement concurrentiel, où la taille devient un atout décisif. Selon Thomas DeFauw, analyste senior chez Morningstar, la pression sur les marges incite les sociétés à fusionner ou mutualiser leurs forces. Le rachat d’AXA Investment Managers par BNP Paribas illustre cette tendance vers la consolidation. Destinée à renforcer les économies d’échelle et la rentabilité dans un contexte de baisse des frais.
À l’inverse, certaines boutiques spécialisées, comme Fundsmith ou Flossbach von Storch, continuent de tirer leur épingle du jeu grâce à une approche ciblée et une forte cohérence stratégique, souvent fondée sur une philosophie d’investissement à long terme.

Lire l’étude complète ici.

L’essor des ETF actifs : un segment en pleine effervescence

Longtemps marginal, le marché des ETF actifs connaît un essor notable. Ces produits hybrides, combinant gestion discrétionnaire et cotation en continu, séduisent de plus en plus d’investisseurs pour leur transparence et leur coût compétitif.
JPMorgan s’impose comme le premier fournisseur européen d’ETF actifs, concentrant la majeure partie des encours. Si les stratégies discrétionnaires dominent encore, 2025 marque une accélération des flux vers les stratégies systématiques, notamment sur les actions.
Ce développement traduit une volonté des investisseurs européens d’accéder à des solutions flexibles. Capables d’allier performance active et efficacité structurelle propre aux ETF. Toutefois, l’Europe reste loin de l’adoption massive observée aux États-Unis, où le marché de la retraite constitue un moteur essentiel de croissance.

Actifs privés et finance durable : deux fronts d’innovation

Le rapport souligne également les débuts d’une convergence entre actifs privés et actifs publics. Des véhicules comme les LTAF (Long-Term Asset Funds) au Royaume-Uni et les ELTIF (European Long-Term Investment Funds) sur le continent permettent désormais aux investisseurs particuliers d’accéder à des classes d’actifs auparavant réservées aux institutionnels, notamment le private equity ou les infrastructures.
Cette démocratisation des actifs illiquides pourrait transformer durablement le paysage de l’investissement européen en élargissant la palette d’opportunités à long terme.
Parallèlement, la finance durable continue d’évoluer sous l’effet des nouvelles réglementations. Les règles européennes de dénomination ESG ont conduit à un vaste mouvement de rebranding : plus de 880 fonds ont modifié leur nom entre 2024 et 2025. Cependant, peu d’entre eux ont réellement changé de stratégie ou d’objectif, traduisant un certain décalage entre communication et transformation réelle.
Morningstar observe néanmoins que de nombreux fonds actifs ont renforcé leurs critères d’exclusion et accru la part d’investissements durables dans leurs portefeuilles.

La bataille de la qualité : talent, stabilité et innovation

Au-delà des encours, Morningstar accorde une attention particulière à la qualité des équipes de gestion. Les firmes où la stabilité et la continuité sont les plus fortes tendent à offrir de meilleures performances à long terme. Des acteurs comme MFS, Artemis ou Capital Group se distinguent par la longévité de leurs gérants et une succession planifiée, garantissant une gestion cohérente.
De même, des maisons comme Vanguard et Dimensional obtiennent des notes élevées pour leur culture d’entreprise centrée sur l’investisseur, leur transparence et leurs coûts maîtrisés. Vanguard, par exemple, poursuit son ambition de démocratiser l’investissement à bas coût tout en explorant de nouveaux segments, comme les obligations ou les actifs privés.

Une industrie en mutation profonde

L’étude de Morningstar met en lumière une industrie européenne de la gestion d’actifs à la croisée des chemins :

  • consolidation et montée en puissance des géants,
  • progression rapide du passif,
  • essor des ETF actifs,
  • transition lente mais réelle vers la durabilité et les actifs privés.

Dans ce contexte, les sociétés capables d’allier taille critique, innovation et excellence de gestion seront les mieux placées pour prospérer. La décennie à venir pourrait bien redéfinir l’équilibre entre acteurs historiques, nouveaux entrants et modèles émergents au cœur d’un marché en pleine recomposition.

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Europe, défense et souveraineté : un constat alarmant

Europe

Alors que le monde traverse des tensions géopolitiques majeures, l’Europe se retrouve confrontée à une série de défis qui remettent en question son unité, sa puissance et sa capacité à défendre ses intérêts stratégiques. Entre les enjeux de souveraineté, la dépendance aux États-Unis dans le domaine militaire et industriel, ainsi que les divisions internes profondes, l’Union européenne peine à trouver une voix commune et une cohérence dans sa politique extérieure. Ce constat met en lumière les failles d’une construction européenne souvent vantée, mais qui, dans les faits, semble démunie face aux réalités du pouvoir et des rapports de force internationaux.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire, et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Une Europe sans cohérence stratégique ni autonomie réelle

L’un des constats majeurs qui se dégage est le manque criant d’autonomie stratégique de l’Europe. Malgré des déclarations publiques en faveur d’une « Europe-puissance », cette ambition reste largement théorique. La réalité montre une dépendance écrasante à l’égard des États-Unis, tant dans la sphère militaire qu’industrielle. Par exemple, la majorité des armements fournis à l’Ukraine proviennent des stocks américains, soulignant une absence d’indépendance réelle dans la capacité de défense européenne. Par ailleurs, certains pays européens continuent d’investir massivement dans des équipements américains, comme l’achat des avions F-35 par l’Allemagne ou le Danemark, ce qui fragilise davantage la souveraineté stratégique du continent.

Cette situation est aggravée par une fragmentation politique interne. L’absence d’un consensus clair sur les grands dossiers internationaux, notamment le conflit russo-ukrainien ou les tensions au Proche-Orient, empêche l’Europe d’adopter une politique extérieure unifiée et crédible. L’Union européenne est régulièrement incapable de publier des positions communes, reflétant des divergences profondes entre États membres, comme en témoignent les oppositions entre pays tels que la Hongrie, la France ou le Royaume-Uni. Cette incohérence affaiblit la posture européenne sur la scène internationale, rendant toute stratégie collective difficile à mettre en œuvre.

En outre, la gouvernance européenne souffre d’une certaine inefficacité et d’un manque de leadership clair. Les institutions censées porter la politique étrangère commune, telles que la haute représentante pour les affaires étrangères, apparaissent impuissantes face aux enjeux, accentuant le sentiment d’une Europe incapable de s’imposer face aux grandes puissances mondiales.

La souveraineté nationale face à la construction de l’Europe

Le débat autour de la souveraineté européenne pose également la question de la place de chaque État membre dans cette construction. L’idée d’une Europe confédérale gagne en pertinence, proposant un modèle où chaque pays conserve une autonomie pleine et entière dans ses domaines stratégiques, tout en participant à une coopération économique et politique commune. Cette approche permettrait de concilier la force du collectif et la protection des intérêts nationaux, évitant ainsi une dilution des prérogatives fondamentales.

La France, en particulier, est confrontée à une érosion progressive de son indépendance industrielle et militaire. La cession de secteurs clés à des entreprises étrangères, notamment américaines, menace la capacité nationale à agir librement dans le domaine de la défense. Cette dépendance économique et technologique est perçue comme un affaiblissement de l’originalité et de la souveraineté françaises, qui ont historiquement constitué un pilier de sa puissance sur la scène internationale.

Sur le plan politique, cette perte d’autonomie est également visible dans la gestion des hauts postes européens, où le copinage semble parfois primer sur les compétences, alimentant une crise de confiance dans les institutions. Ce phénomène contribue à une désaffection générale envers le projet européen, perçu par certains comme éloigné des réalités et préoccupations des citoyens.

Médias, information et influence : une démocratie en danger

L’information, pilier essentiel de toute démocratie, est également mise à rude épreuve. Le contrôle de nombreux médias par une poignée de milliardaires aux intérêts partisans compromet l’objectivité et la diversité des points de vue. Ce monopole médiatique engendre une propagande qui réduit la complexité des enjeux internationaux à des récits simplifiés, souvent biaisés, et marginalise les voix dissidentes ou critiques.

Cette homogénéisation de l’information nourrit une vision déformée de la réalité, où le droit international est appliqué de manière sélective selon les intérêts géopolitiques. Par exemple, le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien reflète ces biais, où les critiques du gouvernement israélien sont parfois assimilées à de l’antisémitisme, ce qui entrave un débat équilibré et transparent.

En France, la déontologie journalistique semble battue en brèche, certains professionnels exprimant leur mal-être face à une industrie où la rentabilité et les pressions extérieures priment souvent sur la quête d’une information rigoureuse et indépendante. Ce phénomène affaiblit la capacité des citoyens à s’informer correctement et à exercer pleinement leur rôle démocratique.

Enjeux politiques français et perspectives d’avenir

La scène politique française est marquée par une crise de légitimité et d’efficacité, exacerbée par un système institutionnel où le pouvoir présidentiel est très centralisé. La succession de dirigeants jugés insuffisants a contribué à un sentiment de décrochage entre les attentes populaires et la réalité politique. Dans ce contexte, l’élection présidentielle à venir est perçue comme une échéance cruciale, une « élection de la dernière chance » pour redonner à la France son rôle et sa stature, tant sur la scène intérieure qu’internationale.

Le débat politique est également marqué par des tensions internes au sein même de la majorité actuelle, où la rupture avec le président en exercice est de plus en plus visible. Cette dynamique témoigne d’une recherche d’alternatives plus crédibles et d’un renouvellement des idées pour sortir de l’impasse.

Enfin, au-delà de la France, la construction européenne dans son ensemble est confrontée à la nécessité de repenser ses bases, en conciliant ambitions communes et respect des souverainetés nationales, afin de répondre efficacement aux défis géopolitiques du XXIe siècle.

Une politique pragmatique et ambitieuse

L’Europe se trouve à un carrefour déterminant de son histoire. Entre ambitions affichées et réalités complexes, la nécessité d’une profonde réforme politique, stratégique et médiatique s’impose. Pour espérer peser face aux grandes puissances mondiales et défendre ses intérêts, le continent doit retrouver une cohérence collective, renouer avec la souveraineté nationale dans les domaines essentiels, et garantir une information pluraliste et indépendante. Le temps des discours sans action doit céder la place à une politique pragmatique et ambitieuse, condition sine qua non pour un avenir stable et puissant.

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Transition énergétique accélérée avec l’AIE, la BCE et la BEI

L’AIE, la BCE et la BEI soulignent l’importance d’une transition énergétique accélérée pour la compétitivité industrielle et la stabilité financière de l’Europe.

La conférence de haut niveau à Paris aborde comment la mise de l’Europe sur la voie de la neutralité carbone peut libérer le potentiel industriel et profiter aux consommateurs d’énergie.

Les dirigeants de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lancent aujourd’hui un appel aux responsables gouvernementaux et aux dirigeants des secteurs financier et industriel de toute l’Europe en faveur d’une transition énergétique qui soit juste et rapide et qui préserve la compétitivité.

Des ministres, ambassadeurs, chefs d’entreprise, banquiers centraux et autres parties prenantes majeures participent à la conférence de haut niveau qui se tient actuellement à Paris, au siège de l’AIE. Dans leurs allocutions d’ouverture à l’intention des délégués, Christine Lagarde, présidente de la BCE, Werner Hoyer, président de la BEI, et Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, lanceront un appel à l’action en faveur de l’accélération de la transition énergétique.

Confrontée aux graves perturbations du marché mondial de l’énergie, l’Europe doit accroître son soutien financier afin de faciliter une transition ordonnée et de se positionner parmi les autres poids lourds industriels dans la nouvelle économie de l’énergie. Dessinée par l’AIE, la trajectoire qui permettra au secteur énergétique mondial d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 requiert une hausse significative de l’investissement annuel de l’Union européenne dans les énergies propres d’ici à 2030.

Le deuxième test de résistance climatique mené par la BCE à l’échelle de l’ensemble de l’économie a montré qu’une concentration des financements dans la phase initiale des investissements dans les énergies propres réduisait significativement les coûts à moyen terme et les risques pour les entreprises et les ménages. Toutefois, les investissements du secteur privé se heurtent non seulement à des tensions géopolitiques et à une inflation élevée, mais aussi à une série d’obstacles, dont l’incertitude réglementaire et la longueur des procédures d’octroi de permis, qui retardent les projets, dissuadent les investisseurs et conduisent à des dépassements de coûts pour les développeurs de projets.

L’industrie en Europe pâtit également d’une situation concurrentielle désavantageuse pour ce qui est des prix de l’énergie. Par rapport à d’autres régions, ces prix sont relativement élevés, et des pays comme les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée introduisent des programmes industriels ambitieux visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement, la sécurité des ressources et leurs capacités manufacturières domestiques. Accélérer l’investissement dans la transition énergétique aidera l’Europe à limiter sa dépendance vis-à-vis des marchés de combustibles fossiles, souvent volatils.

L’Union européenne s’est engagée à consacrer au moins 30 % de son budget pour la période 2021-2027 à l’action climatique. Les institutions de financement du développement comme la BEI ont un rôle important à jouer en soutenant les projets dans le domaine des énergies propres afin d’encourager l’engagement du secteur privé. Pour chaque euro dépensé par la BEI dans ses opérations dans le domaine énergétique, 1,4 EUR supplémentaire émanant du secteur privé est mobilisé. La BEI a déjà hissé son appui aux projets dans le domaine des énergies propres à des niveaux sans précédent, et a récemment annoncé la mise à disposition d’un montant supplémentaire de 45 milliards d’EUR s’ajoutant à ses volumes de prêt habituels. Ces montants soutiendront les énergies renouvelables et la fabrication de pointe dans les industries stratégiques pour le « zéro émission nette » en vue d’accélérer la transition. Ayant d’ores et déjà cessé tout financement lié aux combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation des émissions, la banque de l’UE est en bonne voie pour atteindre son objectif d’appui à la mobilisation de 1 000 milliards d’EUR en faveur de l’action climatique et de la durabilité environnementale.

La conférence d’aujourd’hui examinera comment les politiques et les instruments financiers peuvent mobiliser des investissements supplémentaires. Au vu des vastes montants nécessaires, il importe d’ouvrir la voie à un meilleur accès aux financements. Et notamment de prendre des mesures pour établir une union des marchés des capitaux (UMC) verts afin de faciliter la circulation transfrontalière des fonds affectés à la transition énergétique. Une telle union fournira également des critères de référence pour des projets de financement durable et contribuera à l’exclusion des pratiques d’écoblanchiment. La réussite de la transition énergétique exige un contexte de stabilité des prix. En outre, dans le cadre de son engagement à soutenir une transition ordonnée, la BCE a pris des mesures décisives pour intégrer les considérations liées aux changements climatiques dans son cadre de politique monétaire et son suivi de la stabilité financière.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie : « La réaction rapide de l’Europe face à la crise énergétique mondiale lui a permis de réduire sa dépendance vis-à-vis de son principal fournisseur d’énergie, la Russie, plus facilement que beaucoup ne l’auraient imaginé. Mais, elle doit à présent apprendre à croître et à prospérer dans cette nouvelle réalité. L’hiver dernier, j’ai souligné que l’Europe avait besoin d’une nouvelle feuille de route industrielle ambitieuse pour ne pas se laisser distancer par les autres économies avancées. Malgré son vaste marché intérieur, sa main-d’œuvre qualifiée et ses activités de recherche et de développement hors pair, l’Europe n’a pas encore montré comment elle allait concrétiser ses ambitions. Les décideurs politiques doivent prendre des mesures audacieuses, et ce rapidement, afin que la région reste une puissance industrielle mondiale. »

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne : « La transition écologique constitue un défi politique particulièrement difficile, car le prix d’un échec serait très élevé alors que le chemin de la réussite est très complexe. Toutefois, la réponse consiste à mener à terme la transition, ce qui signifie en comprendre les difficultés et s’assurer que les coûts seront équitablement partagés. Davantage doit être fait pour stimuler le marché de la finance verte, ce qui réduirait les primes de risque et contribuerait à abaisser les coûts de financement. »

Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement : « La transition énergétique est une opportunité pour l’Europe et pour le monde. Elle n’est pas exempte de défis, car nos industries doivent être rapides et ouvertes au changement, sous peine d’être distancées. Seul un investissement massif et rapide dans les technologies à zéro émission nette permettra à l’Europe de rester un continent attrayant pour les affaires, où prospère l’innovation, où fleurissent les nouvelles idées et où sont créés de la richesse et des emplois. »

Décarbonation du transport de marchandises

Décarbonation du transport

Le secteur du transport de marchandises, responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre (GES), se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : réduire son empreinte carbone tout en maintenant son efficacité. Selon une étude menée par Sightness, spécialiste de la data logistique, et PwC France et Maghreb, les acteurs du secteur sont de plus en plus optimistes quant à la décarbonation de leurs opérations. L’enquête met en lumière les leviers mis en place, les défis à relever et l’importance de la transition énergétique pour répondre aux exigences environnementales et aux nouvelles régulations.

Un secteur en pleine mutation : l’optimisme de la décarbonation

Une des conclusions majeures de l’étude est l’optimisme des professionnels du transport de marchandises. En effet, plus de 75 % des répondants estiment que leurs entreprises atteindront les objectifs de réduction des émissions de GES du transport routier pour l’année en cours. Ce chiffre témoigne de la montée en maturité des acteurs du secteur vis-à-vis de l’objectif de décarbonation. Toutefois, bien que cette dynamique soit positive, elle reste en partie liée aux réglementations renforcées, telles que la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), et à la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux à tous les niveaux de l’industrie.

Des plans d’action concrets pour atteindre les objectifs

L’un des points forts de l’enquête est la progression des entreprises vers des actions concrètes. En 2024, 86 % des professionnels du secteur ont mis en place des plans d’action pour réduire les GES, contre seulement 49 % l’année précédente. Cette évolution rapide illustre la volonté des acteurs de se conformer aux objectifs environnementaux en intégrant des mesures concrètes. Parmi ces actions, l’utilisation de données d’activité plus fiables, notamment modélisées et réelles, devient une priorité. En effet, une approche plus précise du calcul des émissions est essentielle pour mieux comprendre et gérer les leviers de réduction, tout en optimisant les stratégies d’achat et de transport.

Un budget pour la décarbonation : encore insuffisant ?

L’étude met également en lumière un aspect crucial de cette transition énergétique : l’allocation de budget pour la décarbonation. En 2024, 44 % des entreprises allouent une part de leur budget à la décarbonation de leurs activités de transport, contre 38 % en 2023. Toutefois, les montants restent modestes, se situant généralement entre 1 % et 5 % du budget global des entreprises. Si cette démarche est prometteuse, elle doit encore être renforcée pour permettre une transformation durable à long terme.

Une gestion des coûts optimisée par la transition énergétique

La décarbonation, loin d’être un frein financier, peut s’avérer être un levier économique à part entière. En effet, comme le souligne Xavier Villetard de PwC, décarboner les opérations peut souvent conduire à une réduction des coûts. Par exemple, la densification des transports et la réduction des kilomètres parcourus permettent de dégager des économies substantielles qui peuvent être réinvesties dans des technologies plus vertes, comme l’utilisation de biocarburants, de biogaz ou encore des véhicules électriques. Cette approche permet ainsi de concilier les enjeux environnementaux et économiques, à condition d’agir rapidement et d’adopter les bonnes pratiques.

Les moteurs de la transition : les alternatives technologiques et les critères environnementaux

Parmi les leviers identifiés pour réduire les émissions de GES, la motorisation alternative émerge comme une solution clé. Selon l’enquête, 20 % des professionnels estiment que l’adoption de technologies plus propres, telles que les véhicules électriques ou hybrides, représente la solution la plus prometteuse pour la décarbonation du transport. Cependant, ces technologies nécessitent un investissement initial important, et leur adoption doit être accompagnée d’une infrastructure adéquate, notamment pour la recharge des véhicules électriques ou l’approvisionnement en biogaz.

L’intégration des critères environnementaux dans les appels d’offres

Autre tendance marquante, les critères environnementaux prennent une place croissante dans les appels d’offres, avec 96 % des répondants indiquant qu’ils prennent désormais en compte ces aspects lors de la sélection de leurs partenaires logistiques. Ce changement dans les critères de sélection reflète une prise de conscience de l’importance de l’impact environnemental du transport. Les entreprises qui adoptent des pratiques durables se distinguent ainsi sur le marché et répondent aux attentes croissantes des consommateurs, mais également des investisseurs et des régulateurs.

Les défis de la décarbonation : disponibilité des données et complexité des chaînes logistiques

Si la transition énergétique du secteur avance, elle reste confrontée à plusieurs défis majeurs. En premier lieu, la disponibilité et la fiabilité des données constituent un obstacle de taille. Sans données précises et fiables, il est difficile d’optimiser les opérations de transport et de calculer les émissions de manière adéquate. En outre, les solutions technologiques disponibles à moyen et long terme demeurent insuffisantes ou encore trop coûteuses pour de nombreuses entreprises. La complexité des chaînes logistiques représente également un frein à la décarbonation, car il devient difficile d’avoir une vision globale et cohérente des opérations, ce qui complique la mise en place de stratégies efficaces de réduction des GES.

L’urgence d’un investissement renforcé pour réussir la décarbonation

Les résultats de l’étude révèlent un secteur qui prend conscience des enjeux environnementaux et de la nécessité de réduire ses émissions. L’optimisme est palpable, mais des efforts considérables restent nécessaires pour atteindre les objectifs de décarbonation. Florence Mazaud, de Sightness, souligne que pour réussir cette transition, les entreprises doivent être plus ambitieuses dans l’allocation de leurs budgets et dans l’adoption de technologies vertes. Le chemin reste semé d’embûches, mais les acteurs du secteur semblent de plus en plus conscients de la nécessité de se transformer, à la fois pour répondre aux exigences réglementaires et pour pérenniser leur modèle économique dans un monde en mutation.

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Un nouveau centre mondial de finance durable ouvre ses portes à Dublin

centre mondial de finance durable

Le PNUD et l’Irlande s’unissent pour faire de Dublin un hub de la finance durable

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le gouvernement irlandais ont annoncé la création d’un bureau mondial dédié à la finance durable, installé à Dublin. Cet engagement s’appuie sur un financement de 7,5 millions d’euros répartis sur trois ans (2025-2027).

Inauguré lors des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington, ce nouveau bureau vise à faire de la capitale irlandaise un point d’ancrage stratégique pour aligner les flux financiers mondiaux avec les objectifs climatiques, environnementaux et sociaux.

Une ambition claire : relier les capitaux aux enjeux planétaires

Ce pôle opérationnel du PNUD servira de plateforme pour mettre en œuvre les priorités du programme en matière de finance durable. Il aura pour mission d’accompagner plus de 40 pays grâce à des outils concrets et un soutien politique renforcé.

Paschal Donohoe, ministre irlandais des Finances, a salué cette initiative comme un pas décisif :

« L’Irlande souhaite jouer un rôle moteur dans la transformation des marchés financiers. Ce partenariat montre notre volonté de rapprocher expertise financière et développement durable. »

Une première présence permanente du PNUD en Irlande

Le bureau accueillera les secrétariats de deux programmes clés :

  • les Centres financiers pour le développement durable (FC4S) ;
  • le Forum pour l’assurance durable (SIF).

Ces structures sont essentielles pour coordonner les actions internationales, mobiliser les institutions financières et favoriser des pratiques d’investissement responsables à l’échelle globale.

Une réponse aux défis mondiaux du XXIe siècle

Selon Achim Steiner, administrateur du PNUD :

« La finance reste l’un des leviers les plus puissants pour répondre à la crise climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux inégalités sociales. Ce bureau nous permet de relier les marchés aux besoins des populations et de la planète. »

Le bureau contribuera à des initiatives mondiales majeures telles que le G20, l’APEC, la conférence FfD4 sur le financement du développement ou encore les négociations climatiques des Nations Unies.

Accélérer l’innovation financière pour le climat et l’inclusion

Parmi les domaines prioritaires du bureau figurent :

  • la finance liée à la nature ;
  • les investissements de transition énergétique ;
  • la finance sensible au genre ;
  • les plateformes numériques inclusives.

Ce pôle vise à structurer des solutions concrètes pour faire avancer la finance durable et à diffuser les bonnes pratiques auprès des gouvernements et des institutions.

L’Irlande affirme son leadership international

Ce partenariat confirme la montée en puissance de l’Irlande dans l’univers de la finance responsable. Le pays s’appuie sur un écosystème financier solide et des politiques publiques ambitieuses, notamment à travers sa stratégie nationale « Ireland for Finance ».

En hébergeant ce bureau, l’Irlande renforce sa position comme acteur influent de la transition financière mondiale, capable de mobiliser à la fois le secteur public et privé autour de projets à fort impact.

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FRANFINANCE ET LA BEI

FRANFINANCE ET LA BEI SIGNENT UN ACCORD POUR SOUTENIR L’INVESTISSEMENT DES ENTREPRISES FRANCAISES EN FAVEUR DE L’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Cet accord a pour ambition de stimuler les investissements alignés sur les objectifs environnementaux de l’UE et de contribuer à la sécurité et la diversification de l’approvisionnement énergétique des pays membres et à la réduction de leurs émissions de CO2.

Grâce à une garantie de la BEI, Franfinance disposera d’un outil complémentaire pour offrir à ses clients des conditions financières attractives et une maturité longue, jusqu’à 15 ans, particulièrement adaptée à la durée et à la nature des investissements concernés. Le projet devrait bénéficier à des centaines d’entreprises françaises, dont une majorité de petites et moyennes entreprises.

Dans le cadre de l’instrument PF4EE*, l’Union européenne fournit à Franfinance,
filiale du groupe Société Générale, une garantie contre le risque de crédit pour
soutenir les investissements des entreprises et des collectivités territoriales dans
des projets visant l’efficacité énergétique.

Franfinance est l’un des seuls intermédiaires financiers à ce jour à bénéficier de ce
dispositif en France.

Le projet devrait bénéficier à des centaines d’entreprises françaises, dont une
majorité de petites et moyennes entreprises.

La loi sur la transition énergétique en France vise notamment à réduire de 50 % la consommation
d’énergie en 2050 par rapport à 2012. C’est pour soutenir cet objectif que la Banque Européenne
d’Investissement (BEI) a choisi Franfinance pour permettre à ses clients de bénéficier du
programme PF4EE. En effet, Franfinance est un acteur majeur du financement des entreprises
dans les secteurs d’activité de l’équipement industriel, du transport, de la manutention et autres
solutions de haute technologie. Franfinance maîtrise également les contraintes réglementaires
appliquées aux matériels éligibles aux certificats d’économie d’énergie.
La BEI et Franfinance ont ainsi signé une convention afin d’accélérer le financement de projets
visant l’efficacité énergétique**. Cet accord a pour ambition de stimuler les investissements
alignés sur les objectifs environnementaux de l’UE et de contribuer à la sécurité et la
diversification de l’approvisionnement énergétique des pays membres et à la réduction de leurs
émissions de CO2.


Grâce à une garantie de la BEI, Franfinance disposera d’un outil complémentaire pour offrir à ses
clients des conditions financières attractives et une maturité longue, jusqu’à 15 ans,
particulièrement adaptée à la durée et à la nature des investissements concernés.
« La maîtrise de l’efficacité énergétique est devenue un enjeu majeur pour les entreprises et un
élément central de leur compétitivité comme l’illustre notre dernière enquête sur l’investissement en
Europe, souligne Ambroise Fayolle, Vice-Président de la BEI. En tant que banque du climat de
l’Union européenne dédiée au financement de sa transition énergétique, nous nous félicitons de
contribuer à faciliter les investissements des PME dans l’efficacité énergétique à travers cette
opération commune avec Franfinance ».

Pour Olivier Delaporte, Directeur Général Délégué chez Franfinance : « Pour opérer leur
transition énergétique tout en restant résilientes, les entreprises françaises ont besoin de revoir leur
mode de production et de consommation d’énergie. Notre volonté est de les accompagner dans la
mise en œuvre de leurs projets et de faciliter leur accès à des financements. Cette garantie va
accélérer notre capacité d’investissement, notamment auprès des PME. Nous sommes fiers d’être
aujourd’hui l’un des seuls intermédiaires financiers à bénéficier de ce dispositif en France. »

*PF4EE – Private Finance For Energy Efficiency est un instrument financier opéré par la Banque Européenne d’Investissement ayant pour objectif d’améliorer et de faciliter l’accès pour les PME à des financements d’investissements favorisant l’efficacité énergétique.


** Ce dispositif s’adresse à toutes les entreprises et collectivités locales françaises qui pourront en bénéficier via leurs fournisseurs, partenaires de Franfinance sous réserve d’éligibilité et de l’acceptation du financement par Franfinance. Sont notamment admissibles à un financement les équipements permettant un abaissement de la consommation énergétique des bâtiments tertiaires et industriels tels que l’installation d’équipements de production de chaud et de froid plus économes en énergie. Sont aussi éligibles l’installation d’équipements de production d’énergie d’origine renouvelable telles que des centrales photovoltaïques ainsi que l’installation de bornes de recharge permettant le déploiement de la mobilité électrique.

A propos de Franfinance


Filiale du groupe Société Générale, Franfinance accompagne plus de 1,5 millions de clients particuliers et 250 000 clients entreprises dans la réalisation de leurs projets grâce au financement.
Franfinance joue un rôle essentiel au service de l’économie réelle en accompagnant les ménages et les entreprises avec des solutions innovantes de crédit à la consommation et de leasing (crédit-bail et location). Ces solutions, disponibles directement via Franfinance ou par le biais de ses partenaires marchands, sont également mises à disposition des entités du Groupe Société Générale et d’autres
institutions financières. Acteur engagé et responsable, Franfinance agit en faveur de la transition énergétique, grâce à une activité centrée sur l’aménagement de l’habitat et l’équipement des entreprises.
Chiffres clés 2022 : Plus de 1 100 collaborateurs basés exclusivement en France, 8,9 milliards d’encours gérés sur le marché des particuliers et 9,3 milliards d’encours gérés sur le marché des entreprises.

À propos de la Banque européenne d’investissement


Créée par le Traité de Rome et fondée en 1958, la BEI est l’institution de financement à long terme de l’Union européenne (UE) et ses actionnaires sont les 27 États membres de l’UE. Elle a pour mission de contribuer par ses prêts à l’intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale des États membres de l’UE. Elle emprunte d’importants volumes de fonds sur les marchés de capitaux et les prête à des conditions très favorables pour soutenir des projets qui concourent à la réalisation des grands objectifs de l’UE. En tant que banque du climat de l’UE, elle a pour objectifs de stimuler l’émergence et le déploiement de nouvelles technologies permettant de relever les défis actuels de la transition énergétique vers un nouveau modèle de croissance sobre en carbone. En 2022, la BEI a consacré plus des deux tiers de ses 8,4 milliards d’euros d’investissements en France à des projets liés à la
lutte contre le changement climatique, soit 5,9 milliards d’euros et près d’un tiers (2,7 milliards d’euros) à l’innovation.